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ÉNERGIE Pas de recours aux stocks stratégiques de brut malgré les cours

La flambée des cours du brut, due en grande partie aux incertitudes sur l’Irak, ainsi qu’à la baisse des stocks des produits pétroliers, ne révèle pas une pénurie sur le marché qui nécessiterait de puiser dans les stocks stratégiques, estiment des analystes. En revanche, en cas de guerre en Irak et du retrait du marché de près de 2 millions de barils par jour (mbj) de brut irakien, des mesures d’urgence devraient être prises pour assurer la poursuite du flux de pétrole, ont-ils indiqué. Les pays occidentaux ont institué des réserves stratégiques comme « matelas de sécurité énergétique ». Ces réserves sont susceptibles d’être débloquées en cas de rupture d’approvisionnement, représentant au moins 7% de l’offre. «Ces réserves ont été créées pour faire face à une situation d’urgence et non pour manipuler les prix », a estimé Klaus Rehag, expert de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Le principe de base a été de ne pas « utiliser les stocks pour influer ou interférer avec les règles de jeu du marché », a indiqué Pierre Terzian, directeur de l’hebdomadaire spécialisé Pétrostratégies. L’AIE, agence de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), impose à ses 26 pays membres de détenir des réserves stratégiques de pétrole équivalant à 90 jours d’importations. Mais l’AIE est opposée à leur utilisation comme un instrument d’intervention pour peser sur le marché. L’ancien directeur exécutif de l’agence, Robert Priddle, s’est ainsi déclaré contre un projet de directive européenne prévoyant d’utiliser les stocks stratégiques « lorsqu’il y a une forte perception d’un risque immédiat de perturbation sur le marché, et si les prix dépassent les 30 dollars le baril ». Dès le déclenchement de la grève au Venezuela, le président américain George W. Bush a résisté aux « pressions pour mettre sur le marché une partie des stocks stratégiques » et combler le manque du brut vénézuélien, selon l’expert de Pétrostratégies. « Le marché a perdu près de 150 millions de barils de pétrole vénézuélien en deux mois et cela a eu un impact immédiat sur les États-Unis », a reconnu Klaus Rehag, ajoutant que Washington « a choisi d’acheter du brut auprès d’autres fournisseurs » pour assurer son approvisionnement. Pierre Terzian estime que l’AIE « est prête à déstocker dès qu’il y a perception d’un risque de pénurie de brut ».
La flambée des cours du brut, due en grande partie aux incertitudes sur l’Irak, ainsi qu’à la baisse des stocks des produits pétroliers, ne révèle pas une pénurie sur le marché qui nécessiterait de puiser dans les stocks stratégiques, estiment des analystes. En revanche, en cas de guerre en Irak et du retrait du marché de près de 2 millions de barils par jour (mbj) de brut irakien, des mesures d’urgence devraient être prises pour assurer la poursuite du flux de pétrole, ont-ils indiqué. Les pays occidentaux ont institué des réserves stratégiques comme « matelas de sécurité énergétique ». Ces réserves sont susceptibles d’être débloquées en cas de rupture d’approvisionnement, représentant au moins 7% de l’offre. «Ces réserves ont été créées pour faire face à une situation d’urgence et non...