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TPI Le procès Milosevic entre dans sa deuxième année

Le procès de Slobodan Milosevic est entré hier dans sa deuxième année avec l’audition d’un témoin-clé, Aleksandar Vasiljevic, ancien chef du contre-espionnage de l’armée yougoslave (KOS). L’ex-chef du KOS, qui avait commencé à témoigner devant le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye la semaine dernière, a de nouveau souligné l’imbrication étroite entre le régime de Belgrade et la révolte des Serbes de Croatie, au début des années 90. Il a indiqué que des responsables du ministère serbe de l’Intérieur (MUP) avaient mis sur pied et entraîné des groupes paramilitaires pour combattre en Croatie, aux côtés des Serbes de Croatie et contre l’armée croate. Des membres importants du MUP « étaient engagés dans des activités qui n’entraient pas dans leur domaine de compétence, telles que la formation de groupes paramilitaires et leur déploiement sur le théâtre d’opérations », a déclaré le général serbe. À l’époque, Belgrade avait officiellement maintenu la fiction d’une cloison étanche entre la Serbie d’un côté et les Serbes irrédentistes de Bosnie et de Croatie de l’autre. 25 000 personnes ont péri dans la guerre de Croatie et plus de 200 000 dans la guerre de Bosnie. Aleksandar Vasiljevic est l’un des principaux témoins dits « initiés » annoncés au début du procès par l’accusation. Ces témoins sont censés pouvoir apporter, en raison de leurs fonctions passées, un éclairage privilégié sur le fonctionnement du régime de Belgrade et la responsabilité de M. Milosevic dans les crimes de guerre. L’ancien chef de l’État yougoslave, âgé de 61 ans, répond depuis le 12 février 2002 de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans les trois conflits majeurs qui ont déchiré l’ancienne Yougoslavie dans les années 90 : Kosovo, Croatie, Bosnie. Une accusation spécifique de génocide pèse contre lui dans le conflit bosniaque.
Le procès de Slobodan Milosevic est entré hier dans sa deuxième année avec l’audition d’un témoin-clé, Aleksandar Vasiljevic, ancien chef du contre-espionnage de l’armée yougoslave (KOS). L’ex-chef du KOS, qui avait commencé à témoigner devant le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye la semaine dernière, a de nouveau souligné l’imbrication étroite entre le régime de Belgrade et la révolte des Serbes de Croatie, au début des années 90. Il a indiqué que des responsables du ministère serbe de l’Intérieur (MUP) avaient mis sur pied et entraîné des groupes paramilitaires pour combattre en Croatie, aux côtés des Serbes de Croatie et contre l’armée croate. Des membres importants du MUP « étaient engagés dans des activités qui n’entraient pas dans leur domaine de compétence, telles que la...