L’Autrichien Michael Walchhofer a rejoint les grands descendeurs autrichiens en dominant la descente masculine des championnats du monde de ski alpin, samedi à Saint-Moritz, tandis que Antoine Dénériaz, huitième, à échoué à 25/100e du podium. La victoire de Walchhofer, 27 ans, récompense sa série de quatre deuxièmes places en Coupe du monde cette saison. Avec deux fusées sous les pieds, indispensables sur une neige humide, le skieur du Zauchensee, près de Salzbourg, a relégué l’inoxydable Norvégien Kjetil-André Aamodt, à 51/100, et le Suisse Bruno Kernen, à 97/100. Un écart considérable sur une piste qui nivelait les valeurs. D’ailleurs, seulement 11 centièmes ont séparé le Suisse Didier Cuche, quatrième, et le champion olympique autrichien Fritz Strobl, dixième. Dans la nasse des perdants, on trouve deux autres Autrichiens, le grand favori Stephan Eberharter (5e) et le favori de cœur Hermann Maier (8e). Walchhofer a succédé à son compatriote Hannes Trinkl, sacré en 2001 à Saint-Anton (Autriche), mais rejeté à la 31e place sur la ligne d’arrivée de la piste Corviglia. Aamodt, 31 ans, a amélioré avec sa 12e médaille mondiale le record qu’il détenait depuis le combiné avec son compatriote Lasse Kjus et le Luxembourgeois Marc Girardelli. Mais, l’homme aux 19 podiums, en ajoutant les 7 médailles conquises aux Jeux olympiques, court toujours après l’or de la discipline-reine. « Peut-être devrais-je m’en acheter une ? » a plaisanté le skieur d’Oslo en se tournant vers le vainqueur. Glisse défaillante Dénériaz a perdu le podium sur la partie supérieure, où ses qualités de glisseur auraient dû, au contraire, faire la différence. « Cette fois, la partie technique a été à mon avantage. Le résultat confirme que je fais maintenant partie des dix meilleurs », a souligné le Haut-Savoyard, excellent dans le schuss final. Le skieur de Morillon, 26 ans, a peut-être aussi été désavantagé par son dossard 16. Néanmoins, avec les 14e et 15e places de Sébastien Fournier et Pierre-Emmanuel Dalcin, l’équipe de France a fourni une prestation collective satisfaisante. Slalomeur limité par son gabarit (1,92 m, 95 kg), Walchhofer avait redécouvert la descente, son premier amour, il y a trois saisons en participant au combiné de Kitzbuehel. Depuis, le virus de la vitesse ne l’a plus quitté. Champion du monde de super-G et vainqueur de 5 descentes depuis l’automne, Eberharter n’avait pas des skis aussi performants. Maier a félicité Walchhofer, son presque voisin. « J’ai eu beaucoup de problèmes, car je n’ai aucune sensation dans le pied droit. Mais je ne suis pas loin de la 3e place et c’est sensationnel par rapport à ce que j’ai vécu en si peu de semaines », a-t-il noté. Le triple vainqueur de la Coupe du monde, 30 ans, était revenu à la compétition le 14 janvier dernier, après un grave accident de moto le 24 août 2001. Décevants pour les favoris, les résultats ont confirmé le talent de la relève, guidée par le Canadien Erik Guay (21 ans), sixième, et l’Italien Peter Fill (20 ans), 20e.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Autrichien Michael Walchhofer a rejoint les grands descendeurs autrichiens en dominant la descente masculine des championnats du monde de ski alpin, samedi à Saint-Moritz, tandis que Antoine Dénériaz, huitième, à échoué à 25/100e du podium. La victoire de Walchhofer, 27 ans, récompense sa série de quatre deuxièmes places en Coupe du monde cette saison. Avec deux fusées sous les pieds, indispensables sur une neige humide, le skieur du Zauchensee, près de Salzbourg, a relégué l’inoxydable Norvégien Kjetil-André Aamodt, à 51/100, et le Suisse Bruno Kernen, à 97/100. Un écart considérable sur une piste qui nivelait les valeurs. D’ailleurs, seulement 11 centièmes ont séparé le Suisse Didier Cuche, quatrième, et le champion olympique autrichien Fritz Strobl, dixième. Dans la nasse des perdants, on trouve deux...