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Les Arabes ne peuvent pas arrêter la guerre, estime Moubarak

Le président égyptien Hosni Moubarak a estimé hier que les Arabes n’avaient pas les capacités de prévenir une guerre en Irak, alors qu’il réunissait hier dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh un mini-sommet arabe. « Nous serions ridicules de penser que nous pouvons reporter la guerre » en Irak, a affirmé M. Moubarak, qui avait réuni autour de lui les chefs d’État ou représentants de la Syrie, de la Libye, de l’Arabie saoudite, et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa. « Il y a un Congrès (américain), un Conseil de sécurité (de l’Onu), un Parlement britannique et l’Administration américaine, ce sont eux qui peuvent avancer la guerre, la déclencher ou la reporter », a-t-il déclaré, avant de se réunir avec son homologue syrien Bachar el-Assad et le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, avec lesquels il s’était entretenu séparément. M. Moussa et le chef de la diplomatie saoudienne Saoud al-Fayçal, qui s’était réuni auparavant séparément avec MM. Moubarak et Assad, se sont joints aux trois chefs d’État pour un déjeuner, puis pour une réunion élargie. « Je pense qu’il y a un signe d’espoir qui se dégage des négociations en cours », a ajouté M. Moubarak, précisant que l’émissaire américain William Burns « se rendra le 16 février en Égypte ». Interrogé sur ce signe d’espoir et sur le fait de savoir si la visite de M. Burns représentait la dernière chance de résoudre la crise, M. Moubarak a répondu : « Il y a beaucoup d’opportunités (...), mais tout dépend, en grande partie, de l’attitude irakienne ». « J’espère que (l’Irak montrera) de la flexibilité avec les inspecteurs (en armements) afin d’éviter la guerre », a-t-il dit. M. Moussa a déclaré que les dirigeants ont « discuté des moyens de prévenir la guerre et non des arrangements pour l’après-guerre », soulignant que « les dirigeants arabes sont très inquiets », car un conflit aurait « de très graves conséquences sur l’avenir et la stabilité de la région ». Il a ajouté que le sommet « appréciait au plus haut point la position européenne ». M. Moussa a indiqué que le mini-sommet avait discuté de l’idée franco-allemande d’envoyer des Casques bleus de l’Onu en Irak et que cette proposition serait à l’ordre du jour de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, le 16 février au Caire. Un sommet arabe est par ailleurs prévu en mars. Ce mini-sommet fait suite à d’intenses consultations arabes. M. Moubarak s’est ainsi rendu, depuis la mi-janvier, en Arabie saoudite, en Libye, au Koweït et aux Émirats arabes unis et il a accueilli en Égypte le roi du Bahreïn et le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Il s’est entretenu samedi en Jordanie avec le roi Abdallah II et les deux hommes ont estimé qu’il fallait donner plus de temps aux inspecteurs. Par ailleurs, des sources arabes ont indiqué à Amman que les alliés arabes de Washington envisagent un plan qui viserait à mettre à l’écart Saddam Hussein, après des garanties d’amnistie à des membres de la direction irakienne. Mais le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher a démenti de telles intentions : « Je ne pense pas que les dirigeants arabes aient à se mêler des affaires intérieures de l’Irak et à décider qui doit gouverner en Irak, cela serait dangereux... et contraire à la loi et à l’éthique », a-t-il déclaré.
Le président égyptien Hosni Moubarak a estimé hier que les Arabes n’avaient pas les capacités de prévenir une guerre en Irak, alors qu’il réunissait hier dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh un mini-sommet arabe. « Nous serions ridicules de penser que nous pouvons reporter la guerre » en Irak, a affirmé M. Moubarak, qui avait réuni autour de lui les chefs d’État ou représentants de la Syrie, de la Libye, de l’Arabie saoudite, et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa. « Il y a un Congrès (américain), un Conseil de sécurité (de l’Onu), un Parlement britannique et l’Administration américaine, ce sont eux qui peuvent avancer la guerre, la déclencher ou la reporter », a-t-il déclaré, avant de se réunir avec son homologue syrien Bachar el-Assad et le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi,...