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100 000 dollars pour les carnets d’un bourreau (photo)

Les quatorze carnets intimes du bourreau français Anatole Deibler, qui a tranché 395 têtes entre 1890 et 1939, ont été adjugés 100 249 euros à la salle des ventes Drouot de Paris. Dans son ensemble de 14 carnets, contenant environ 2 000 pages autographes au crayon et à l’encre, estimés entre 10 000 et 15 000 euros, Anatole Deibler, surnommé « Monsieur de Paris », inscrivait chronologiquement tous les détail de ses exécutions: lieu, date, heure, voire météo, nom du condamné, motif de la condamnation. Cette vente, qualifiée de « belle enchère » par la porte-parole de ses organisateurs, a fait salle comble à Drouot. Anatole Deibler fut le dernier exécuteur en public de la République française. Après la Deuxième Guerre mondiale, les exécutions se déroulaient dans les cours de prison, à l’abri des regards, jusqu’à la suppression de la peine capitale en 1981. Descendant d’une lignée de bourreaux originaires d’Allemagne remontant à la fin du XVIIe siècle, il a exercé cette activité pendant quarante ans. Il consigna l’attirance et la répulsion que lui inspirait le châtiment suprême rédigeant d’innombrables notes sur « ses » condamnés. On y découvre toute une sociologie du crime: rôdeurs des villes et des campagnes, empoisonneuses, rois de la cambriole, jaloux, parricides et fratricides, anarchistes, membres du crime organisé, pirates, violeurs, déments. (Téléphoto AFP)
Les quatorze carnets intimes du bourreau français Anatole Deibler, qui a tranché 395 têtes entre 1890 et 1939, ont été adjugés 100 249 euros à la salle des ventes Drouot de Paris. Dans son ensemble de 14 carnets, contenant environ 2 000 pages autographes au crayon et à l’encre, estimés entre 10 000 et 15 000 euros, Anatole Deibler, surnommé « Monsieur de Paris », inscrivait chronologiquement tous les détail de ses exécutions: lieu, date, heure, voire météo, nom du condamné, motif de la condamnation. Cette vente, qualifiée de « belle enchère » par la porte-parole de ses organisateurs, a fait salle comble à Drouot. Anatole Deibler fut le dernier exécuteur en public de la République française. Après la Deuxième Guerre mondiale, les exécutions se déroulaient dans les cours de prison, à l’abri des regards,...