Athlétisme Marion Jones se sépare de son entraîneur Francis, l’IAAF satisfaite
le 07 février 2003 à 00h00
La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) s’est félicitée hier de la décision de la triple championne olympique américaine Marion Jones, annoncée dans la presse américaine, de ne plus s’entraîner avec Charlie Francis, l’ancien coach de Ben Johnson.«Si l’information est vraie, l’IAAF est très heureuse » que Marion Jones mette fin à sa collaboration avec Francis, a déclaré Istvan Gyulai, secrétaire général de l’IAAF, à la radio anglaise BBC. « Même si chacun doit avoir une seconde chance, l’IAAF était très inquiète de l’impact que (cette collaboration) aurait pu avoir sur la réputaion des athlètes et du sport », a ajouté M. Gyulai. Sous le titre, « La pénible rupture de Jones », Marion Jones a annoncé au Los Angeles Times qu’elle avait renoncé à s’entraîner avec Francis, l’entraîneur du sprinteur canadien privé de son titre olympique de Séoul (1988) pour dopage aux stéroïdes anabolisants. « J’ai une responsabilité envers le sport mais également envers moi-même afin d’améliorer mes performances et ma technique », a indiqué Jones dans un entretien diffusé hier sur le site Internet du LA Times. « J’ai seulement voulu être au même niveau que les autres sprinteurs dans le monde qui reçoivent des conseils de cet homme. Simplement parce que leur collaboration n’a pas été rendue publique et qu’(ils) ne sont pas n° 1 mondial, personne ne s’en soucie », a-t-elle ajouté. Huit cent mille dollars par an En s’entraînant avec Francis, qu’elle qualifie de « technicien n° 1 dans le monde », Marion Jones assure : « Je n’ai pas le sentiment d’avoir contrevenu aux réglements (...) Je suis une militante d’un sport propre et je le serai toujours. » « Je n’ai jamais été testée positive et je ne le serai jamais », a encore déclaré la sprinteuse. M. Gyulai a également espéré que Tim Montgomery, détenteur du record du monde du 100 m, mette à son tour un terme à sa préparation avec l’entraîneur canadien : « Autant que je sache, Tim est également sous contrat avec Nike, je ne vois donc pas pourquoi ce qui est arrivé à Marion ne se produirait pas avec Tim. » De son côté, Marion Jones a précisé que Montgomery ferait une annonce prochainement. L’athlète américaine a par ailleurs contesté avoir pris sa décision à la suite de pressions de son équipementier Nike, qui aurait ainsi menacé la championne olympique d’annuler une vaste campagne de publicité s’appuyant sur elle, si elle ne rompait pas avec l’ex-entraîneur de Ben Johnson. « Les choses lui ont été expliquées clairement. Si elle ne le quitte pas, il sera trop tard, pour elle comme pour nous », avait affirmé mercredi dans la presse anglaise, sous le couvert de l’anonymat, un haut responsable de l’équipementier. Nike verse 800 000 dollars par an à Marion Jones pour soutenir ses produits et envisage de lancer une grosse campagne de publicité avec elle dans l’optique des JO d’Athènes en 2004. Jones et Montgomery avaient annoncé mi-décembre leur séparation avec l’entraîneur jamaïcain Trevor Graham. Leur collaboration avec Francis avait été officialisée début février. Selon Charlie Francis, Jones est capable de battre le record du monde du 100 m (10’’49) détenu depuis 1988 par l’Américaine Florence Griffith Joyner.
La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) s’est félicitée hier de la décision de la triple championne olympique américaine Marion Jones, annoncée dans la presse américaine, de ne plus s’entraîner avec Charlie Francis, l’ancien coach de Ben Johnson.«Si l’information est vraie, l’IAAF est très heureuse » que Marion Jones mette fin à sa collaboration avec Francis, a déclaré Istvan Gyulai, secrétaire général de l’IAAF, à la radio anglaise BBC. « Même si chacun doit avoir une seconde chance, l’IAAF était très inquiète de l’impact que (cette collaboration) aurait pu avoir sur la réputaion des athlètes et du sport », a ajouté M. Gyulai. Sous le titre, « La pénible rupture de Jones », Marion Jones a annoncé au Los Angeles Times qu’elle avait renoncé à s’entraîner avec Francis,...
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