Ankara prêt pour l’action humanitaire mais pas pour les combats
le 31 janvier 2003 à 00h00
Des troupes turques pourraient intervenir en Irak pour des missions humanitaires mais pas pour se battre, a affirmé hier à la presse le ministre turc des Affaires étrangères, Yasar Yakis. « La Turquie n’entrera pas en Irak du Nord pour se battre. Elle n’entrerait que pour des missions humanitaires, c’est-à-dire pour arrêter, à l’intérieur même du territoire irakien, un afflux possible de civils » se dirigeant vers la Turquie, a-t-il affirmé après un entretien avec son homologue grec Georges Papandréou. Le gouvernement et le Parlement turcs ne se sont toujours pas prononcés sur une éventuelle assistance à une opération américaine pour désarmer le régime de Saddam Hussein – Ankara souhaite un feu vert préalable du Conseil de sécurité de l’Onu à une éventuelle action militaire. Mais c’est la première fois qu’est évoqué aussi clairement le rôle de l’armée turque en cas de conflit. Mercredi, l’état-major turc a annoncé l’envoi d’équipements supplémentaires à la 2e Armée, basée dans le sud-est du pays, affirmant qu’il s’agissait d’une « mesure de précaution » qui ne doit pas être perçue comme une menace contre l’Irak voisin. Le gouvernement turc a affirmé par le passé qu’il envisageait, en cas de guerre, de créer une « zone-tampon » dans le nord de l’Irak pour éviter un déferlement de réfugiés sur son territoire. La Turquie garde un mauvais souvenir de la guerre du Golfe en 1991 lorsque près de 450 000 réfugiés kurdes irakiens s’étaient présentés à sa frontière, prenant au dépourvu les autorités, incapables de faire face à la crise humanitaire. De nombreux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) se seraient également mélangés aux réfugiés, pénétrant en Turquie pour y relancer une guérilla qui a fait plus de 36 500 morts depuis 1984.
Des troupes turques pourraient intervenir en Irak pour des missions humanitaires mais pas pour se battre, a affirmé hier à la presse le ministre turc des Affaires étrangères, Yasar Yakis. « La Turquie n’entrera pas en Irak du Nord pour se battre. Elle n’entrerait que pour des missions humanitaires, c’est-à-dire pour arrêter, à l’intérieur même du territoire irakien, un afflux possible de civils » se dirigeant vers la Turquie, a-t-il affirmé après un entretien avec son homologue grec Georges Papandréou. Le gouvernement et le Parlement turcs ne se sont toujours pas prononcés sur une éventuelle assistance à une opération américaine pour désarmer le régime de Saddam Hussein – Ankara souhaite un feu vert préalable du Conseil de sécurité de l’Onu à une éventuelle action militaire. Mais c’est la première...
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