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Quatre options possibles pour constituer le nouveau cabinet

L’ampleur de la victoire du Likoud aux législatives offre quatre options à son chef Ariel Sharon pour former un nouveau gouvernement, selon les analystes : 1 - Reconstituer le gouvernement sortant avec les mêmes partis. Cette option, qui n’apparaissait pas avant le scrutin, devient possible du fait que le Likoud a quasiment doublé sa représentation parlementaire en obtenant 37 sièges sur 120, contre 19 dans le Parlement sortant. Ce succès permet à M. Sharon de ne pas faire entrer dans son cabinet la principale formation de l’extrême droite, l’Union nationale (7 députés), trop extrémiste selon lui. Un tel gouvernement disposerait immédiatement de l’appui de 60 députés en attendant que d’autres formations se joignent à lui, comme le parti laïc centriste Shinouï (15 députés) voire à plus long terme le Parti travailliste (19 sièges). L’appui de 60 députés doit suffire pour obtenir l’investiture dans un premier temps à la majorité relative, compte tenu de la faiblesse de l’opposition. Or, une fois investi, il serait très difficile de faire tomber un tel gouvernement. La loi en Israël exige, en effet, une majorité absolue de 61 voix sur 120 pour faire adopter une motion de censure. De plus, elle doit spécifier à l’avance le nom d’un successeur au Premier ministre. Cette clause, dite de « défiance constructive », renforce l’Exécutif en empêchant des coalitions de circonstance entre des partis uniquement d’accord pour faire chuter le gouvernement en place. Une telle coalition comprendrait le Likoud (37 sièges), trois partis religieux : le Shass (ultraorthodoxe sépharade, 11 sièges), la Liste unifiée de la Torah (ultraorthodoxe, ashkénazes, 5 sièges) et le Parti national religieux (PNR, ultranationaliste, 5 sièges) ainsi que le petit parti Israël Be’Aliya (parti russophone de droite, 2 députés). Dans les trois autres cas de figure, un gouvernement Sharon aurait une plus grande assise parlementaire, mais sa composition est très problématique : 2 - Un gouvernement d’union nationale. Il comprendrait les mêmes partis que ceux du gouvernement sortant, avec en plus les travaillistes (19 sièges) et le Shinouï, soit en tout 94 députés sur 120. Mais les travaillistes ont réaffirmé leur refus d’entrer dans un tel cabinet. 3 - Un gouvernement de droite et d’extrême droite. Il comprendrait les mêmes formations que celles du cabinet sortant, avec pour allié le parti de l’Union nationale, soit 67 sièges. Mais M. Sharon s’est déclaré hostile à une telle alliance. 4 - Un gouvernement d’union « laïque » sans les partis religieux ultraorthodoxes. C’est l’option présentée par le seul parti Shinouï. Mais le Likoud n’est pas prêt à briser son alliance traditionnelle avec les partis religieux. Une fois que le chef de l’État, Moshe Katzav, confiera à M. Sharon la tâche de former le prochain gouvernement, ce dernier dispose selon la loi de 28 jours pour le constituer, mais peut ensuite demander un nouveau délai de 14 jours.
L’ampleur de la victoire du Likoud aux législatives offre quatre options à son chef Ariel Sharon pour former un nouveau gouvernement, selon les analystes : 1 - Reconstituer le gouvernement sortant avec les mêmes partis. Cette option, qui n’apparaissait pas avant le scrutin, devient possible du fait que le Likoud a quasiment doublé sa représentation parlementaire en obtenant 37 sièges sur 120, contre 19 dans le Parlement sortant. Ce succès permet à M. Sharon de ne pas faire entrer dans son cabinet la principale formation de l’extrême droite, l’Union nationale (7 députés), trop extrémiste selon lui. Un tel gouvernement disposerait immédiatement de l’appui de 60 députés en attendant que d’autres formations se joignent à lui, comme le parti laïc centriste Shinouï (15 députés) voire à plus long terme le Parti...