Justice Gemayel vs Pakradouni : non-lieu en faveur du chef des Kataëb
le 29 janvier 2003 à 00h00
Le premier juge d’instruction de Beyrouth, Hatem Madi, a rejeté hier la plainte déposée par l’ancien président de la République, Amine Gemayel, contre l’actuel chef du parti Kataëb, Karim Pakradouni, pour diffamation et publication de documents interdits. Selon le juge, qui a entendu les deux parties et consulté les diverses pièces du dossier, il n’y a pas eu diffamation dans les déclarations de Pakradouni rapportées par le quotidien an-Nahar, dans son édition du 16 juillet 2002, tout comme la publication dans la presse du texte de la plainte déposée par l’ancien président n’est pas contraire à la loi. Le juge Madi considère ainsi que les propos de Pakradouni sur le conflit existant entre le président assassiné Bachir et son frère Amine, qui s’était, selon Pakradouni, opposé à la candidature du premier à la présidence de la République, ne constituent pas une diffamation ni un propos mensonger, mais une lecture de faits plus ou moins connus. Ils s’inscrivent dans le cadre de la lutte politique qui oppose les deux hommes et ne portent nullement atteinte à la dignité personnelle de l’ancien président de la République. Ils restent donc dans la limite des critiques et des attaques politiques, sans atteindre le stade des questions personnelles. Même chose pour le texte de la plainte transmis aux médias. La publication d’un tel texte fait partie des pratiques courantes, dans la couverture des questions judiciaires. D’autant plus que le texte incriminé était accompagné d’une décision du bureau politique du parti Kataëb appelant à la prise de mesures disciplinaires à l’encontre de l’ancien président Amine Gemayel. Pour toutes ces raisons, le juge d’instruction estime qu’il n’y a pas de preuves suffisantes pour incriminer Pakradouni et prononce donc un non-lieu en sa faveur.
Le premier juge d’instruction de Beyrouth, Hatem Madi, a rejeté hier la plainte déposée par l’ancien président de la République, Amine Gemayel, contre l’actuel chef du parti Kataëb, Karim Pakradouni, pour diffamation et publication de documents interdits. Selon le juge, qui a entendu les deux parties et consulté les diverses pièces du dossier, il n’y a pas eu diffamation dans les déclarations de Pakradouni rapportées par le quotidien an-Nahar, dans son édition du 16 juillet 2002, tout comme la publication dans la presse du texte de la plainte déposée par l’ancien président n’est pas contraire à la loi. Le juge Madi considère ainsi que les propos de Pakradouni sur le conflit existant entre le président assassiné Bachir et son frère Amine, qui s’était, selon Pakradouni, opposé à la candidature du premier...
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