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France Édith Cresson passible de poursuite, pour népotisme

La Commission européenne a sommé hier l’ancienne Premier ministre française Édith Cresson de s’expliquer sur les allégations de népotisme formulées à son encontre lors d’une enquête interne menée par l’institution. Plus de trois ans après la démission collective de la Commission présidée par Jacques Santer, en mars 1999, après la publication du rapport d’un groupe de « sages » dévastateur pour sa gestion, l’ex-commissaire française à la Recherche est donc cette fois directement visée par son ancien employeur. L’Exécutif européen a décidé d’écrire à Édith Cresson, qui disposera de deux mois pour répondre après réception du courrier, pour lui demander des explications sur les allégations dont elle fait l’objet de la part de plusieurs fonctionnaires. Si elle a manqué à ses obligations au titre de l’article 213 du traité, qui prévoit que les commissaires « s’abstiennent de tout acte incompatible avec le caractère de leurs fonctions », elle pourrait être déférée devant la Cour de justice de l’UE.
La Commission européenne a sommé hier l’ancienne Premier ministre française Édith Cresson de s’expliquer sur les allégations de népotisme formulées à son encontre lors d’une enquête interne menée par l’institution. Plus de trois ans après la démission collective de la Commission présidée par Jacques Santer, en mars 1999, après la publication du rapport d’un groupe de « sages » dévastateur pour sa gestion, l’ex-commissaire française à la Recherche est donc cette fois directement visée par son ancien employeur. L’Exécutif européen a décidé d’écrire à Édith Cresson, qui disposera de deux mois pour répondre après réception du courrier, pour lui demander des explications sur les allégations dont elle fait l’objet de la part de plusieurs fonctionnaires. Si elle a manqué à ses obligations au...