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Longue vie au pantalon(photos)

Vêtement emblématique, signalant la «masculinité», volé aux hommes par les femmes soucieuses d’autonomie et d’indépendance, le pantalon aborde le nouveau millénaire assuré de sa survie dans la garde-robe des femmes. En cette seconde année d’un nouveau siècle, un bataillon de nouveaux modèles se proposent de proclamer la virilisation du sexe jadis faible. Treillis militaire, à largeur confortable, en nylon ou en coton, à bas coulissé ou à poches zippées, en toile bâche ou en velours, cet accessoire essentiel et indicatif du sexe mâle s’affiche entièrement colonisé par les femmes... En version sophistiquée, il habille, de velours ou de satin, de maille anglaise ou de soie sauvage, le bas de corps des femmes qui ne nient nullement leur féminité... En toile de bâche enduite, poches à soufflets et bas élastiques, il aide les dames, abeilles laborieuses, à proclamer leur ardeur à l’ouvrage. En satin de coton, coulissé à la taille et bas de jambes à longueur modulable, il incite au plaisir de la séduction passive... Résumé: en cet an de grâce, troisième dans l’ère du millénaire, le pantalon surnage vainqueur... Tendances Prêt-à-porter de l’été 2003 Fini le noir qui a endeuillé la mode très sophistiquée de l’hiver 2002. Ce printemps s’habille gai. Imprimés, colorés, brodés, les tissus rendent de bonne humeur. La mini est reine, le micro-short s’affiche, les petites jupes à volants sont à la page. Le noir, la morosité, la sobriété sont bannis... Fluides, les imprimés sont à la page. L’asymétrie aussi. Le blanc, le rose bonbon, la bonne humeur règnent sur la mode. L’or, l’argent, le nacre, ces matières oubliées par les vogues de ces derniers étés, retrouvent leur place d’ornements fétiches. La taille perd sa liberté. Fermement serrée par des ceintures-vedettes, elle se fait aussi fine que possible. Les joggings cessent de jouer aux militaires. Ils se taillent dans de la soie. Les treillis en taffetas sont du dernier chic... La vogue indienne aussi. Une robe coupée dans du tissu «sari» est du dernier chic, il en est de même pour les robes drapées ou plissées, à taille haute, style Empire. Les maillots de bain, ultrasophistiqués, deviennent les sosies des robes du soir, avec planche de surf et palmes assorties... Les plantes complices de la beauté Prendre soin de sa beauté, avec des plantes et des fleurs, des racines et des décoctions, est une habitude qui remonte aussi loin sans doute que les premières années de l’humanité... Ce qui est étonnant, toutefois, c’est de réaliser que, malgré les siècles et les progrès, le monde végétal reste un riche réservoir – inépuisable il faudrait dire – de matières premières en produits embellisseurs... On dénombre, en effet, environ 800000 espèces végétales sur la planète. Cette diversité moléculaire est inégalable chimiquement par des actifs de synthèse. D’autant plus que dans une plante, tout est «intéressant» sur le plan pharmacologique: racine, feuilles, fleurs, tiges. Chaque partie, en effet, est en mesure de produire des molécules, biologiquement actives, ayant des affinités avec l’organisme humain. Dans certains cas, même supérieures à celles des actifs de synthèse. Il est certain, affirment les spécialistes, que dans le domaine de la beauté, les végétaux gagnent de plus en plus une place privilégiée. Mais en cosmétique, d’après le Dr Patrice de Bonneval, directeur de l’École des plantes médicinales, de Lyon, il ne faut pas opposer produits naturels et produits synthétiques... Car, comme il l’explique, dans la grande majorité la base est chimique (ce qui lui confère une qualité d’apparence et d’absorption très appréciable). Les molécules chimiques servent alors de vecteur aux molécules naturelles qui agissent efficacement au cœur même de la peau. En parfaite affinité avec elle, les molécules exercent leurs vertus thérapeutiques dont les résultats sont vite visibles... «L’aloe vera» contre la déshydratation Inconfort, tiraillements, perte d’éclat illustrent le manque en eau de l’épiderme. Pour une raison ou une autre, l’épiderme ne parvient pas à conserver l’eau naturellement présente dans les tissus cutanés. Le film protecteur hydrolipidique détérioré devient poreux comme du buvard. Une plante qui croît dans lez zones désertiques, «l’aloe vera», apporte une réponse à ce problème de la peau. L’aloe vera contient, selon les analyses, plus de 160 composants (minéraux, enzymes, vitamines, acides aminés...). Aujourd’hui, le suc extrait de ses feuilles est utilisé dans la composition d’une longue liste de produits de soins. Ce suc fait merveille pour apaiser les peaux sensibles ou déshydratées et donner de la souplesse et de l’éclat aux autres. Vogue Ethnique La mode des boubous Si au Liban le port de la traditionnelle abaya n’a jamais disparu des mœurs, pour bon nombre d’autres pays les vêtements ethniques ne sont portés que par les populations des régions reculées ou à certaines manifestations folkloriques. Du moins jusqu’à présent... Car la mode s’en inspire de plus en plus souvent de ces vêtements qui ne manquent ni d’originalité ni de charme. Il en est ainsi, récemment, des boubous. Venus d’Extrême-Orient, ces vêtements très proches des «djellabas» moyen-orientales deviennent, depuis cet automne, source d’inspiration des créateurs occidentaux. À Paris, une superbe exposition a lieu depuis cet automne, dans un des prestigieux musées de Paris, d’une trentaine de ces vêtements, appelés boubous, «véritables arts de l’art abstrait», comme les qualifie la presse. Proches parents de notre abaya nationale, certains modèles datent du XIXe siècle. Des peintures sur les murs font apparaître hommes et femmes habillés de vêtements exposés pour démontrer la manière de les porter et l’effet produit dans l’ensemble d’un groupe. Parallèlement, un air venu de nulle part souffle sur les textiles fins et les voiles pour donner un semblant de vie et souligner l’effet de ces tenues orientales. Boubou est la déformation française d’un mot africain qui désigne un large vêtement flottant autour du corps. La présentation met en valeur l’ampleur du vêtement qui ne nécessite, comme le soulignent les notes explicatives, que «plusieurs mètres de tissu» produisant un effet de broderies ou de rayures qui contribuent à la beauté de la pièce... Des notes explicatives révèlent aussi que les broderies, comme l’écriture, dans les pays moyen-orientaux, constituent une activité noble, réservée aux personnes de hautes souches sociales. Dans certains pays islamiques, la broderie était enseignée dans les écoles coraniques. Celui qui n’avait pas les facultés nécessaires pour devenir «marabout» pouvait devenir brodeur... Le dernier mot quant à la qualité et la pertinence de cette exposition est apporté par son titre: «Le boubou, c’est chic...»
Vêtement emblématique, signalant la «masculinité», volé aux hommes par les femmes soucieuses d’autonomie et d’indépendance, le pantalon aborde le nouveau millénaire assuré de sa survie dans la garde-robe des femmes. En cette seconde année d’un nouveau siècle, un bataillon de nouveaux modèles se proposent de proclamer la virilisation du sexe jadis faible. Treillis militaire, à largeur confortable, en nylon ou en coton, à bas coulissé ou à poches zippées, en toile bâche ou en velours, cet accessoire essentiel et indicatif du sexe mâle s’affiche entièrement colonisé par les femmes... En version sophistiquée, il habille, de velours ou de satin, de maille anglaise ou de soie sauvage, le bas de corps des femmes qui ne nient nullement leur féminité... En toile de bâche enduite, poches à soufflets et bas...