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BANDE DESSINÉE Angoulême s’offre six « musées imaginaires »

Angoulême, qui accueille, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche, la 30e édition de son Festival international de bande dessinée, s’offre en prime l’inauguration de six musées consacrés au 9e art, les « musées imaginaires ». Ces musées sont implantés au Centre national de la bande dessinée et de l’image (CNBDI), institution nationale conçue dans le cadre des grands projets des septennats de François Mitterrand ouverte en 1990. Vaisseau de pierre, verre et acier, construit par Roland Castro sur les bords de la Charente, le CNBDI abrite sur 7 000 m2 une bibliothèque, une librairie, des espaces d’expositions, un café littéraire, une salle de cinéma, un centre de documentation, un laboratoire d’images numériques, une réserve de 6 000 originaux, le dépôt légal des imprimés et un musée. Cependant, le CNBDI a progressivement « craqué dans ses murs » et les locaux du musée ont vieilli, devant même être fermés en 1999. En attendant la construction d’un nouveau bâtiment – attendu pour 2007 – qui abritera le musée et permettra de tripler l’espace total du CNBDI, les lieux ont été rénovés et viennent d’y être implantés ces « musées imaginaires » qui doivent fonctionner cinq ans avant de disparaître. Avec leurs frontons néoclassiques de carton-pâte imitant la pierre, les six musées s’ouvrent en cercle autour d’un patio intérieur. Héros, super-héros, antihéros. Le premier se présente comme un vrai-faux musée d’histoire naturelle et traite des animaux et des jungles (y compris urbaines) dans la BD, avec un parcours ludique. Plus « solennel », le musée d’histoire présente une chronologie de l’aventure de la BD de 1830 aux années 60. Le musée des beaux-arts raconte les diverses écoles, comme l’école classique, la ligne claire, le noir et blanc, la couleur directe, le clair-obscur, le style « gros nez »... Le « musée des sciences et techniques » explique la technique de la case et de la bulle, et l’évolution de la BD. Le musée d’ethnographie présente les divers types de personnages : héros, super-héros, antihéros, héros du quotidien montrés dans leur environnement. Le musée d’art contemporain, enfin, se présente comme une galerie d’exposition temporaire dédiée chaque fois à un auteur, Nicolas de Crécy inaugurant la série. Toutes les planches exposées viennent des réserves du CNBDI et les impératifs de la préservation imposant quatre ans de relégation dans le noir pour trois mois d’exposition à la lumière, la rotation des œuvres présentées est prévue et les musées imaginaires se renouvelleront entièrement quatre fois par an.
Angoulême, qui accueille, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche, la 30e édition de son Festival international de bande dessinée, s’offre en prime l’inauguration de six musées consacrés au 9e art, les « musées imaginaires ». Ces musées sont implantés au Centre national de la bande dessinée et de l’image (CNBDI), institution nationale conçue dans le cadre des grands projets des septennats de François Mitterrand ouverte en 1990. Vaisseau de pierre, verre et acier, construit par Roland Castro sur les bords de la Charente, le CNBDI abrite sur 7 000 m2 une bibliothèque, une librairie, des espaces d’expositions, un café littéraire, une salle de cinéma, un centre de documentation, un laboratoire d’images numériques, une réserve de 6 000 originaux, le dépôt légal des imprimés et un musée....