Rechercher
Rechercher

Actualités

L’Italie fait un pas vers les musulmans modérés pour contrer l’islamisme

Le gouvernement italien veut proposer un pacte aux musulmans modérés vivant en Italie pour bloquer le terrorisme islamique, encore capable de frapper, a annoncé hier le ministre de l’Intérieur, Giuseppe Pisanu. « Ce que je veux, c’est aller à la rencontre des modérés et affronter les extrémistes avec toute la fermeté possible », annonce-t-il dans un entretien accordé au quotidien La Repubblica. « Nous voulons en Italie un islam compatible avec nos lois et nos valeurs. Mais pour parvenir à cela, il faut que la communauté islamique modérée prenne progressivement ses distances (vis-à-vis) de la conception totalitaire d’un certain islam et que les mosquées redeviennent des lieux de culte, fermant leurs portes à la propagande politique et au financement du terrorisme », affirme-t-il. « Nous avons infligé de lourdes pertes au terrorisme islamique en Italie, mais il est encore fort, actif, bien intégré à el-Qaëda, et il n’est pas exclu qu’il puisse frapper à n’importe quel moment, y compris en Italie », a affirmé M. Pisanu. Cent seize personnes soupçonnées de liens avec l’organisation terroriste el-Qaëda ont été arrêtées en Italie en 2002, a rappelé le ministre. Le gouvernement italien soupçonne notamment l’institut culturel islamique de la rue Jenner à Milan, la capitale économique du Nord, d’être lié avec les mouvements radicaux islamiques. Plusieurs musulmans arrêtés en Italie car soupçonnés de liens avec el-Qaëda fréquentaient ce centre. « Nous devons offrir aux musulmans modérés une politique qui leur offre une intégration immédiate, avec les mêmes droits et devoirs que ceux de tous les Italiens, et aux extrémistes, nous devons répondre avec fermeté et détermination », affirme M. Pisanu. « Je cherche à comprendre la communauté islamique italienne pour trouver en son sein des interlocuteurs représentatifs et crédibles », a-t-il poursuivi. Le ministre insiste sur la grande diversité des groupes et mouvements musulmans, dont certains sont identifiés comme radicaux. Il estime à près d’un million le nombre des musulmans en Italie, « dans leur grande majorité des hommes », dont « près de dix mille Italiens convertis ». « Les musulmans représentent environ 37 % des immigrés et leur communauté croît très rapidement », souligne-t-il. Le gouvernement français a engagé des consultations avec des représentants de la communauté musulmane pour créer un conseil français du culte musulman, mais « le modèle français n’est pas exportable », estime M. Pisanu. « Toutes les tentatives de constituer un conseil islamique italien ont échoué, et la même chose s’est produite au Royaume-Uni, en Espagne et en Belgique », souligne-t-il. « La communauté islamique italienne est beaucoup plus jeune, multiforme, précaire et pour cela moins gouvernable », a conclu M. Pisanu.
Le gouvernement italien veut proposer un pacte aux musulmans modérés vivant en Italie pour bloquer le terrorisme islamique, encore capable de frapper, a annoncé hier le ministre de l’Intérieur, Giuseppe Pisanu. « Ce que je veux, c’est aller à la rencontre des modérés et affronter les extrémistes avec toute la fermeté possible », annonce-t-il dans un entretien accordé au quotidien La Repubblica. « Nous voulons en Italie un islam compatible avec nos lois et nos valeurs. Mais pour parvenir à cela, il faut que la communauté islamique modérée prenne progressivement ses distances (vis-à-vis) de la conception totalitaire d’un certain islam et que les mosquées redeviennent des lieux de culte, fermant leurs portes à la propagande politique et au financement du terrorisme », affirme-t-il. « Nous avons infligé de...