Dans le cadre de ses activités culturelles, la Mission culturelle française de Beyrouth organise un ciné-club sur le thème de « Filmer la science, la biodiversité ». Sept documentaires choisis dans une collection réalisée par le ministère français des Affaires étrangères seront projetés, du lundi 27 au vendredi 31 janvier, à 18h, à la salle Montaigne du Centre culturel français (CCF) de Beyrouth, rue de Damas. Abordant de grandes thématiques actuelles de la biodiversité, ils seront suivis de débats animés par des spécialistes. Le programme est le suivant : • Lundi 27 janvier : « L’intervention de l’homme sur la nature » – Zimbabwe : faire d’un fléau une ressource, 19 minutes, 1999. Au Zimbabwe, les jacinthes ont tellement proliféré qu’elles menacent aujourd’hui l’espace naturel du pays : cette belle plante vole l’oxygène aux autres espèces, bloque les canaux d’irrigation, les flottilles des pêcheurs et leurs filets et menace d’étouffement les 400 hectares de plan d’eau du pays. Pourtant, transformées en compost, les jacinthes peuvent fournir un excellent substrat pour la culture des champignons et ouvre de nouvelles perspectives de production. – L’enjeu des OGM, numéro spécial d’Archimède, magazine d’Arte, 43 minutes, 2000. Cette émission d’Archimède diffusée par Arte est consacrée à la compréhension des enjeux de la manipulation génétique et tente, à travers les brèves séquences qui se succèdent, d’éclairer les termes d’un débat fort d’actualité et particulièrement polémique. Le débat sera animé par M. André Mégarbané, directeur du laboratoire de génétique moléculaire de l’USJ. • Mardi 28 janvier : « Valoriser les ressources naturelles par la science » – Nord/Sud, 6 minutes, 1998. Film d’animation conçu sur un mode ludique, Nord/Sud décrit la naissance de la planète Terre et l’apparition de l’homme, symbolisée par un visage. Peu à peu, ce visage se dédouble. Illustration de la surexploitation des recherches au profit de quelques-uns, le visage Nord exprime le confort et la surconsommation, tandis que le visage Sud s’assombrit et pleure sa souffrance. – Médecines du Nord et du Sud, 52 minutes, 2001. Les pays du Nord ont mis en place des politiques de coopération médicale avec les pays du Sud pour tenter de combattre les inégalités de développement. Mais comment le Nord s’y prend-il pour aider le Sud ? De la Bolivie au Vietnam, en passant par la Nouvelle-Calédonie, les chercheurs de l’IRD témoignent de l’interdépendance et de la complexité des relations entre les médecines traditionnelles et la recherche du Nord la plus pointue. Le débat sera animé par M. André Mégarbané, directeur du laboratoire de génétique moléculaire de l’USJ. • Mercredi 29 janvier : « La nature sans l’homme » – Néblina, montagne des brumes, 52 minutes, 1999. « Un monde unique au monde » : un monde où des espèces originales seraient nichées, où les plantes « pousseraient sur la roche », où les odeurs seraient nouvelles, subtiles et délicates... c’est à la rencontre d’un écosystème totalement inconnu et vierge de toute curiosité humaine que nous emmène ce film. Accompagnant une équipe de scientifiques, il nous fait découvrir une quarantaine d’îles situées à 3 000 mètres d’altitude au cœur de la forêt amazonienne. Le débat sera animé par Mme Bernadette Abi Saleh, responsable du service des relations internationales de l’Université libanaise. La séance sera suivie par la projection du film Microcosmos, dans le cadre du ciné-club. • Jeudi 30, « L’homme expulse l’homme » Le rêve de Regostaan, 52 minutes, 2000. Des 100 000 Bushmen du Sud dénombrés, il ne reste plus qu’une trentaine de descendants un siècle plus tard, sur leur territoire traditionnel qui est devenu en 1931 le Parc national de Kalahari. Depuis leur expulsion du Parc, les Bushmen, derrière la figure charismatique de Regostaan Kruiper et aujourd’hui de son fils David, se battent pour un droit au retour et une pratique libre de leurs coutumes et de leur mode de vie, en parfait accord avec la nature. Le débat sera animé par le père Sélim Abou, recteur de l’USJ. • Vendredi 31 janvier : « Préserver savoir et traditions » Amchis les oubliés de l’Himalaya, 52 minutes, 1999. Le Zanskar est une vallée située à 3 700 mètres d’altitude dans l’Himalaya indien. Traditionnellement, dans chaque village, il y a un médecin tibétain appelé « Amshi ». Depuis toujours, la transmission du savoir se fait de père en fils ou de maître à élève. Mais, depuis quelques années, cette science médicale liée au bouddhisme a tendance à disparaître. Dans la vallée voisine, la création d’une école redonne espoir aux derniers Amchis du Zanskar. Le débat est animé par M. Pierre Farah, doyen de la faculté de médecine de l’USJ.
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