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Éducation L’État invité à se soucier du phénomène du suicide

Le centre de Khiam pour la réinsertion et la rééducation des victimes de la torture a organisé hier une conférence sur « le phénomène du suicide au Liban, ses cause et les moyens d’y remédier », avec la participation du Dr Ahmed Ayache, spécialiste en maladies psychiatriques et nerveuses et auteur d’un ouvrage intitulé : Le suicide, exemples vivants de cas non réglés. « Le suicide est une décision personnelle de s’autodétruire, de démissionner de la vie, de refuser la continuité de l’existence, tantôt avec la volonté de sombrer dans l’inconnu, tantôt avec l’espoir d’accéder à un monde meilleur », a affirmé d’entrée M. Ayache. Après avoir énuméré les différentes formes de suicide, il a indiqué que la méthode la plus courante au Liban pour mettre fin à ses jours est l’absorption de produits par voie orale, notamment de médicaments ou de détergents. D’autres moyens très courants chez les Libanais : se jeter d’une hauteur pour en finir avec la vie ou bien user d’une arme à feu. Selon M. Ayache, le suicide est le résultat de facteurs exogènes et endogènes. Il a ensuite donné quelques chiffres intéressants concernant les taux de suicide, établis par l’Organisation mondiale de la santé : – sur 1 600 000 personnes qui périssent annuellement de mort violente, 800 000 sont victimes de suicide ; – 60 % des personnes qui se suicident sont du sexe masculin ; – le suicide est classé quatrième dans la liste des causes de mortalité, en ce qui concerne la tranche d’âge entre 15 et 40 ans ; – l’Europe de l’Est est la région du monde où le taux de suicide est le plus élevé ; – l’Amérique du Sud et l’Asie sont les deux régions du monde où le taux de suicide est le plus bas ; – en France, à peu près 15 000 personnes se suicident par an. Aux États-Unis, le taux est de 30 000 annuellement. Au Liban, les cas de suicide sont les plus nombreux à Beyrouth et au Mont-Liban, a-t-il précisé. M. Ayache a enfin appelé l’État libanais à procéder à des campagnes d’éveil et de prévention sur le suicide dans les programmes scolaires et par des moyens culturels et artistiques. Il a prôné l’éloignement de la violence médiatique et la création d’une instance chargée de suivre les affaires relatives au suicide, pour la prévention.
Le centre de Khiam pour la réinsertion et la rééducation des victimes de la torture a organisé hier une conférence sur « le phénomène du suicide au Liban, ses cause et les moyens d’y remédier », avec la participation du Dr Ahmed Ayache, spécialiste en maladies psychiatriques et nerveuses et auteur d’un ouvrage intitulé : Le suicide, exemples vivants de cas non réglés. « Le suicide est une décision personnelle de s’autodétruire, de démissionner de la vie, de refuser la continuité de l’existence, tantôt avec la volonté de sombrer dans l’inconnu, tantôt avec l’espoir d’accéder à un monde meilleur », a affirmé d’entrée M. Ayache. Après avoir énuméré les différentes formes de suicide, il a indiqué que la méthode la plus courante au Liban pour mettre fin à ses jours est l’absorption de...