Sept ans après sa dernière apparition sur le Dakar, le Finlandais Ari Vatanen revient sur l’épreuve dont il est toujours le détenteur du nombre record de victoires en voiture avec quatre succès. Vedette des vérifications pendant deux jours dans les allées marseillaises, Vatanen a pu vérifier sa popularité intacte dans le cœur des amateurs de gros moteurs et de belles mécaniques. Autographes à la chaîne, grappes d’enfants avides de bises, photos entourées de famille, sourires aux caméras, le Finlandais fait presque aussi bien que le chanteur français Johnny Halliday, « guest-star » du Dakar l’an passé. Pour regoûter aux joies du sable africain, qu’il avait abandonné en 1996, Vatanen n’a pas retrouvé les volants français de la Peugeot 206 et Citroën ZX, qui ont fait de lui le détenteur du nombre de victoires en quatre-roues (1987, 1989, 1990 et 1991). C’est une opportunité plutôt inattendue qui est venue le faire replonger grâce à l’écurie japonaise Nissan, venue frapper à sa porte pour son premier Dakar afin de profiter de son expérience. « Début octobre, mon ancien copilote (ndlr : Fred Gallagher) m’a appelé pour prendre des nouvelles. Je ne savais pas qu’il était chez Nissan. Et il m’a dit qu’il cherchait un pilote. Il m’a donné des noms et je lui ai répondu : Et moi ? Vous ne pensez pas à moi ? », sourit Vatanen, content de la petite blague jouée à tous ceux qui le croyait rangé des voitures depuis son accession au titre de député européen en 1999 et de son installation dans le sud de la France pour s’occuper de vignes provençales. « Et voilà, ils m’ont proposé un volant et je n’ai pas hésité une seule seconde », ajoute celui qui n’était pas monté dans une voiture de course depuis un obscur rallye-sprint en Argentine en 2000. Trois km pour se convaincre Rapidement le cœur et la machine se sont emballés pour ce quinquagénaire (54 ans), champion du monde des rallyes en 1981. « J’ai effectué les premiers essais fin novembre-début décembre en Afrique du Sud. Au bout de trois kilomètres, j’ai su que je n’avais pas perdu la main. Cela ne s’oublie pas », poursuit le politicien, militant antipeine de mort qui a décidé d’arborer un autocollant pour preuve de son engagement. Modeste et soucieux de ne pas jouer les gros bras face à l’autre armada japonaise Mitsubishi, Vatanen préfère parler de son ambition en termes de plaisir. « Je savoure simplement le goût du Dakar en ce moment », commence-t-il avant de très vite évoquer la course et surtout celle qui aura lieu en tête. « J’espère pouvoir bien faire, j’ai une équipe compétitive. Et puis mon absence de ces dernières années n’est pas un inconvénient puisque le parcours est nouveau », ajoute le grand blond. Et quand on lui demande s’il a changé, sa réponse peut rassurer ses fans. « La seule chose nouvelle est mon casque. Je l’ai changé car l’ancien commençait à sentir le renfermé. »
Sept ans après sa dernière apparition sur le Dakar, le Finlandais Ari Vatanen revient sur l’épreuve dont il est toujours le détenteur du nombre record de victoires en voiture avec quatre succès. Vedette des vérifications pendant deux jours dans les allées marseillaises, Vatanen a pu vérifier sa popularité intacte dans le cœur des amateurs de gros moteurs et de belles mécaniques. Autographes à la chaîne, grappes d’enfants avides de bises, photos entourées de famille, sourires aux caméras, le Finlandais fait presque aussi bien que le chanteur français Johnny Halliday, « guest-star » du Dakar l’an passé. Pour regoûter aux joies du sable africain, qu’il avait abandonné en 1996, Vatanen n’a pas retrouvé les volants français de la Peugeot 206 et Citroën ZX, qui ont fait de lui le détenteur du nombre de...
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