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Actualités - Communiques Et Declarations

Arafat : al-Qods, capitale de la Palestine qu'ils le veuillent ou non

Des dizaines de milliers de personnes dans le monde arabe et en Iran ont exprimé vendredi leur solidarité envers les Palestiniens, lançant des appels au Jihad pour «libérer» Jérusalem et scandant leur hostilité à Israël et aux États-Unis. Cette vague de manifestations, émaillées pour certaines d’affrontements avec les forces de police, s’est déroulée après la prière hebdomadaire du vendredi. Ce jour a été décrété «journée de la colère» par les Palestiniens pour dénoncer les violences dont ils sont victimes depuis une semaine. Au total, ces violences ont fait jusqu’à présent 86 victimes, dont 73 Palestiniens, 10 Arabes israéliens et 3 Israéliens. À Damas, où le sentiment antiaméricain est très vif, de violents affrontements ont opposé la police à des manifestants propalestiniens qui tentaient de se diriger vers l’ambassade américaine. Les policiers anti-émeutes ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui leur ont lancé des pierres. Des dizaines de voitures stationnées sur le passage de la manifestation ont été endommagées, et la police a arrêté une vingtaine de personnes. L’ambassade américaine, qui est fermée jusqu’à lundi après avoir été attaquée mercredi, était protégée par des centaines de policiers. Un important dispositif de sécurité a été installé autour de la résidence de l’ambassadeur américain, du centre culturel et l’école américains. La police a également dû intervenir à Amman pour disperser des manifestants avec des gaz lacrymogènes, qui, eux aussi, ont lancé des pierres contre ces forces et voulaient se diriger vers l’ambassade d’Israël. «Nous ne voulons pas une ambassade israélienne sur un territoire arabe», clamaient les manifestants, empêchés d’approcher l’ambassade. Plusieurs milliers de Palestiniens ont manifesté vendredi dans le camp de réfugiés d’Aïn el-Héloué au Liban-Sud contre les «exactions israéliennes» et une soixantaine de militants islamistes ont participé à une parade armée. En Égypte, des imams de mosquées ont lancé des appels au Jihad pour défendre les Lieux saints musulmans de Jérusalem alors que plus de 3 000 fidèles manifestaient contre Israël dans la mosquée d’al-Azhar. L’Égypte est le premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël en 1979. À Téhéran, un millier d’Iraniens ont brièvement manifesté vendredi contre «les massacres israéliens» en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Les manifestants appelaient à la mort du Premier ministre israélien Ehud Barak, du président américain Bill Clinton et du dirigeant palestinien Yasser Arafat, critiqué par les conservateurs iraniens qui lui reprochent ses négociations avec Israël. À Doha, plusieurs milliers de personnes ont manifesté et brûlé le drapeau israélien. «Les États-Unis et Israël sont les ennemis de Dieu. Ehud Barak est un porc», scandait la foule, escortée par les forces de sécurité. À Bahreïn, des manifestations ont également été organisées après la prière du vendredi, en présence de hauts responsables, pour dénoncer «les crimes sauvages» israéliens contre les Palestiniens. «Il faut tuer les juifs partout où ils se trouvent», a lancé un religieux dont les propos étaient diffusés par haut-parleur. L’assistance a répliqué par des slogans appelant au Jihad et aux cris de «Allah Akbar», «À bas l’Amérique sioniste». Au Koweït, des milliers de personnes ont manifesté vendredi leur solidarité envers les Palestiniens et brûlé des drapeaux américains et israéliens. La manifestation, organisée par l’Union des étudiants koweïtiens, dominée par des islamistes, a regroupé entre 2 000 et 3 000 personnes, dont certaines ont appelé au boycottage de l’État hébreu et des produits israéliens.
Des dizaines de milliers de personnes dans le monde arabe et en Iran ont exprimé vendredi leur solidarité envers les Palestiniens, lançant des appels au Jihad pour «libérer» Jérusalem et scandant leur hostilité à Israël et aux États-Unis. Cette vague de manifestations, émaillées pour certaines d’affrontements avec les forces de police, s’est déroulée après la prière hebdomadaire du vendredi. Ce jour a été décrété «journée de la colère» par les Palestiniens pour dénoncer les violences dont ils sont victimes depuis une semaine. Au total, ces violences ont fait jusqu’à présent 86 victimes, dont 73 Palestiniens, 10 Arabes israéliens et 3 Israéliens. À Damas, où le sentiment antiaméricain est très vif, de violents affrontements ont opposé la police à des manifestants propalestiniens qui tentaient de...