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Actualités - Chronologie

Etats-Unis Poursuites contre le fabricant de pneus Continental

La démarche un peu hésitante, mais avec un œil toujours aussi vif, Nelson Mandela a reçu hier l’équipe de France de football, dont les membres se sont montrés impressionnés par la stature de cet homme âgé de 82 ans au passé chargé de mille souffrances. Dans sa villa verdoyante au nord de Johannesburg, non loin de la rue où il fut arrêté en 1961, l’ancien président de l’Afrique du Sud avait la mine réjouie. Avec toujours cette chemise large qui lui confère une allure alerte, il a salué un à un les membres de la délégation tricolore encore sous le coup d’un voyage de plus de douze heures. Si Emmanuel Petit a pesté contre la présence oppressante des photographes «qui nous gâchent un peu la fête», si Marcel Desailly n’a pas pu «savourer comme il souhaitait ce moment unique», tous les joueurs éprouvaient un même sentiment : «un grand moment, un pur moment de plaisir». Ici un «How are you ?», là une tape amicale à Aimé Jacquet, le sélectionneur de l’équipe de France championne du monde en 1998 qui répond : «very good and you ?». «It’s ok for me», lui rétorque le prix Nobel de la paix, avec toujours ce geste ou ce mot simple, mais franc, qui donne de l’intensité au moment présent. «On prend la véritable dimension de la liberté quand on voit un homme comme cela», a lâché impressionné Roger Lemerre, le patron des Bleus. Manque de temps Après Aimé Césaire, le chantre de la négritude rencontré au détour d’un séjour à la Martinique, Nicolas Anelka ne pouvait pas cacher son émotion. Lui d’habitude taciturne, cultivant le secret, s’est laissé aller à un large sourire. Et puis il y avait Marcel Desailly, le capitaine des Bleus, cernes aux bas des yeux mais une émotion qui a gommé sa lassitude, s’est déclaré bien sûr impressionné par «cette disponibilité malgré une grande fatigue qui se lit sur son visage». «C’est vraiment plaisant de voir qu’il tient à rester simple. Je loue son goût de la vie et cette simplicité qui vraiment m’impressionne. Mais le temps a manqué. J’aurais voulu tellement lui dire des choses», a indiqué Desailly. Le temps passe. Vite. Trop vite. Lilian Thuram salue même une seconde fois l’ancien président sud-africain. Il est temps de se quitter. Sur le perron de sa résidence, aux côtés de dirigeants français impressionnés par l’aura du personnage, Nelson Mandela, qui ne pourra être présent au match Afrique du Sud-France samedi à Johannesburg, a lancé un jovial «que le meilleur gagne» avant de recevoir l’équipe des «Bafana Bafana».
La démarche un peu hésitante, mais avec un œil toujours aussi vif, Nelson Mandela a reçu hier l’équipe de France de football, dont les membres se sont montrés impressionnés par la stature de cet homme âgé de 82 ans au passé chargé de mille souffrances. Dans sa villa verdoyante au nord de Johannesburg, non loin de la rue où il fut arrêté en 1961, l’ancien président de l’Afrique du Sud avait la mine réjouie. Avec toujours cette chemise large qui lui confère une allure alerte, il a salué un à un les membres de la délégation tricolore encore sous le coup d’un voyage de plus de douze heures. Si Emmanuel Petit a pesté contre la présence oppressante des photographes «qui nous gâchent un peu la fête», si Marcel Desailly n’a pas pu «savourer comme il souhaitait ce moment unique», tous les joueurs...