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Actualités - Chronologie

L'Ethiopie a signé à Sydney son retour sur la scène internationale

Les États-Unis apparaissaient lundi largement impuissants devant l’explosion de violence entre Israéliens et Palestiniens qui a causé plusieurs dizaines de morts depuis cinq jours. Le président Bill Clinton, dont les derniers espoirs d’instaurer une paix durable au Proche-Orient avant de quitter la Maison-Blanche en janvier prochain s’évanouissent rapidement, est intervenu par téléphone durant le week-end auprès du Premier ministre israélien Ehud Barak et du président palestinien Yasser Arafat. Mais il en a été réduit à les exhorter en termes pressants à faire tout leur possible pour stopper la violence et restaurer le calme. Il leur a également proposé, a indiqué la Maison-Blanche, d’envoyer dans la région, une fois la situation apaisée, un représentant américain pour déterminer avec les responsables de la sécurité israéliens et palestiniens les causes de cette flambée de violence. L’intervention de M. Clinton ne semble pas avoir produit beaucoup d’effets. Après avoir été concentrées surtout à Jérusalem, les violences se sont étendues à la Cisjordanie et ont gagné Gaza lundi, où une cinquantaine de personnes ont été blessées lors d’une attaque à la roquette et à la mitrailleuse par des hélicoptères de combat israéliens contre deux immeubles d’habitations, un poste militaire et deux véhicules, selon des sources hospitalières. Ariel Sharon, le chef du Likoud, la principale formation politique de droite israélienne, avait mis le feu aux poudres jeudi en se rendant sur l’Esplanade des mosquées afin de réaffirmer la détermination d’Israël à maintenir sa souveraineté sur ce lieu sacré pour les musulmans et les juifs. La proposition de M. Clinton a été acceptée par MM. Barak et Arafat. Mais elle n’est pas de nature en elle-même à provoquer l’apaisement, après des mois de tension grandissante provoquée par l’impasse des négociations de paix. Et elle n’est pas non plus d’actualité immédiate. «Aucune date n’a encore été arrêtée» pour cette mission, a indiqué lundi le porte parole de la Maison-Blanche Jake Siewert en soulignant que le retour au calme constituait pour les États-Unis la priorité numéro un. « Souveraineté divine » «Pour le moment nous consacrons entièrement notre attention aux moyens de mettre fin aux violences et exhortons les parties à faire tout ce qu’elles peuvent pour y mettre fin afin de pouvoir reprendre les négociations», a-t-il déclaré. Il s’est refusé à dire si les États-Unis étaient satisfaits des efforts entrepris par les parties. «Nous leur avons lancé un appel, nous ne cherchons pas à distribuer des blâmes», a affirmé le porte-parole. La secrétaire d’État Madeleine Albright a fait écho aux déclarations de la Maison-Blanche depuis Paris, où elle a eu des entretiens avec le gouvernement français. «Je répète encore une fois que les deux parties doivent reprendre le contrôle de la situation, qui ne peut se régler dans la rue, mais à la table de négociations», a déclaré le chef de la diplomatie américaine. Elle a qualifié les violences de ces derniers jours, qui ont fait 50 morts, en majorité palestiniens, de «véritable tragédie». Les responsables américains en avaient depuis longtemps la hantise. C’est ce qui avait d’ailleurs conduit M. Clinton à convier en juillet dernier le sommet de Camp David, devant l’érosion rapide du climat entre Israéliens et Palestiniens. Depuis l’échec du sommet, M. Clinton s’efforce en vain de recoller les morceaux. Il a apparemment renoncé la semaine dernière, par crainte d’essuyer un nouvel échec, à présenter une proposition de compromis sur le statut futur des Lieux saints, qui sont au cœur de l’impasse actuelle. Selon des sources diplomatiques, les États-Unis seraient favorables à ce qu’ils soient placés sous «souveraineté divine» et à en confier l’administration au Conseil de sécurité de l’Onu.
Les États-Unis apparaissaient lundi largement impuissants devant l’explosion de violence entre Israéliens et Palestiniens qui a causé plusieurs dizaines de morts depuis cinq jours. Le président Bill Clinton, dont les derniers espoirs d’instaurer une paix durable au Proche-Orient avant de quitter la Maison-Blanche en janvier prochain s’évanouissent rapidement, est intervenu par téléphone durant le week-end auprès du Premier ministre israélien Ehud Barak et du président palestinien Yasser Arafat. Mais il en a été réduit à les exhorter en termes pressants à faire tout leur possible pour stopper la violence et restaurer le calme. Il leur a également proposé, a indiqué la Maison-Blanche, d’envoyer dans la région, une fois la situation apaisée, un représentant américain pour déterminer avec les responsables de la...