Le numéro un mondial des microprocesseurs, l’américain Intel, cumule les mauvaises nouvelles depuis quelques semaines, d’objectifs de chiffre d’affaires ratés en abandons de projets. Le groupe a renoncé à lancer une puce de bas de gamme en raison de retards dans sa conception et d’un moindre intérêt des constructeurs, a confirmé hier un porte-parole d’Intel, Michael Sullivan. Cette décision intervient quelques jours seulement après que le groupe a averti qu’il n’arriverait pas à vendre autant qu’il avait prévu de le faire au troisième trimestre, relançant les interrogations sur un possible tassement du marché des ordinateurs personnels (PC). Le lancement de la puce, surnommée Timna et destinée à des PC d’entrée de gamme, avait déjà été repoussé de la seconde moitié de l’an 2000 au premier trimestre 2001, a rappelé le porte-parole. Des problèmes persistants dans sa mise au point auraient conduit à un retard supplémentaire d’un mois, incompatible avec les attentes des constructeurs, a-t-il dit. Ces derniers ne sont plus également autant sous pression en matière de prix, a-t-il ajouté. Intel a décidé de lancer Timna à une époque où les prix des PC dégringolaient d’année en année. «Il semblait que le marché avait besoin de quelque chose de nouveau pour pouvoir descendre sous les 600 dollars», a rappelé Michael Sullivan. «Il y a un peu moins d’excitation aujourd’hui au niveau des prix (...). Le prix du Celeron (autre processeur d’Intel que Timna aurait pu remplacer) est relativement efficace», a-t-il commenté. «Les constructeurs nous ont dit qu’il n’avaient pas besoin d’attendre Timna et qu’ils pouvaient utiliser le Celeron ou d’autres produits de l’industrie pour remplir leurs objectifs de prix», a-t-il ajouté. Timna devait intégrer plusieurs fonctions au sein d’une même puce afin d’en réduire le coût. Des problèmes sont toutefois apparus lorsque les développeurs d’Intel ont essayé de faire fonctionner la puce avec une mémoire SDRam, a indiqué le porte-parole. Selon plusieurs médias américains, Intel a également indiqué dernièrement à plusieurs constructeurs qu’il allait retarder de la fin octobre à la semaine du 20 novembre le lancement du Pentium 4, sa nouvelle génération de microprocesseurs, qui doit succéder au Pentium III, en raison de dysfonctionnements avec les cartes graphiques. «Nous avons annoncé le lancement du Pentium 4 pour le dernier trimestre 2000. Nous n’avons jamais donné de date précise», a simplement déclaré Michael Sullivan, se refusant à plus de commentaires. Intel a aussi stoppé en août la livraison de sa nouvelle puce Pentium III de 1,13 gigahertz, la plus rapide actuellement de la gamme, en raison d’une anomalie sur un circuit et a dû rappeler le petit nombre qu’il avait déjà commencé à livrer.
Le numéro un mondial des microprocesseurs, l’américain Intel, cumule les mauvaises nouvelles depuis quelques semaines, d’objectifs de chiffre d’affaires ratés en abandons de projets. Le groupe a renoncé à lancer une puce de bas de gamme en raison de retards dans sa conception et d’un moindre intérêt des constructeurs, a confirmé hier un porte-parole d’Intel, Michael Sullivan. Cette décision intervient quelques jours seulement après que le groupe a averti qu’il n’arriverait pas à vendre autant qu’il avait prévu de le faire au troisième trimestre, relançant les interrogations sur un possible tassement du marché des ordinateurs personnels (PC). Le lancement de la puce, surnommée Timna et destinée à des PC d’entrée de gamme, avait déjà été repoussé de la seconde moitié de l’an 2000 au premier...
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