En commémoration du 150e anniversaire de la mort du grand poète polonais Jules Slowacki et de son séjour au Liban, l’ambassade de Pologne, en collaboration avec «L’Odyssée pour la culture», inaugure jeudi 5 octobre, à 18h, un musée et une exposition consacrés au poète, au couvent Saint-Antoine – Ghazir ( généralat de l’Ordre libanais maronite). Cet événement a été annoncé hier au cours d’une conférence au siège de l’Ordre de la presse, Raouché. Étaient présents : l’ancien ministre Georges Skaff, l’ambassadeur de Pologne, M. Tadusz Strulak, le poète Henry Zgheib et Mme Mona Ghazal du comité de L’Odyssée, ainsi que M. Mounir Atallah, professeur à l’UL et directeur des musées de Beiteddine L’ancien ministre Skaff a rendu hommage à L’Odyssée et à son dévouement pour la promotion de la culture. Il a rappelé que ce comité honore la mémoire de grandes personnalités artistiques ou culturelles en organisant des rencontres autour de leurs œuvres. Il a également une activité mensuelle : placer une plaque commémorative sur un lieu habité par une grande personnalité. La première plaque a été posée devant la maison estivale de Moustapha Farroukh à Aley. Il continue ce mois-ci avec la pose d’une plaque devant une des pièces du couvent Saint-Antoine – Ghazir où le poète polonais Jules Slowacki a résidé quarante jours durant il y a de cela 173 ans. Henry Zgheib a noté dans son mot que le poète polonais avait été particulièrement attaché au Liban. Poète de talent, il n’a vécu que quarante ans. Comme on le sait, c’est à Ghazir que Slowacki prépara, au moins dans ses lignes principales, son œuvre célèbre Anhelli. Ce poème, il le plaçait à la tête de ses écrits L’ambassadeur de Pologne a tracé les grandes lignes de la vie du poète. Slowacki est né le 4 septembre 1809. Il est originaire d’une famille de nobles, cultivant les traditions nationales ainsi que l’amour de l’art et de la poésie. Son père était poète, critique et traducteur des œuvres d’Horace, de Tasse et de Voltaire. Après avoir terminé des études de droit, Jules Slowacki a travaillé comme employé à la Commission gouvernementale du Trésor, Varsovie (1829-1831). Influencé par la poésie de Byron et de Shakespeare, il fut, en ce temps-là, témoin des préparatifs de l’Insurrection de novembre 1830. Après l’échec de cette révolte, il est devenu, comme la plupart des personnalités polonaises illustres de cette époque, le vagabond de la Grande émigration. Après un séjour de deux ans en Suisse, il est parti en 1836 vers Rome puis à Naples. En août de cette même année, il commença son voyage en Orient, lequel a beaucoup influencé ses ouvrages. Slowacki a visité la Grèce, l’Égypte, la Syrie et le Liban, ainsi que la Terre Sainte. Slowacki a passé ses dernières années à Paris. Il est mort en avril 1849. Ce n’est qu’en 1927 qu’on a ramené ses cendres dans son pays. Elles ont été déposées à Wawel à Cracovie. M. Tadusz Strulak a rappelé que les réfugiés polonais au Liban avaient commémoré le souvenir de Slowacki le 28 avril 1946 en plaçant une plaque portant une inscription au couvent Saint-Antoine. Trois années plus tard, en 1949, à l’occasion du centenaire de la mort du poète, une traduction arabe d’Anhelli, entreprise par Joseph Dagher, a été publiée.
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