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Actualités - Chronologie

Equateur Un américain se suicide en plein vol dans un avion chilien

Le soutien de plusieurs généraux fraîchement partis à la retraite au candidat républicain George W. Bush a soulevé une polémique autour de ce que certains dénoncent comme une politisation croissante de l’armée américaine. Le général Charles Krulak, ancien commandant du corps des Marines, a pris l’initiative en ralliant quatre autres généraux à la cause électorale du gouverneur du Texas. Deux d’entre eux, l’amiral Jay Johnson, ancien chef des opérations navales, et Anthony Zinni, commandant en chef des forces américaines dans le Golfe, ne sont à la retraite que depuis deux mois. Tous deux, ainsi que Krulak lui-même et l’ancien chef d’état-major de l’armée de l’air Ronald Fogleman, avaient été nommés par le président démocrate Bill Clinton. Fogleman avait démissionné en 1997 à la suite d’un différend avec le secrétaire à la Défense (républicain) William Cohen. Déjà, lors de la convention républicaine cet été à Philadelphie, Bush avait fait appel à deux héros de la guerre du Golfe, les généraux Colin Powell et Norman Schwarzkopf, pour figurer à ses côtés. Les généraux à la retraite affirment qu’ils ont le droit, en tant que civils, à prendre part à la vie politique du pays. «Suggérer, alors que nous avons délaissé nos uniformes ces derniers temps, que nous n’avons pas le même droit que les autres citoyens de participer activement et pleinement au choix de nos responsables est une insulte à notre métier», a écrit le général Krulak dans une lettre publiée par le Washington Post. Mais pour certains, ces prises de position publiques jettent le trouble sur une institution qui s’est traditionnellement enorgueillie de rester apolitique. «Le danger est que la nature sacro-sainte du principe de contrôle civil sur l’armée ne commence à être brouillée», selon Andrew Bacevich, un colonel à la retraite et professeur à l’Université de Boston. Pour Richard Kohn, historien à l’Université de Caroline du Nord, les récents ralliements en faveur du candidat républicain représentent «un grand pas vers une politisation de l’armée américaine». Ils contribuent à «miner l’image (des militaires) auprès du public américain en tant qu’incarnation de la nation et de serviteur neutre de l’État, à ébranler la confiance régnant entre les militaires et la classe politique», a-t-il dit. Contrairement au passé, les officiers n’hésitent plus à proclamer leur appartenance politique, selon une étude conjointe du Pr Kohn et du politologue Peter Feaver, de la Duke University. Selon cette enquête, 64 % des officiers supérieurs se disent républicains. D’une manière g énérale, pour un officier qui se déclare démocrate, huit se présentent comme républicains. «La longue tradition d’une armée apolitique a cédé la place à une nouvelle réalité dans laquelle l’élite de l’armée est probablement le groupe professionnel le plus solidement républicain de la société américaine», selon cette étude. Ce tournant peut s’expliquer en partie par l’origine des officiers, en majorité des hommes blancs venus des États du Sud des États-Unis. Ironie du sort, le premier candidat à la présidence à avoir bénéficié du soutien de généraux avait été le démocrate Bill Clinton en 1992. William Crove, ancien président de l’état-major général de l’armée, et d’autres généraux l’avaient notamment aidé à contrer des accusations selon lesquelles il était inapte à diriger le pays parce qu’il avait évité de faire son service militaire durant la guerre du Vietnam.
Le soutien de plusieurs généraux fraîchement partis à la retraite au candidat républicain George W. Bush a soulevé une polémique autour de ce que certains dénoncent comme une politisation croissante de l’armée américaine. Le général Charles Krulak, ancien commandant du corps des Marines, a pris l’initiative en ralliant quatre autres généraux à la cause électorale du gouverneur du Texas. Deux d’entre eux, l’amiral Jay Johnson, ancien chef des opérations navales, et Anthony Zinni, commandant en chef des forces américaines dans le Golfe, ne sont à la retraite que depuis deux mois. Tous deux, ainsi que Krulak lui-même et l’ancien chef d’état-major de l’armée de l’air Ronald Fogleman, avaient été nommés par le président démocrate Bill Clinton. Fogleman avait démissionné en 1997 à la suite d’un...