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Actualités - Chronologie

France Financement occulte : Robert Hue devant la justice

Le patron du Parti communiste français Robert Hue comparaît à partir de lundi à Paris dans une affaire de financement présumé occulte du PCF par l’ex-Compagnie générale des eaux (CGE) – devenue Vivendi – portant sur quelque 19 millions de FF (3 millions d’euros). Dix-neuf autres responsables du PCF comparaissent aux côtés de M. Hue, 53 ans, prévenu de «recel de trafic d’influence», devant le tribunal correctionnel à Paris. Ils sont accusés pour la plupart «d’abus de biens sociaux» et de «trafic d’influence». Selon l’accusation, quelque 19 millions de FF (2,90 millions d’euros) auraient été versés au PCF entre 1990 et 1994 par la CGE, via des filiales du groupe Gifco, intermédiaires chargés d’obtenir des marchés publics auprès d’élus communistes. Robert Hue était président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) de 1991 à 1994 et secrétaire général du Parti communiste pour la seule année 1994. Le prédécesseur de Robert Hue à la tête du PCF, Georges Marchais, décédé depuis, avait été lui aussi poursuivi dans ce dossier. La juge d’instruction Laurence Vichnievsky avait découvert l’existence de règlements sans justificatifs apparents de la CGE au bénéfice de sept filiales de la Gifco. Selon l’accusation, ces sommes «remontaient» jusqu’aux caisses du parti via des facturations d’insertions publicitaires ou des locations de stands dans des salons commerciaux, notamment aux congrès du PCF et de l’ANECR, ou à la «fête de l’Huma», fête annuelle du journal du parti. L’instruction n’a pas permis d’établir de lien direct entre les sommes perçues par Gifco et la trésorerie du parti. Mais les enquêteurs ont trouvé au siège parisien du PCF des notes et documents attribués à Robert Hue et qui attestent des liens étroits existant entre Gifco, l’ANECR et le PCF. Robert Hue a toujours affirmé que les sources de financement du PCF se limitaient aux souscriptions d’adhérents, aux sommes reversées par les élus et à la vente du muguet le 1er mai. Mais d’anciens militants, comme Claude Llabres, un réformateur exclu du comité central du PCF en 1987, ont affirmé que le chiffre des adhérents du parti était «politique et surévalué» et constituait «une façon de blanchir l’argent noir». Le procès doit durer cinq semaines. Trois bureaux d’études proches du PCF ont déjà été jugés cette semaine par le tribunal correctionnel de Versailles, près de Paris, qui a mis son jugement en délibéré au 27 novembre prochain. Les liens avec le PCF n’ont pu être clairement établis. Des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à 18 mois dont 2 fermes ont été requises.
Le patron du Parti communiste français Robert Hue comparaît à partir de lundi à Paris dans une affaire de financement présumé occulte du PCF par l’ex-Compagnie générale des eaux (CGE) – devenue Vivendi – portant sur quelque 19 millions de FF (3 millions d’euros). Dix-neuf autres responsables du PCF comparaissent aux côtés de M. Hue, 53 ans, prévenu de «recel de trafic d’influence», devant le tribunal correctionnel à Paris. Ils sont accusés pour la plupart «d’abus de biens sociaux» et de «trafic d’influence». Selon l’accusation, quelque 19 millions de FF (2,90 millions d’euros) auraient été versés au PCF entre 1990 et 1994 par la CGE, via des filiales du groupe Gifco, intermédiaires chargés d’obtenir des marchés publics auprès d’élus communistes. Robert Hue était président de...