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Actualités - Chronologie

De l'or et des larmes pour Pedroso (photo)

Obnubilé depuis quatre ans par l’or olympique, le Cubain Ivan Pedroso a dû attendre un dernier saut à 8,55 m pour ajouter les lauriers de la longueur à ses trois couronnes mondiales, hier à Sydney, et effacer ainsi le cauchemar d’Atlanta. «Cette médaille d’or, j’en rêvais depuis Barcelone et Atlanta, avouait Pedroso, 27 ans. C’était impossible de me battre et dans un jour pareil, je décide du concours au dernier saut». Il réalisait aussi le rêve de sa maman qui souhaitait tant l’admirer avec la médaille au cou, mais qui est décédée en juin dernier, laissant un grand vide dans le cœur de son garçon. À qui il dédiait son triomphe et à la mémoire de laquelle il essuyait pudiquement quelques larmes au fond des vestiaires avant d’affronter les micros. Oubliés Barcelone (4e) et Atlanta, deux concours où il avait assisté au triomphe de Carl Lewis. Cette fois, pas question de manquer le rendez-vous avec l’histoire, lui le favori de Mike Powell en personne, le recordman du monde américain de la spécialité (8,95 m), qui a assité au concours puis félicité le Cubain. Il était déterminé à se battre jusqu’à son dernier souffle. Prêt à relever le défi de Jai Taurima, un Australien à la longue chevelure brune, porté par plus de 100 000 compatriotes jusqu’à 8,49 m au cinquième et avant-dernier essai, soit huit centimètres de plus qu’Ivan le Terrible. Record en vue Mais le Cubain avait juré qu’il ne pouvait pas perdre. Et il savait saisir sa dernière chance. Négocier parfaitement la dernière course d’élan, prendre l’ultime planche au millimètre et s’envoler pour planter ses pointes à... 8,55 m. Son rival australien devait ensuite s’avouer vaincu, laissant au Cubain le plaisir de goûter enfin à la plus haute marche du podium olympique. «Cet Australien est très bon et il avait le public derrière lui, mais moi, je sentais le mien à Cuba», commentait Pedroso, moins avare de paroles qu’il ne l’est à l’accoutumée. Le sauteur au pied magique a confirmé le statut de n° 1 des bacs à sable depuis les retraites de Lewis et Powell. Celui qui lui revient depuis ses trois titres mondiaux en plein air et les quatre en salle, sans compter un saut magique sur les hauteurs de Sestrières, qui aurait pu en faire le recordman du monde. Ce record, il ne l’a pas oublié. Il se sent encore capable d’aller le chercher et pourquoi pas atteindre ou franchir la barrière mythique des 9 m. Un autre rêve d’enfance et un ultime moyen d’étoffer son palmarès.
Obnubilé depuis quatre ans par l’or olympique, le Cubain Ivan Pedroso a dû attendre un dernier saut à 8,55 m pour ajouter les lauriers de la longueur à ses trois couronnes mondiales, hier à Sydney, et effacer ainsi le cauchemar d’Atlanta. «Cette médaille d’or, j’en rêvais depuis Barcelone et Atlanta, avouait Pedroso, 27 ans. C’était impossible de me battre et dans un jour pareil, je décide du concours au dernier saut». Il réalisait aussi le rêve de sa maman qui souhaitait tant l’admirer avec la médaille au cou, mais qui est décédée en juin dernier, laissant un grand vide dans le cœur de son garçon. À qui il dédiait son triomphe et à la mémoire de laquelle il essuyait pudiquement quelques larmes au fond des vestiaires avant d’affronter les micros. Oubliés Barcelone (4e) et Atlanta, deux concours où...