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Actualités - Chronologie

La presse sévère pour l'ancien ministre Strauss-Kahn

«Tremblement de terre», «séisme», «explosion», la presse française paraissait hier matin sous le choc des révélations autour de la fameuse cassette de Jean-Claude Méry qui éclabousse la droite comme la gauche. Les journaux se montrent particulièrement sévères pour l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, qui a reconnu être en possession d’un exemplaire du document, mais affirme ne l’avoir jamais regardé : «Qu’un grand argentier de l’envergure de Dominique Strauss-Kahn nous fasse le coup de ne plus savoir où il a pu mettre sa cassette mériterait un Molière dans le genre burlesque... s’il n’y avait les conséquences dévastatrices attendues sur l’opinion publique», écrit Le Journal du Centre (régional). Le Figaro (conservateur) ironise : Dominique Strauss-Kahn «a beau être réputé désordonné, pratiquer cette légère insouciance des surdoués, être de ceux qui portent le succès avec désinvolture, la version officielle, pour le moins, ne peut laisser qu’incrédule». Les journaux soulignent la gravité de l’affaire et notent que l’ancien ministre de Lionel Jospin se trouve d’ores et déjà isolé : «La gauche prend ses distances avec l’ancien ministre-phare du gouvernement Jospin. Pour les socialistes, il faut que Strauss-Kahn s’explique. La morale doit passer avant la solidarité politique», écrit Libération Champagne (régional). Cette nouvelle affaire, de fait, éclabousse les deux camps: elle rejaillit «dorénavant aussi bien sur l’Élysée et le RPR que sur le PS et Lionel Jospin», estime Libération (indépendant). L’Humanité (communiste) ne cache pas son dégoût : «Quel spectacle, à donner le mal de mer et à se pencher sur le bastingage, qui met en scène des avocats douteux, un affairiste véreux, un ministre sans foi ni loi, un producteur naïf ou inconscient, un personnage cousu d’or». La cohabitation ne peut que s’en trouver affaiblie, estiment par ailleurs certains éditorialistes : «Naturellement, la suite judiciaire de ce scandale n’est pas écrite, mais l’onde de choc est dévastatrice pour la cohabitation», estime Le Midi Libre (régional). «La cohabitation, système déjà imparfait, ne pourra pas se maintenir jusqu’au terme prévu si le soupçon s’installe entre les deux têtes de l’Exécutif», prévient à son tour Sud-Ouest (régional). Les dégâts seront également importants dans l’opinion, prévoit La Tribune (informations économiques) : «Voilà qui ne risque pas de modifier la haute estime dans laquelle les électeurs tiennent les responsables politiques qui leur parlent d’une République qu’ils reconnaissent de moins en moins, comme ils l’ont démontré dimanche dernier (en s’abstenant massivement lors du référendum sur la durée du mandat présidentiel)». Même le quotidien américain paraissant à Paris, International Herald Tribune, se plaignait hier de l’«effet absolument négatif» de ce «scandale», au moment où la France préside l’Union européenne, tandis que France Soir (informations générales), après avoir posé toutes les questions que «l’opinion est en droit d’obtenir», conclut avec une dernière «ce cirque va-t-il durer longtemps encore ?».
«Tremblement de terre», «séisme», «explosion», la presse française paraissait hier matin sous le choc des révélations autour de la fameuse cassette de Jean-Claude Méry qui éclabousse la droite comme la gauche. Les journaux se montrent particulièrement sévères pour l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, qui a reconnu être en possession d’un exemplaire du document, mais affirme ne l’avoir jamais regardé : «Qu’un grand argentier de l’envergure de Dominique Strauss-Kahn nous fasse le coup de ne plus savoir où il a pu mettre sa cassette mériterait un Molière dans le genre burlesque... s’il n’y avait les conséquences dévastatrices attendues sur l’opinion publique», écrit Le Journal du Centre (régional). Le Figaro (conservateur) ironise : Dominique Strauss-Kahn «a...