Roxana Maracineanu, sur 200 m dos vendredi, est la dernière chance pour la France de remporter une médaille dans les épreuves de natation des Jeux olympiques de Sydney après la 7e place de Xavier Marchand sur 200 m 4 nages et l’élimination de Franck Esposito sur 100 m papillon. «Elle sera dans les trois premières avec la confiance et le physique qu’elle a en ce moment», a assuré Claude Fauquet, directeur des équipes de France, qui veut éviter le «zéro pointé» d’Atlanta il y a quatre ans. La Mulhousienne, 25 ans, a affiché un optimisme moindre : «Ce sera difficile de monter sur le podium», s’est-elle contentée de déclarer après son succès dans la première demi-finale (2’11’’93). «Je ne cherchais pas à réaliser un bon temps, mais à contrôler la course», a déclaré la titulaire d’une maîtrise de langues étrangères appliquées (LEA), qui sait, à l’occasion, pratiquer... la langue de bois. Il est vrai que «Roxy» n’a pas cette fois, comme à chacune de ses courses depuis samedi, amélioré le record de France qu’elle avait battu le matin en séries en 2 min 11 sec 01. Son ancien temps (2’11’’26) datait du 17 janvier 1998 lors de sa victoire aux championnats du monde 1998 à Perth en Australie, la première pour une nageuse française, un pays qui lui réussit plutôt bien. La petite fée (1,65 m, 52 kg) de la natation française avait déjà amélioré son record de France du 100 m dos à trois reprises (1’01’’10), échouant en finale au pied du podium à la 4e place. Sa tâche pour conquérir le titre apparaît difficile, car la Roumaine Diana Mocanu, déjà sacrée sur 100 m dos, part grande favorite de cette finale (19h03, 10h03 heure française), après ses 2 min 09 sec 64 en demi. Les autres médailles sont plus accessibles et la bagarre devrait être intense avec la Japonaise Tomoko Hagiwara (2’11’’02) et l’Espagnole Nina Zhivanevskaya, championne d’Europe de la distance, qui a réalisé le même temps que Roxana dans l’autre demi-finale. Inge de Bruijn, reine du 100 m Pour sa part, Xavier Marchand, pourtant vice-champion du monde de la spécialité en 1998, n’a pu faire mieux que 7e de la finale du 200 4 nages, remportée par Massimiliano Rosolino en 1 min sec 58 sec 98, record olympique. L’Italien avait déjà enlevé une médaille d’argent sur 400 m et une de bronze sur 200 m libre. Il s’agit de la troisième médaille d’or pour l’Italie, qui n’en avait jamais gagnée depuis plus d’un siècle, après le doublé sur 100 et 200 m du brasseur Domenico Fioravanti. La Néerlandaise Inge de Bruijn, impressionnante première du 100 m nage libre hier après avoir remporté le 100 m papillon des Jeux olympiques de Sydney, ne souhaite plus se défendre des soupçons de dopage qui ont accompagné son apparition soudaine au premier plan. Avec Pieter van den Hoogenband la veille, les Pays-Bas réussissent donc un doublé sur l’épreuve reine de la natation. «Ces Jeux ne sont pas un match entre les États-Unis et l’Australie», a jugé de Bruijn qui, comme VDH, en est à deux médailles d’or et deux records du monde dans ces Jeux, avant de partir à nouveau favorite du 50 m libre samedi. Si à l’instar de VDH, elle n’a pas abaissé en finale (53’’83) sa marque mondiale établie en demi-finale (53’’77), de Bruijn a facilement remporté sa course, lâchant inexorablement ses concurrentes dans la deuxième moitié de la course pour finir avec une demi-seconde d’avance sur la Suédoise Therese Alshammar, et ex aequo, les deux Américaines Dara Torres et Jenny Thompson, désormais la nageuse américaine la plus médaillée (9). Très heureuse après sa course, embrassant son compagnon Jacco Verhaeren également l’entraîneur des Pays-Bas, de Bruijn n’a pas voulu voir sa joie assombrie. «Inge de Bruijn ne répondra à aucune question sur le dopage», a annoncé un officier de presse en exergue de la conférence de presse de la Néerlandaise. L’entraîneur des nageuses américaines Richard Quick avant les Jeux, puis Jenny Thompson après la finale ont émis, à mots couverts, des doutes sur l’honnêteté de de Bruijn. Celle-ci explique qu’elle s’est beaucoup entraînée, a «développé (son) corps» avec de la musculation. Franck Esposito, 8e la finale du 100 m papillon, sa spécialité où il avait été médaille de bronze en 1992, a été éliminé en demi-finale, avec un temps de 53 sec 38. Pour la première fois, «Espo», qui n’avait «plus rien à perdre», portait le pantalon-combinaison de l’équipementier officiel de l’équipe de France au lieu de sa combinaison habituelle. Comme prévu, l’Américain Lenny Krayzelburg (200 m dos) et la Hongroise Agnès Kovacs (200 m brasse) l’ont emporté. De son côté, l’Américain Gary Hall a été, avec 22 sec 07, le plus rapide des demi-finales du 50 m nage libre, devançant de quatre centièmes le champion olympique néerlandais du 100 m et de 200 Pieter van den Hoogenband, qui peut réussir la passe de trois. Le Russe Alexandre Popov, à la recherche d’un triplé sur 50 m, a réussi le quatrième temps. L’Antibois Romain Barnier, dépité par son échec sur 100 m, a déclaré forfait. La finale du 50 m promet beaucoup et désignera le meilleur sprinter de cette fin de siècle.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Roxana Maracineanu, sur 200 m dos vendredi, est la dernière chance pour la France de remporter une médaille dans les épreuves de natation des Jeux olympiques de Sydney après la 7e place de Xavier Marchand sur 200 m 4 nages et l’élimination de Franck Esposito sur 100 m papillon. «Elle sera dans les trois premières avec la confiance et le physique qu’elle a en ce moment», a assuré Claude Fauquet, directeur des équipes de France, qui veut éviter le «zéro pointé» d’Atlanta il y a quatre ans. La Mulhousienne, 25 ans, a affiché un optimisme moindre : «Ce sera difficile de monter sur le podium», s’est-elle contentée de déclarer après son succès dans la première demi-finale (2’11’’93). «Je ne cherchais pas à réaliser un bon temps, mais à contrôler la course», a déclaré la titulaire d’une maîtrise...