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Actualités - Chronologie

Afrique Sommet de l'OUA sur la crise en Côte d'Ivoire

Lomé, la capitale du Togo, accueille un sommet de 10 pays de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) sur la grave situation en Côte d’Ivoire, dont seront sans doute absents les principaux acteurs ivoiriens de la crise. Le chef de la junte au pouvoir à Abidjan, le général Robert Gueï, pourtant soumis à très forte pression du «groupe des 10» de l’OUA, a fait savoir qu’il ne se rendrait pas dans la capitale togolaise, malgré le risque d’isolement de son régime. «Nous avons envoyé une délégation à Lomé pour nous excuser et indiquer que le général Gueï ne pourra se rendre au sommet, étant donné que nous avons une situation intérieure qu’il faut stabiliser», a indiqué le ministre de la Communication, le capitaine de frégate Henri Sama. D’autre part, les différents dirigeants politiques ivoiriens, invités à se rendre à Lomé, n’ont pas obtenu les autorisations de quitter le territoire national qu’ils ont demandées. Depuis le mois de mai, la junte leur interdit de quitter la Côte d’Ivoire sans autorisation préalable. De source gouvernementale à Lomé, on souligne que le sommet aura lieu «avec ou sans les responsables ivoiriens», ajoutant que les décisions prises par le «groupe des 10» seront «notifiées aux autorités ivoiriennes». Le «groupe des 10» chargé, par la dernière session ordinaire de l’OUA qui s’est tenue en juillet à Lomé, de se pencher sur le dossier ivoirien, comprend le Togo, président en exercice de l’OUA, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Burkina Faso, Djibouti, le Gabon, le Ghana, le Mali, le Nigeria et le Sénégal. Leur mission est de «trouver, avec tous les leaders politiques ivoiriens, un compromis politique de nature à assurer une transition pacifique dans l’unité et la stabilité en Côte d’Ivoire». Selon le ministère togolais des Affaires étrangères, le président sénégalais Abdoulaye Wade est arrivé samedi en fin d’après-midi à Lomé. Il a été suivi par le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, et dans la nuit par le président sud-africain Thabo Mbeki. Les présidents burkinabè, Blaise Compaoré, nigérian, Olusegun Obasanjo, algérien, Abdelaziz Bouteflika, et malien, Alpha Oumar Konaré, étaient attendus hier matin. Les présidents ghanéen, Jerry Rawlings, et gabonais Omar Bongo n’ont pas encore fait connaître leurs horaires d’arrivée. La Côte d’Ivoire traverse actuellement sa plus grave crise depuis le coup d’État du 24 décembre 1999 et le renversement du président Henri Konan Bédié. Dans la nuit du 17 au 18 septembre, le domicile privé du général Gueï à Abidjan a été attaqué par des éléments de la garde présidentielle. La junte est divisée et, vendredi soir, ses numéros 2 et 3, les généraux Lassana Palenfo et Abdoulaye Coulibaly, ont été écartés du gouvernement de transition à l’occasion d’un remaniement décidé par le général Gueï. Ces deux généraux sont considérés comme des proches de l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara, candidat déclaré à la cruciale présidentielle prévue le 22 octobre, tout comme le général Gueï.
Lomé, la capitale du Togo, accueille un sommet de 10 pays de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) sur la grave situation en Côte d’Ivoire, dont seront sans doute absents les principaux acteurs ivoiriens de la crise. Le chef de la junte au pouvoir à Abidjan, le général Robert Gueï, pourtant soumis à très forte pression du «groupe des 10» de l’OUA, a fait savoir qu’il ne se rendrait pas dans la capitale togolaise, malgré le risque d’isolement de son régime. «Nous avons envoyé une délégation à Lomé pour nous excuser et indiquer que le général Gueï ne pourra se rendre au sommet, étant donné que nous avons une situation intérieure qu’il faut stabiliser», a indiqué le ministre de la Communication, le capitaine de frégate Henri Sama. D’autre part, les différents dirigeants politiques ivoiriens,...