Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les enclaves serbes réaffirment leur soutien à Milosévic

Les électeurs serbes, installés dans la plus grande enclave du centre du Kosovo, sont allés voter à l’aube, confiants qu’ils réaffirmaient ainsi les droits de la Yougoslavie sur la région administrée par l’Onu. «Toute la communauté internationale a fait tout ce qu’elle pouvait contre nous et pour bloquer le scrutin», a déclaré Vasic Srdjan, 40 ans, supporteur ardent du président yougoslave sortant Slobodan Milosevic. «Mais le jour où elle a permis la tenue d’élections, toutes les illusions de voir arriver l’indépendance du Kosovo ont disparu», dit-il. M. Srdjan faisait partie d’un groupe d’environ 50 votants, militants de parti et membres de la commission électorale serbe, qui s’étaient réunis dès 6h30 (4h30 GMT) devant l’école de Gracanica pour assister à l’ouverture du scrutin. «Nous voulions être les premiers ici», dit Zlatko Joksimovic, 48 ans, tenancier d’un café qui avait fui de Pristina, le chef-lieu de la province, après la guerre du Kosovo des années 1998-1999, accompagné de sa femme Zorica. «Notre sécurité est aujourd’hui l’enjeu le plus important et nous ne serons en sécurité que si Milosevic gagne». Depuis le départ de l’armée yougoslave de la province en juin 1999 et le début de l’administration de l’Onu au Kosovo, les Serbes sont victimes de violences, allant jusqu’au meurtre, de la part des Albanais. La force de l’Otan (Kfor) n’a pas été en mesure d’assurer la sécurité de dizaines de milliers de Serbes qui ont dû quitter la province pour se réfugier en Serbie. Ceux qui sont restés vivent dans des enclaves souvent encerclées par des zones albanaises comme à Gracanica. Le début du vote a été retardé par une querelle entre les ultranationalistes du Parti radical serbe (SRS) et le Parti socialiste de Milosevic (SPS) qui a fini par obtenir que les personnes déplacées puissent voter. Dans une demi-douzaine de salles de classe, allouées aux différentes circonscriptions électorales, des militants du SRS, du SPS et de l’opposition démocratique de Serbie (DOS), la coalition qui soutient le principal rival de Milosevic, Vojislav Kostunica, observaient les premiers votants. Depuis l’annonce des élections, les milieux d’opposition avaient affirmé s’attendre à des fraudes massives en Serbie et surtout au Kosovo. Cependant, au moment où le vote commençait, même l’opposition espérait qu’elles seraient honnêtes. «Jusqu’à maintenant, tout a été régulier», a déclaré un observateur de DOS, Zoran Maksimovic. «Nous allons voter pour que les Serbes du Kosovo restent ici. Le meilleur parti gagnera et ce sera le nôtre», a-t-il ajouté. D’autres étaient plus cyniques. Un homme, qui a souhaité garder l’anonymat, a dit que le SPS avait apporté deux listes électorales pour permettre à ses supporteurs de voter deux fois. «Si les choses ne tournent pas à l’avantage de Milosevic, ils recevront un coup de fil de Belgrade, a-t-il dit. Alors ils sortiront la seconde liste et les officiels et les patrons d’usine forceront les gens à aller voter».
Les électeurs serbes, installés dans la plus grande enclave du centre du Kosovo, sont allés voter à l’aube, confiants qu’ils réaffirmaient ainsi les droits de la Yougoslavie sur la région administrée par l’Onu. «Toute la communauté internationale a fait tout ce qu’elle pouvait contre nous et pour bloquer le scrutin», a déclaré Vasic Srdjan, 40 ans, supporteur ardent du président yougoslave sortant Slobodan Milosevic. «Mais le jour où elle a permis la tenue d’élections, toutes les illusions de voir arriver l’indépendance du Kosovo ont disparu», dit-il. M. Srdjan faisait partie d’un groupe d’environ 50 votants, militants de parti et membres de la commission électorale serbe, qui s’étaient réunis dès 6h30 (4h30 GMT) devant l’école de Gracanica pour assister à l’ouverture du scrutin. «Nous...