Judo - Trois années de galère effacées Vandenhende touche l'or
le 20 septembre 2000 à 00h00
Séverine Vandenhende a remporté hier la première médaille d’or du judo français aux Jeux olympiques de Sydney après une victoire en finale sur la Chinoise Shufang Li, dans la catégorie des moins de 63 kilos. Chez les hommes, le Japonais Makoto Takimoto s’est adjugé la couronne des moins de 81 kilos aux dépens du Sud-Coréen Cho In-Chul, champion du monde en titre. Déjà sacrée championne du monde en 1997, Séverine Vandenhende a effacé à Sydney trois ans de galère causés par des blessures à répétition au genou et à l’épaule. Championne du monde en 1997, elle ajoute le titre olympique à son palmarès pour sa première participation aux Jeux. «Elle mérite d’être championne olympique car elle en a bavé. Elle devait gagner car son parcours a été extraordinaire, notamment en finale face à une Chinoise qui truquait le jeu. Elle n’a pas craqué psychologiquement. C’est ça une grande championne», s’est réjoui Fabien Canu, directeur technique national du judo français. Vainqueur de tous ses combats avant la finale par ippon, le Française n’avait pourtant pas un tirage facile avec un premier combat contre la Coréenne Jung Sung-Sook, championne du monde 1995, championne d’Asie cette saison et vainqueur, en février, du tournoi de Paris grâce à une victoire en finale sur... Séverine Vandenhende. Bouras frôle l’exploit Une fois la Coréenne – finalement troisième du tournoi – écartée de sa route, la Française a affiché une confiance inébranlable pour battre successivement la Canadienne Sophie Robergé, l’Américaine Celita Schultz et l’Allemande Anja von Rekowski. En finale, sa victoire sur Li a été acquise grâce à deux pénalités infligées à la Chinoise pour manque de combativité. «On la sentait beaucoup plus forte que les autres depuis le début du tournoi. Ce titre va faire du bien à l’équipe. Il faut maintenant rattraper le retard par rapport à l’objectif de quatre à cinq médailles que j’avais fixé», a commenté Fabien Canu. Djamel Bouras aurait bien voulu lui aussi apporter sa pierre à l’édifice tricolore et il n’est pas passé bien loin d’un deuxième titre olympique consécutif, ce qu’aucun Français n’est jamais parvenu à faire. Qualifié pour les demi-finales des moins de 81 kilos, il a buté sur le futur vainqueur, Makito Takimoto, en encaissant waza-ari dans la dernière minute de combat. Opposé ensuite à l’Estonien Alexeï Boudoline pour la médaille de bronze, le médaillé d’or d’Atlanta s’est d’abord fait sanctionner puis a encaissé trois koka de suite et a dû abandonner la troisième marche du podium à Boudoline, déjà troisième des derniers championnats d’Europe. La deuxième médaille de bronze de la catégorie est revenue au Portugais Nuno Delgado. Chez les femmes, la sextuple championne d’Europe belge Gella Vandecaveye a partagé la troisième marche du podium avec Jung.
Séverine Vandenhende a remporté hier la première médaille d’or du judo français aux Jeux olympiques de Sydney après une victoire en finale sur la Chinoise Shufang Li, dans la catégorie des moins de 63 kilos. Chez les hommes, le Japonais Makoto Takimoto s’est adjugé la couronne des moins de 81 kilos aux dépens du Sud-Coréen Cho In-Chul, champion du monde en titre. Déjà sacrée championne du monde en 1997, Séverine Vandenhende a effacé à Sydney trois ans de galère causés par des blessures à répétition au genou et à l’épaule. Championne du monde en 1997, elle ajoute le titre olympique à son palmarès pour sa première participation aux Jeux. «Elle mérite d’être championne olympique car elle en a bavé. Elle devait gagner car son parcours a été extraordinaire, notamment en finale face à une Chinoise qui...
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