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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar toujours recherché

Le dollar est demeuré recherché encore hier, à Beyrouth, dans un marché toujours dépourvu d’intérêts à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL), qui est restée la principale contrepartie à la vente au haut de sa fourchette d’intervention. Mais avec le maintien de cette fourchette en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit, en l’absence pratiquement d’un marché interbancaire, ont continué d’acheter le billet vert auprès de la BDL à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que ce mouvement ne devait pas dépasser le cadre des besoins commerciaux de la clientèle, avec un volume d’affaires de quelque neuf millions de dollars entièrement placés à la vente par la BDL. Fragilité de l’euro à l’étranger À l’étranger, l’euro est demeuré très fragile, bien qu’il ait réussi à freiner sa chute hier sur les marchés des changes internationaux, après être retombé à 0,8480 dollar en début de journée en Europe, pour la première fois de son histoire. Très affaibli par sa chute matinale sous le seuil de 0,85 dollar, l’euro a donc réussi à remonter légèrement, profitant de la prudence des investisseurs avant la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de Banques centrales du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) samedi à Prague. À cela auraient contribué les commentaires de responsables économiques et politiques à son sujet qui lui ont apporté un peu de soutien. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés tout d’abord par les propos tenus par le ministre des Finances allemand, Hans Eichel, selon lesquels il n’est pas dans l’intérêt de l’Allemagne d’avoir un euro faible. «La croissance en Allemagne est portée avant tout par les exportations apparemment favorisées par la faiblesse du cours de l’euro. Mais un euro faible ne présente vraiment aucun intérêt pour le gouvernement fédéral», a déclaré M. Eichel, en ajoutant que «les données économiques fondamentales ne peuvent plus expliquer depuis longtemps le cours de l’euro». Les opérateurs ont aussi mis en avant les propos de l’économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) Michael Mussa, pour lequel «la faiblesse de l’euro est devenue davantage un problème et une source d’inquiétudes dans toutes les zones monétaires». Et d’ajouter «si l’on peut expliquer la baisse de l’euro de 1,16 dollar (son cours de début) à 1 dollar, il me semble plus difficile de trouver une raison plausible pour laquelle il est tombé de 1 dollar à 0,85 dollar». De plus, il semble que le marché ne veut pas risquer d’être trop à court d’euro à l’approche de la réunion des ministres des Finances du groupe des Sept samedi à Prague. De ce fait, il y a eu peu d’achats spéculatifs sur l’euro car le marché table sur un communiqué du groupe des Sept en faveur de la monnaie unique, mais ce serait très étonnant d’avoir quelque chose de plus ferme que d’habitude, fait-on remarquer dans les milieux cambistes. Certes, nombre d’observateurs craignent en effet que les Sept se contentent d’une énième démonstration de soutien verbal à un euro chancelant. En outre, les incertitudes sur l’issu du référendum danois le 28 septembre ont pesé également hier sur la monnaie unique. D’autant que le marché a déjà intégré un non. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro, qui est parvenu à freiner sa chute, demeurait toujours faible, se négociant à New York, comme suit : – 0,8520 pour un euro contre 0,8535, la veille – 1,4110 pour un sterling contre 1,4055 – 2,2955 DM contre 2,2915 – 7,6995 FF contre 7,6855 – 1,7765 FS contre 1,7850 – 2 272,65 lires contre 2 268,65 – 106,95 yens contre 106,90. Bourse de Beyrouth : marché stationnaire À la Bourse de Beyrouth, le marché libanais des valeurs mobilières était à la stabilité hier, toutes les sociétés ayant fait l’objet de transactions reproduisant leurs derniers cours de la veille. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu invariablement à 65,99 points, ainsi que l’indice partie LIBX des valeurs bancaires à 141,32 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché dépourvu d’activité avec 12 250 actions négociées d’une valeur globale de 81 453 dollars. Achats sélectifs sur les Bourses américaines Sur les places boursières internationales, des achats sélectifs ont dominé hier l’activité sur les marchés américains des valeurs mobilières, alors que les investisseurs restaient préoccupés par l’impact sur les résultats des sociétés américaines du ralentissement de la croissance économique, de la flambée du brut et de la dégringolade de l’euro. L’annonce hier d’une faible hausse de 0,3 % des mises en chantier de logement aux États-Unis le mois dernier contre une baisse de 2,9 % en juillet, alors que les analystes tablaient sur une progression de 1,9%, est venue confirmer le ralentissement de la croissance américaine et peser sur certaines grandes sociétés. Dans ce contexte, il est évident que les opérateurs boursiers cherchent à jouer les défensives aux États-Unis où les Profit Warnings viennent de ces sociétés, comme Gillette. Pourtant les financières restaient bonnes ainsi que les compartiments défensifs classiques, comme les valeurs de l’alimentation, des boissons, de la santé et des services aux collectivités qui ont généralement superformé le marché. Il en est de même de la haute technologie et des télécoms, deux secteurs privilégiés par les acheteurs, permettant à l’indicateur de Wall Street de limiter ses pertes et au Nasdaq de renforcer ses gains. Cela étant, le Nasdaq est remonté au-dessus du seuil des 3 800 points, alors que le Dow Jones des industrielles fluctuait à la baisse entre un plus haut à 10 839,14 points et un plus bas à 10 761,91 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 781,70 points, en baisse de 26,82 points sur la veille. Irrégularité des Bourses européennes Les Bourses européennes ont fait preuve d’hésitation mardi et ont clôturé sur des notes divergentes, désorientées par l’irrégularité de Wall Street en matinée à New York. Les investisseurs se méfient toujours des risques potentiels d’inflation induits par la flambée persistante des prix pétroliers et se réfugient vers les valeurs défensives, au détriment des technologiques notamment. À la clôture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 était pratiquement stable, mais effaçait ses pertes de la séance avec une hausse infime de 0,03 %, alors que l’Euro Stoxx 50 des valeurs-vedettes de la zone euro restait négatif et cédait 0,39 %. «Le marché est très nerveux», soulignait un opérateur. «Il y a une série de très mauvaises nouvelles en provenance de Valeo, Michelin et quelques autres». Le groupe de cosmétiques L’Oréal est ainsi l’une des valeurs-vedettes européennes les plus performantes de la journée, avec un gain de 4,76 % à 85,80 euros, suivi du groupe d’électricité E.ON, en hausse de 3,26 % à 54,47 %. En revanche, l’équipementier automobile Valeo a dévissé de 11,89 % à 48,90 euros et touché un nouveau plus bas de l’année en séance à 48 euros après un avertissement sur ses marges. Michelin a réduit ses pertes et fini en repli de 1,37 % à 32,35 euros, après un plus bas en séance de 30,10 euros sur l’annonce d’une baisse de 29,1 % – plus importante que prévu – de son bénéfice net au premier semestre. Quant au fabricant allemand de pneumatiques Continental, il a abandonné 6,34 % à 19,20 euros vers 18h20 GMT après avoir révélé l’existence de problèmes sur des pneus produits par sa filiale américaine General Tire. Des avertissements sur les bénéfices ont aussi plombé les industrielles et les minières. Tokyo : en légère reprise Les valeurs japonaises, globalement en baisse mardi à la mi-séance, ont pu ensuite effacer leurs pertes et terminer en progrès modéré grâce à des achats à bon compte opérés vers la fin de la séance par des institutionnels, surtout sur des valeurs technologiques. L’indice Nikkei 225 a affiché en clôture un gain de 63,03 points, soit 0,39 %, à 16 124,19, tandis que l’indice pondéré Topix des valeurs de la première section a progressé de 9,59 points, soit 0,65 %, à 1 490,63. La Bourse avait baissé en début de journée en réaction aux reculs accusés la veille sur les marchés américains, reculs qui ont fait craindre une nouvelle fois que des investisseurs américains ne vendent des valeurs japonaises pour couvrir leurs pertes à domicile. Elle avait en outre été affectée, selon des professionnels, par des dénouements de participations croisées opérés à l’approche de l’arrêté des comptes semestriels le 30 septembre, et le Nikkei avait enfoncé en matinée le seuil des 16 000 points, reculant jusqu’à 15 774,72. L’indice n’était pas tombé aussi bas depuis le 8 août dernier. On a dénombré sur la première section 865 valeurs en hausse pour 377 en baisse, après des échanges plus fournis, de 591,25 millions d’actions contre 490,64 millions lundi. Malgré la baisse des marchés étrangers, les bancaires se sont maintenues dans leur bonne orientation, le secteur gagnant globalement 1,63 %, pour sa cinquième séance de hausse consécutive. On a pu aussi noter la bonne tenue d’autres secteurs de l’ancienne économie tels que les chantiers navals et le textile, ce qui semble confirmer un ralentissement des ventes de participations croisées, importantes dans l’économie traditionnelle.
Le dollar est demeuré recherché encore hier, à Beyrouth, dans un marché toujours dépourvu d’intérêts à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL), qui est restée la principale contrepartie à la vente au haut de sa fourchette d’intervention. Mais avec le maintien de cette fourchette en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit, en l’absence pratiquement d’un marché interbancaire, ont continué d’acheter le billet vert auprès de la BDL à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que ce mouvement ne devait pas dépasser le cadre des besoins commerciaux de la clientèle, avec un volume d’affaires de quelque neuf millions...