L'arrestation d'Inaki de Renteria représente un sérieux revers pour l'ETA(photo)
le 18 septembre 2000 à 00h00
L’organisation séparatiste basque espagnole ETA, qui mène une violente offensive depuis plusieurs mois, a subi l’un des plus sérieux revers de son histoire avec l’arrestation vendredi en France de son chef présumé, Inaki de Renteria, trois jours après le demantèlement selon Madrid de son appareil politique. Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, Ignacio Miguel Gracia Arregui dit «Inaki de Renteria», 44 ans, était à la tête de l’organisation armée depuis 1992, année durant laquelle la police française avait appréhendé, également à Bidart (sud-ouest de la France), toute la direction de l’ETA de l’époque. Vendredi soir, à Saint-Sébastien, de violents incidents ont éclaté entre des manifestants anti-ETA, des indépendantistes et la police basque. Si la classe politique ne cachait pas sa satisfaction après l’arrestation du numéro un présumé de l’ETA, certains responsables craignent une riposte de l’organisation armée basque, comme cela a été le cas après le démantèlement mercredi selon Madrid de son appareil politique en Espagne et l’arrestation de vingt militants indépendantistes dont 18 ont été écroués samedi. Jeudi soir, un ancien ministre de la Justice du gouvernement régional basque, José Ramon Recalde, a été grièvement blessé par balle lors d’un attentat attribué par la police à l’ETA. Ses jours ne sont toutefois pas en danger. Un dirigeant du Parti socialiste basque, Rodolfo Ares, a estimé que les «Basques et les Espagnols sont aujourd’hui un peu plus libres» après l’arrestation d’Inaki de Renteria. «C’est une magnifique nouvelle», a affirmé le leader de la coalition Izquierda Unida, Julio Anguita. Satisfaction également dans les rangs du Parti populaire (PP, au pouvoir à Madrid). Mais son porte-parole au Pays basque, Leopoldo Barreda, a insisté sur le fait que «l’ETA tentera certainement de se venger». Pour les experts de la lutte antiterroriste, ce coup dur porté à l’organisation séparatiste ne signifie pas pour autant sa fin car elle a les moyens de se régénérer comme cela avait été le cas après le démantèlement de sa direction en 1992 à Bidart. La «lutte armée», que l’ETA mène depuis plus de trente ans, et qui a fait douze morts depuis le début de cette année, est soutenue par la coalition indépendantiste Herri Batasuna (HB), son bras politique qui représente plus de 15 % de l’électorat au Pays basque espagnol. Néanmoins, Ignacio Gracia Arregui était «un symbole et une référence pour l’ETA», a affirmé le ministre de l’Intérieur, Jaime Mayor Oreja. Il est considéré par les experts de la lutte antiterroriste comme un «dur» et un «autoritaire» au sein de l’organisation armée et l’un des responsables de la reprise des attentats de l’ETA en janvier après une trêve de 14 mois. Selon des sources judiciaires, la justice espagnole devrait demander prochainement à la France son extradition.
L’organisation séparatiste basque espagnole ETA, qui mène une violente offensive depuis plusieurs mois, a subi l’un des plus sérieux revers de son histoire avec l’arrestation vendredi en France de son chef présumé, Inaki de Renteria, trois jours après le demantèlement selon Madrid de son appareil politique. Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, Ignacio Miguel Gracia Arregui dit «Inaki de Renteria», 44 ans, était à la tête de l’organisation armée depuis 1992, année durant laquelle la police française avait appréhendé, également à Bidart (sud-ouest de la France), toute la direction de l’ETA de l’époque. Vendredi soir, à Saint-Sébastien, de violents incidents ont éclaté entre des manifestants anti-ETA, des indépendantistes et la police basque. Si la classe politique ne cachait pas sa...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.