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Actualités - Chronologie

Santé Le cas d'empoisonnement au Karaoun s'élèvent à 128

Il a fallu que le nombre des personnes empoisonnées par l’eau polluée – «potable», disent-«ils»... – dans le village de Karaoun (Békaa-Ouest) s’élève à 128 pour que les services étatiques songent enfin à réagir. Mais ce n’est qu’à partir de demain mardi que les travaux de réfection du réseau hydraulique vétuste de la localité commenceront. Du moins, c’est ce que le ministre des Ressources hydrauliques et électriques, M. Sleiman Traboulsi, a assuré au vice-président de la Chambre sortante, M. Élie Ferzli, qui avait pris contact avec lui afin de s’enquérir des mesures que l’État entend prendre pour régler le problème de la pollution, due à l’infiltration des eaux usées dans le réseau de distribution. À moyen terme, les canalisations doivent être toutes changées, a expliqué M. Traboulsi à son interlocuteur, précisant qu’une équipe technique doit être incessamment dépêchée à Karaoun afin d’entamer les travaux nécessaires. Le ministre de la Santé, M. Karam Karam, avec qui le député a également pris contact, a pour sa part affirmé qu’une équipe médicale a déjà été envoyée sur place. En outre, du sérum et des médicaments ont été assurés aux hôpitaux où les 128 personnes empoisonnées sont soignées aux frais du ministère. Ces contacts ont été entrepris durant la réunion que cinq députés de la région, MM. Élie Ferzli, Robert Ghanem, Fayçal Daoud, Sami Khatib et Mahmoud Abou Hamdane, ont tenue en présence du caïmacam, Maneh Moqdad, et du président et des membres du conseil municipal ainsi que des notables du village de Karaoun. Le président de la municipalité, M. Ali Hatem, devait faire un exposé sur la situation à l’intention de ses interlocuteurs, expliquant que le réseau d’adduction d’eau potable est dans un état de délabrement avancé et reprochant vivement à l’État d’avoir attendu quatre jours avant de réagir. M. Moqdad a annoncé que la fédération des municipalités riveraines du lac avait accordé au village sinistré une aide financière urgente de 20 millions de livres qui servira à assurer l’eau potable en attendant que le réseau défectueux soit remplacé. Quant à M. Ferzli, il a invité le gouvernement, au nom des députés de la Békaa, à s’empresser de transmettre au Parlement le projet de loi concernant notamment l’établissement de stations de filtrages d’eau près du lac. Ce projet, rappelle-t-on, est financé par la Banque islamique de développement.
Il a fallu que le nombre des personnes empoisonnées par l’eau polluée – «potable», disent-«ils»... – dans le village de Karaoun (Békaa-Ouest) s’élève à 128 pour que les services étatiques songent enfin à réagir. Mais ce n’est qu’à partir de demain mardi que les travaux de réfection du réseau hydraulique vétuste de la localité commenceront. Du moins, c’est ce que le ministre des Ressources hydrauliques et électriques, M. Sleiman Traboulsi, a assuré au vice-président de la Chambre sortante, M. Élie Ferzli, qui avait pris contact avec lui afin de s’enquérir des mesures que l’État entend prendre pour régler le problème de la pollution, due à l’infiltration des eaux usées dans le réseau de distribution. À moyen terme, les canalisations doivent être toutes changées, a expliqué M. Traboulsi...