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Actualités - Chronologie

Sabra-Chatila : l'Autorité palestinienne réclame le jugement des responsables

L’Autorité palestinienne a réclamé samedi que les responsables des massacres de Palestiniens dans les camps de Sabra et de Chatila soient jugés «comme des criminels de guerre», au moment où des manifestations étaient organisées à Beyrouth et en Cisjordanie pour commémorer le 18e anniversaire de l’hécatombe. «Ce crime abject, qui a coûté la vie à un millier de martyrs palestiniens et libanais et exécuté de sang-froid par des forces hostiles avec l’appui du terroriste Ariel Sharon (alors ministre israélien de la Défense) ne doit pas rester impuni», a indiqué un communiqué du ministère palestinien de l’Information, rapporté par l’AFP. «La communauté internationale doit juger comme criminels de guerre les responsables de ces massacres», a ajouté le communiqué, affirmant que «le peuple palestinien qui a trop souffert depuis le début du XXe siècle aspire plus que jamais à vivre dans la paix et à fonder son État indépendant». Entre-temps à Beyrouth, près d’un millier de Palestiniens et de Libanais ont manifesté pour commémorer le massacre, perpétré, rappelle-t-on, au lendemain de l’assassinat du président Béchir Gemayel, le 14 septembre 1982. Délégation italienne Pour la première fois depuis le massacre, une délégation étrangère, en l’occurrence italienne, conduite par la députée européenne de gauche Louisa Morgantini, a participé au rassemblement à la mémoire des victimes enterrées dans une fosse commune. Des jeunes arborant des drapeaux palestiniens ont ouvert un cortège, qui s’est rendu à pied de Chatila au cimetière, suivi par une fanfare de cornemuses, héritages du mandat britannique en Palestine (1920-1948). Parmi les orateurs qui se sont succédé au cimetière, Abou Maher Yamani, un des fondateurs du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine) a dénoncé «l’horrible massacre perpétré par les sionistes et leurs agents». Après la cérémonie au cimetière, une marche silencieuse a été organisée à Beyrouth à la mémoire des victimes. Le cimetière, un simple terrain vague sans stèle, transformé en dépotoir, a été récemment nettoyé par la municipalité. Pour la députée italienne, «il est totalement inacceptable que le cimetière reste dans cet état, il faut édifier un mausolée et sauvegarder son périmètre pour empêcher sa profanation». Louisa Morgantini a indiqué à l’AFP qu’elle compte mener une campagne de collecte de fonds. En marge de la cérémonie «officielle», des parents se sont souvenus de ces trois jours de cauchemar. Abou Sami Hrour, 28 ans, rescapé au massacre dans lequel ont péri son père, sa mère et ses quatre frères et sœurs, affirme qu’il a pu échapper à la tuerie en se cachant dans une niche de chien. Un Libanais, Adnan Moqdad, raconte qu’il a perdu 43 de ses proches dans le massacre. «Les têtes de mon père et de ma mère, octogénaires, ont été fracassées à la hache. Les rues de Chatila étaient jonchées de cadavres de vieillards décapités, de femmes éventrées, de jeunes hommes criblés de balles et d’enfants aux têtes écrasées», se souvient-il. Après le retrait israélien de Beyrouth qui a suivi le massacre, les Palestiniens avaient construit une enceinte avec une plaque commémorative autour de la fosse commune. Dévasté pendant la «guerre des camps» (1985-1988) qui a opposé les Palestiniens aux miliciens d’Amal, le cimetière a été laissé ensuite à l’abandon. Aujourd’hui, il est coincé au milieu d’un bidonville, non loin du dernier carré encore existant de Chatila. En Cisjordanie Parallèlement à la manifestation de Beyrouth, quelque 150 Palestiniens ont défilé au centre de Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie, pour marquer l’anniversaire des massacres. Brandissant des fanions noirs et des drapeaux palestiniens, les manifestants ont défilé sur l’axe principal de Bethléem à partir du camp de réfugiés «Deheisheh» jusqu’au camp de «Aïda» en reprenant des slogans hostiles à Israël et à Sharon. «Nous n’oublierons jamais nos martyrs», «Nous nous souvenons du sang versé», ont-ils scandé. Les manifestants ont aussi appelé l’Autorité palestinienne à lutter pour le droit au retour dans leurs foyers des réfugiés palestiniens qui ont pris les chemins de l’exil lors de la première guerre israélo-arabe consécutive à la création de l’État hébreu en mai 1948.
L’Autorité palestinienne a réclamé samedi que les responsables des massacres de Palestiniens dans les camps de Sabra et de Chatila soient jugés «comme des criminels de guerre», au moment où des manifestations étaient organisées à Beyrouth et en Cisjordanie pour commémorer le 18e anniversaire de l’hécatombe. «Ce crime abject, qui a coûté la vie à un millier de martyrs palestiniens et libanais et exécuté de sang-froid par des forces hostiles avec l’appui du terroriste Ariel Sharon (alors ministre israélien de la Défense) ne doit pas rester impuni», a indiqué un communiqué du ministère palestinien de l’Information, rapporté par l’AFP. «La communauté internationale doit juger comme criminels de guerre les responsables de ces massacres», a ajouté le communiqué, affirmant que «le peuple palestinien qui...