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Actualités - Chronologie

Sommet Ukraine-UE Kiev réclame des fonds pour remplacer Tchernobyl

Obtenir des fonds pour construire deux nouveaux réacteurs nucléaires : tel est l’objectif principal de Kiev lors du sommet Ukraine-UE aujourd’hui et demain à Paris, trois mois avant la fermeture prévue de Tchernobyl. «C’est un dossier-clé des rencontres de Paris», a indiqué le chef de la diplomatie ukrainienne Boris Tarassiouk. La question des crédits internationaux pour l’achèvement des réacteurs dans les centrales ukrainiennes de Rivne (ouest) et Khmelnitski (ouest) est en suspens depuis des années, malgré un accord signé entre Kiev et le G7 en décembre 1995 à Ottawa. Selon ce document, l’Ukraine s’est engagée à fermer Tchernobyl, théâtre du plus grave accident nucléaire mondial en 1986, contre une aide internationale de 2,3 milliards de dollars dont près de 1,5 milliard pour Rivne et Khmelnitski. Après des années de tergiversations, le chef de l’État ukrainien Léonid Koutchma a annoncé début juin la date de la fermeture définitive de Tchernobyl – le 15 décembre 2000. Mais la question du financement des réacteurs reste ouverte. Le seul réacteur encore opérationnel de Tchernobyl fournit 7 % de l’électricité ukrainienne et son arrêt sera un coup dur pour Kiev dont les caisses sont vides. Sans revenir explicitement sur leurs promesses, les Occidentaux, et notamment l’Allemagne, hésitent à financer le nucléaire ukrainien, jugé peu fiable, tout en exigeant davantage de réformes dans le secteur énergétique. «L’Europe écoutera avec le plus grand intérêt l’exposé de M. Koutchma», a commenté l’ambassadeur de France en Ukraine Pascal Fieschi. Selon l’accord d’Ottawa, la Commission européenne doit octroyer à l’Ukraine quelque 600 millions de dollars via un prêt Euratom sur une durée de 20 ans. La contribution de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) se montera à environ 200 millions de dollars. L’Ukraine participera à hauteur de 200 millions de dollars et la Russie s’est engagée à fournir 150 millions sous forme de combustible nucléaire pour Rivne et Khmelnitsky. Enfin, les pays du G7 doivent verser directement les quelque 350 millions de dollars manquants. Même si aucun pas concret sur le déblocage des fonds n’est attendu à l’issue du sommet, le soutien de l’Europe «avancera la prise de la décision» sur le financement, a indiqué une source proche de la Commission à Kiev. La France, qui assure la présidence tournante de l’UE, s’est déjà déclarée en faveur du projet nucléaire, selon M. Fieschi. Le sommet de Paris sera aussi l’occasion d’aborder des différends commerciaux portant notamment sur la production automobile. L’UE reproche à Kiev de protéger l’entreprise mixte formée par Daewoo et l’unique constructeur automobile ukrainien AvtoZaz en limitant l’importation de véhicules d’occasion et en lui accordant des privilèges fiscaux. La signature de deux accords est prévue dans les domaines de l’information et de l’espace. Enfin, M. Koutchma ne manquera pas de confirmer les aspirations européennes de son pays dans ses discussions avec le chef d’État français Jacques Chirac et le président de la Commission Romano Prodi, a souligné le ministre ukrainien des Affaires étrangères. Kiev et l’UE ont signé en 1994 un pacte de partenariat et de coopération, mais Bruxelles s’est jusqu’à présent refusé à donner à l’Ukraine le statut du membre associé en raison de ses médiocres performances économiques.
Obtenir des fonds pour construire deux nouveaux réacteurs nucléaires : tel est l’objectif principal de Kiev lors du sommet Ukraine-UE aujourd’hui et demain à Paris, trois mois avant la fermeture prévue de Tchernobyl. «C’est un dossier-clé des rencontres de Paris», a indiqué le chef de la diplomatie ukrainienne Boris Tarassiouk. La question des crédits internationaux pour l’achèvement des réacteurs dans les centrales ukrainiennes de Rivne (ouest) et Khmelnitski (ouest) est en suspens depuis des années, malgré un accord signé entre Kiev et le G7 en décembre 1995 à Ottawa. Selon ce document, l’Ukraine s’est engagée à fermer Tchernobyl, théâtre du plus grave accident nucléaire mondial en 1986, contre une aide internationale de 2,3 milliards de dollars dont près de 1,5 milliard pour Rivne et Khmelnitski....