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Actualités - Chronologie

Judo : le Japon favori sur sa lancée des Mondiaux 99

Le Japon, numéro un sans discontinuer depuis que la discipline est apparue aux Jeux en 1964, s’annonce comme le grand favori du tournoi olympique de judo qui débute samedi à Sydney. Les Japonais, menacés par la France depuis 1992, ont remis les choses en place avec une impressionnante démonstration aux derniers championnats du monde de Birmingham. Avec 11 médailles dont 8 titres, 50 % de ceux décernés, les Nippons ont laissé Cuba et sa puissante équipe féminine à quatre longueurs, et la France, qui leur avait tenu la dragée haute à Atlanta (8 médailles contre 6, 3 titres partout) et aux Mondiaux-97 à Paris, à huit longueurs. Symboles de cette domination : le nouveau roi des lourds Shinichi Shinohara, auteur d’un doublé rare lourds-toutes catégories, et la minuscule Ryoko Tamura (48 kg), couronnée pour la quatrième fois, mais toujours à la recherche de son premier titre olympique (2e en 1992 et 1996). Mais ces deux perles ne sont pas seules. Il y a aussi Inoué (-100 kg), Yoshida (90 kg) et une étonnante équipe féminine avec Anno (-78 kg), Maeda (63 kg), Narasaki (52 kg), tous champions du monde. «Le Japon a une énorme équipe, reconnaît admiratif le directeur technique national français Fabien Canu. Mais la grande nouveauté, c’est que son équipe féminine a beaucoup progressé. En outre, les Japonais, qui avaient un peu flotté à Atlanta, ont appris depuis deux ans à se préparer physiquement et psychologiquement». Le cas Douillet «Sur ce qu’on a vu à Birmingham, il y a lieu de s’inquiéter. Mais n’ont-ils pas été en forme trop tôt ?», a-t-il ajouté. L’équipe de France avait été inhabituellement médiocre à ces Mondiaux avec 4 médailles et un seul titre. Elle a redressé la situation en dominant nettement les championnats d’Europe en mai dernier. Avec le géant David Douillet et Djamel Bouras, tenants du titre des lourds et des -81 kg, le champion du monde Larbi Benboudaoud (60 kg), l’expérimenté Stéphane Traineau, trois championnes d’Europe et deux ex-championnes du monde, les Français ont le potentiel pour défier le Japon. Grande inconnue de ce tournoi olympique : Douillet pourra-t-il réussir le doublé qui en ferait le judoka le plus titré de l’histoire ? Ecarté des tatamis durant un an en raison d’une blessure au dos, il revient en forme. Mais à 31 ans, il paraît n’avoir plus son fabuleux potentiel pour s’opposer au sacre de Shinohara chez les lourds, que le Japon attend depuis 1998 ; Cuba, la Russie, l’Allemagne et la Corée du Sud tenteront de s’interposer dans le match attendu entre les deux géants du judo.
Le Japon, numéro un sans discontinuer depuis que la discipline est apparue aux Jeux en 1964, s’annonce comme le grand favori du tournoi olympique de judo qui débute samedi à Sydney. Les Japonais, menacés par la France depuis 1992, ont remis les choses en place avec une impressionnante démonstration aux derniers championnats du monde de Birmingham. Avec 11 médailles dont 8 titres, 50 % de ceux décernés, les Nippons ont laissé Cuba et sa puissante équipe féminine à quatre longueurs, et la France, qui leur avait tenu la dragée haute à Atlanta (8 médailles contre 6, 3 titres partout) et aux Mondiaux-97 à Paris, à huit longueurs. Symboles de cette domination : le nouveau roi des lourds Shinichi Shinohara, auteur d’un doublé rare lourds-toutes catégories, et la minuscule Ryoko Tamura (48 kg), couronnée pour la...