Il s’agit d’une question de savoir-vivre. Inviter une bonne vingtaine de journalistes pour couvrir un «festival international», c’est leur faire un honneur «incommensurable». Les faire poireauter 80 minutes durant, au pied d’un mur sous prétexte que «nous n’avons pas de directives concernant une table pour la presse», comme le répétaient inlassablement les hôtesses d’accueil, c’est leur faire un déshonneur «commensurable». Les organisateurs nous avaient bien assurés, le matin même, au cours de la conférence de presse, que deux tables étaient réservées aux journalistes. Que nenni. Point de table, de chaise ni même de tabouret pour accueillir les reporters. On s’est dit que cela devait être un problème de communication entre l’organisation et les hôtesses d’accueil. D’accord, on veut bien attendre l’organisateur pour tirer cette affaire au clair. 22h. Debout (encore et toujours). Monsieur Organisation se pointe finalement. Il annonce : «Non, il n’y a pas de places réservées aux journalistes». Merci, au revoir... Les photographes n’étaient pas logés à meilleure enseigne. Entassés sur une estrade d’un mètre de large posé face au podium, ils ont dû jouer des coudes pour apercevoir la gambette d’un mannequin. Messieurs et Mesdames les organisateurs (trices) de festivals, soirées à thème ou concerts, si la présence des photographes est trop tapageuse, si les places sont trop précieuses, une suggestion : engagez un photographe, faites un communiqué de presse et envoyez-le à ces honorables institutions. De nos jours, le Silence n’est plus d’or. C’est le Temps qui l’est...
Il s’agit d’une question de savoir-vivre. Inviter une bonne vingtaine de journalistes pour couvrir un «festival international», c’est leur faire un honneur «incommensurable». Les faire poireauter 80 minutes durant, au pied d’un mur sous prétexte que «nous n’avons pas de directives concernant une table pour la presse», comme le répétaient inlassablement les hôtesses d’accueil, c’est leur faire un déshonneur «commensurable». Les organisateurs nous avaient bien assurés, le matin même, au cours de la conférence de presse, que deux tables étaient réservées aux journalistes. Que nenni. Point de table, de chaise ni même de tabouret pour accueillir les reporters. On s’est dit que cela devait être un problème de communication entre l’organisation et les hôtesses d’accueil. D’accord, on veut bien...
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