Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : le dollar toujours recherché

Le dollar continuait à être recherché contre la livre libanaise à Beyrouth dans un marché calme et dépourvu d’intérêts à la demande en cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL). Pourtant, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet a finalement clôturé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà un an. Mais compte tenu de l’absence d’offres particulières en dollar, les établissements de crédit ont été amenés à l’acheter directement de la BDL et naturellement au point supérieur de sa fourchette d’intervention, fixé à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison de la réticence de l’offre et de l’étroitesse de la demande, le volume d’affaires de la journée d’hier ne devait guère se développer, pour ne pas dépasser quelque sept millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL. Reprise d’espoir de l’euro À l’étranger, l’euro est parvenu à reprendre des couleurs face au billet vert hier sur les marchés des changes internationaux, bénéficiant des propos rassurants de Wim Duisenberg, président de la Banque centrale européenne (BCE), à son sujet. Celui-ci a déclaré hier devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen à Bruxelles, que l’évolution actuelle des taux de change «constitue véritablement un motif d’inquiétude puisqu’elle s’ajoute à la pression de la hausse des prix à la consommation dans la zone euro». «Nous avons assisté à une amélioration considérable des perspectives de croissance économique dans la zone euro. Le fait que la monnaie unique ait perdu de sa valeur au cours de ces derniers mois ne correspond pas à ces fondamentaux économiques très forts de la zone euro», a indiqué M. Duisenberg. «La BCE reste en état d’alerte sur tous les risques pour la stabilité des taux de change et des prix sans la zone euro», a-t-il affirmé. «Concernant les possibilités d’interventions, je ne peux répéter que ce que j’ai dit à plusieurs reprises, à savoir que j’en informerai les marchés, et vous-mêmes, une fois qu’elles auront eu lieu», a-t-il ajouté. Ces propos n’ont donc pas tardé à relancer les spéculations sur une éventuelle intervention de la BCE, d’après des analystes qui ont noté que les investisseurs ne voulaient pas être trop à court d’euros dans ce contexte. Cela d’autant que le marché devait rester prudent à deux jours de la réunion demain du conseil des gouverneurs de la BCE sur les taux d’intérêt. De plus, l’euro a bénéficié aussi indirectement d’autres propos tenus par le président de la Banque de Réserve de Dallas (Texas) Robert McTeer estimant que la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait assouplir sa politique monétaire une fois que les prix pétroliers commenceront à baisser. «Une fois que la flambée des cours pétroliers sera derrière nous je ne serais pas surpris de voir les taux d’intérêt américains baisser», a-t-il déclaré dans une interview au Wall Street Journal publiée hier. Pourtant, après ces développements, les fluctuations de l’euro sont devenues de plus en plus techniques, variant entre des mouvements de prises de bénéfices sur le dollar et des couvertures de positions sur la monnaie unique, en attendant la conférence de presse de Duisenberg demain à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE. Cela d’autant que les opérateurs attendent également à la même date la publication des chiffres sur les ventes de détail et des prix à la production en août aux États-Unis qui apporteront de nouvelles indications sur l’état de l’économie américaine. De son côté , la livre sterling s’est légèrement reprise aussi face au billet vert après être tombée plus tôt à son plus bas niveau en 14 ans, alors que le yen continuait à souffrir de l’accès de faiblesse de la Bourse de Tokyo. Cela étant, le dollar s’est finalement négocié, à New York, sur un ton indécis dans les deux sens, comme suit : – 0,8628 pour un euro contre 0,8575, la veille – 1,4065 pour un sterling contre 1,4025 – 2,2670 DM contre 2,2810 – 7,6025 FF contre 7,6495 – 1,7675 FS contre 1,7750 – 2 244,20 lires contre 2 258,05 – 106,95 yens contre 106,05. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée hier, entre la forte chute des actions B de Solidere de 8 1/2 à 8,00 dollars et la légère hausse de celles de la catégorie A de la même société de 8,00 à 8 1/8 dollars et de la Byblos Bank de 1 31/32 à 2,00 dollars, dans un marché déserté sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,45 % à 66,10 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a gagné 0,07 % à 141,32 points. Ce développement s’est produit hier dans un volume d’affaires réduit à 85 471 actions d’une valeur globale de 648 686 dollars. Irrégularité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont été pratiquement inchangés hier, en l’absence de motivations aussi bien à l’achat qu’à la vente. Sur les deux principales Bourses de New York, Wall Street et Nasdaq, les investisseurs, qui avaient largement vendu ces dernières séances les valeurs électroniques et de télécommunication, ont procédé sélectivement hier à les racheter sur ces deux secteurs. Le marché a été à ce titre bien partagé avec les valeurs de la haute technologie et de l’Internet, illustrées par le Nasdaq dans l’ensemble en légère hausse, et les valeurs industrielles et grande consommation en léger repli à Wall Street. En outre, au secteur financier, la banque d’affaires américaine JP Morgan continuait sa progression sur des rumeurs selon lesquelles l’offre de rachat par la Deutsche Bank serait maintenant imminente. Pourtant, le renchérissement du pétrole, bien que bénéficiaire pour les compagnies de ce secteur, a été un facteur déprimant du marché boursier américain avec notamment tout le secteur des transports et celui des industries utilisant le pétrole comme matière première. Il en est de même de la dépréciation de l’euro qui ne cesse d’affecter les sociétés dirigées vers l’exportation. Cela étant, l’indice Nasdaq n’a pu finalement gagner que quelques fractions en se maintenant aux alentours de la barre des 3 900 points, ainsi l’indice Dow Jones des industrielles qui a irrégulièrement oscillé entre un plus haut à 11 233,15 points et un plus bas à 11 113,73 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure locale de Beyrouth, 11 205,48 points, en légère hausse de 9,99 points sur la veille. Atténuation des pertes des Bourses européennes Les Bourses européennes ont effacé une partie de leurs pertes hier après-midi, soutenues par un rebond du Nasdaq en matinée à New York et par la fermeté persistante des valeurs défensives comme les pharmaceutiques. L’indice paneuropéen Eurotop 300 et l’Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro sont restés tous deux en repli, respectivement de 0,5 % et 0,13 %. Le constructeur automobile germano-américain DaimlerChrysler et la banque néerlandaise ABN Amro ont été parmi les plus fortes baisses du jour, tandis que les partenaires de fusion Glaxo Wellcome et SmithKline Beecham ont figuré parmi les meilleurs gains. DaimlerChrysler a perdu 2,46 % après une révision à la baisse des prévisions de résultats pour l’exercice de la part de Deutsche Bank, qui a anticipé une perte au troisième trimestre pour les activités américaines de Chrysler. ABN Amro a abandonné 3,24 % après l’annonce par son rival ING Groep, également néerlandais, de la cession de 100 millions d’actions Abn pour un montant de l’ordre de 2,7 milliards d’euros ($2,3 milliards) afin de financer de récentes acquisitions. Les compartiments défensifs comme la pharmacie et l’alimentation avaient le vent en poupe, les investisseurs cherchant à se mettre à l’abri des éventuels risques d’inflation. Glaxo et SmithKline ont chacun 3,4 %. Aventis s’est adjugé 3,76 %. AstraZeneca, en hausse de 3,6 % a trouvé en outre un soutien dans des achats de dernière minute sur le groupe pharmaceutique anglo-suédois avant son entrée dans le Stoxx 50 lundi prochain. Danone et Unilever ont gagné tous deux 1,4 %. Le compartiment de l’énergie s’est tassé après s’être bien tenu jusqu’au milieu de l’après-midi, alors que le baril de Brent ne se traitait plus qu’à 33,35 dollars après avoir fini à près de 36,70 lundi soir. Tokyo : nouvelle baisse La Bourse de Tokyo a une nouvelle fois clôturé en baisse mardi, le recul du marché américain du Nasdaq freinant les achats de valeurs de la haute technologie dont les semi-conducteurs et celles à forte capitalisation d’Internet. L’indice Nikkei 225 a perdu 90,67 points, soit 0,56 %, à 16 040,23, après un repli de 2,25 % lundi, passant à un moment sous la barre psychologique de 16 000 pour la première fois depuis le 22 août. L’indice Topix a cédé 6,33 points, soit 0,43 %, à 1 470,94. Des ventes d’investisseurs institutionnels souhaitant ajuster leurs comptes avant la fin du semestre ont également pesé sur le marché. Pour certains analystes, le marché semble survendu, ayant reculé pendant dix des onze dernières séances, soit de 6,64 % pendant cette période. «Outre le Nasdaq, la plupart des ventes ont été provoquées par des investisseurs tentant de vendre avant la clôture des comptes semestriels et je pense que nous avons passé le pire», a estimé Hiroshi Sato, de Cosmo Securities. «Il n’y a rien de défavorable en termes de fondamentaux», a-t-il ajouté. «En termes de demande, c’est une période néfaste en raison des ajustements de positions», a commenté pour sa part Hirokazu Kabeya, de l’institut Daiwa. Les replis l’ont emporté sur les progressions par 833 à 420, dans un modeste volume de 495,68 millions de titres, contre 540,89 millions lundi. L’indice Nikkei 300 a perdu 1,66 point à 287,50.
Le dollar continuait à être recherché contre la livre libanaise à Beyrouth dans un marché calme et dépourvu d’intérêts à la demande en cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL). Pourtant, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet a finalement clôturé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà un an. Mais compte tenu de l’absence d’offres particulières en dollar, les établissements de crédit ont été amenés à l’acheter directement de la BDL et naturellement au point supérieur de sa fourchette d’intervention, fixé à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison de la réticence de l’offre et de l’étroitesse de la demande, le volume d’affaires...