Rapport Audi L'économie libanaise en pleine récession
le 12 septembre 2000 à 00h00
L’économie libanaise connaît depuis deux ans une croissance négative, accompagnée d’une hausse de la dette publique, et nécessite l’adoption urgente d’un plan de redressement pour sortir de la récession, selon le dernier rapport de la Banque Audi. Le produit intérieur brut a diminué de 0,5 % au premier semestre 2000, enregistrant ainsi un taux de croissance négatif pour le septième trimestre consécutif, indique le rapport. «Le produit intérieur brut s’est contracté, en termes annualisés, de 0,5 % par rapport à la période correspondante en 1999». «La baisse supplémentaire du PIB au premier semestre de l’an 2000, pour le septième trimestre consécutif, ravive les craintes d’une récession durable de l’économie libanaise», souligne la Banque Audi. Selon ce rapport trimestriel, la baisse du PIB est due notamment à une diminution des investissements publics et privés de près de 13 %. La demande a néanmoins progressé de 3 % en raison d’une hausse de 20 % des dépenses de l’État. Selon le modèle élaboré par le service d’études économiques de la Banque Audi, la croissance s’est essouflée après avoir fortement redémarré à la sortie de la guerre. En 1995, elle était encore de 7 % avant de baisser à 4 % en 1996, 3,5 % en 1997, 0 % en 1998 et -2 % en 1999. Le rapport rappelle que la dette publique brute a encore augmenté au premier semestre, atteignant 22,9 milliards de dollars fin juin – soit 138 % du PIB –, dont 5,48 milliards de dollars de dette extérieure. Sur la période considérée, le service de la dette a accaparé pour la première fois 103 % des recettes de l’État, poursuit le rapport. La balance des paiements a enregistré un déficit de 145 millions de dollars au premier semestre, un niveau équivalent à celui de la même période de 1999. Le nouveau gouvernement libanais, qui devrait être mis en place à l’automne après le début du mandat, le 17 octobre, du nouveau Parlement, devrait «définir rapidement un programme de privatisations et assurer le consensus politique nécessaire à sa mise en œuvre», estime la banque. «Les privatisations renforceraient la croissance à travers l’amélioration de la productivité des entreprises et de la compétitivité des services publics», affirme le rapport.
L’économie libanaise connaît depuis deux ans une croissance négative, accompagnée d’une hausse de la dette publique, et nécessite l’adoption urgente d’un plan de redressement pour sortir de la récession, selon le dernier rapport de la Banque Audi. Le produit intérieur brut a diminué de 0,5 % au premier semestre 2000, enregistrant ainsi un taux de croissance négatif pour le septième trimestre consécutif, indique le rapport. «Le produit intérieur brut s’est contracté, en termes annualisés, de 0,5 % par rapport à la période correspondante en 1999». «La baisse supplémentaire du PIB au premier semestre de l’an 2000, pour le septième trimestre consécutif, ravive les craintes d’une récession durable de l’économie libanaise», souligne la Banque Audi. Selon ce rapport trimestriel, la baisse du PIB est due...
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