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Actualités - Chronologie

Chine Explosion au Xinjiang : 60 morts, 173 blessés

L’explosion d’un véhicule transportant des explosifs a fait 60 morts et 173 blessés à Urumqi, capitale du Xinjiang, une région à majorité musulmane située dans le nord-ouest de la Chine, selon un nouveau bilan fourni dimanche par l’agence Chine nouvelle. Les causes exactes de l’explosion qui s’est produite sur la route de Xishan, dans la banlieue ouest de la ville, à bord d’un «véhicule transportant des explosifs qui devaient être détruits», continuent à faire l’objet d’une enquête, a précisé l’agence. Selon un précédent bilan, l’explosion – qui a également détruit une vingtaine d’autres véhicules – avait fait 60 morts et 309 blessés. Chine nouvelle n’a fourni aucune indication sur les raisons de la révision à la baisse du nombre des blessés, se contentant de souligner que l’accident «a attiré l’attention du Comité central du Parti communiste et du Conseil d’État qui ont demandé aux autorités locales de faire tout leur possible pour sauver les blessés, régler l’affaire de manière adéquate et trouver la cause le plus vite possible». Personne n’a jusqu’à présent publiquement évoqué la piste d’un éventuel attentat séparatiste dans une région qui connaît depuis une dizaine d’années une forte tension entre sa majorité musulmane, principalement des Ouïgours d’origine turcophone, et la minorité han (Chinois de souche, 38 % de la population). Un policier du commissariat du district de Xishan, où s’est produite l’explosion, a assuré qu’elle était accidentelle. «Cela n’a rien à voir avec les séparatistes ouïgours», a déclaré le policier Mao Zaining. Selon une habitante du quartier, l’explosion se serait produite à proximité d’un pont routier en construction. Plusieurs témoins ont par ailleurs indiqué que le véhicule qui transportait les explosifs était un camion militaire. «Mon frère est mort dans l’explosion, il se trouvait dans une voiture qui suivait le camion militaire», a dit un habitant ayant requis l’anonymat. Selon un employé travaillant dans un hôpital, le camion n’aurait jamais dû pénétrer dans la ville, en raison d’une réglementation interdisant aux véhicules transportant des explosifs de circuler dans l’agglomération. La déflagration a eu lieu alors que le Premier ministre chinois, Zhu Rongji, se trouve à Urumqi, où il a reçu l’ancien secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, a annoncé Chine nouvelle. L’agence n’a pas précisé si M. Zhu s’était rendu sur le site de l’explosion. Au cours des dernières années, les indépendantistes ouïgours ont revendiqué plusieurs attentats visant la présence chinoise au Xinjiang. En février 1997, trois autobus ont explosé à Urumqi faisant neuf morts et 74 blessés. À Pékin même, des attentats commis le mois suivant dans deux autobus, faisant 10 blessés, ont été attribués aux Ouïgours, mais sans confirmation officielle. Le régime chinois réprime fermement les séparatistes ouïgours, dont au moins 24 ont été exécutés depuis le début de l’année, selon des sources officielles. Certains des condamnés ont été accusés d’être impliqués dans la préparation d’attentats à la bombe.
L’explosion d’un véhicule transportant des explosifs a fait 60 morts et 173 blessés à Urumqi, capitale du Xinjiang, une région à majorité musulmane située dans le nord-ouest de la Chine, selon un nouveau bilan fourni dimanche par l’agence Chine nouvelle. Les causes exactes de l’explosion qui s’est produite sur la route de Xishan, dans la banlieue ouest de la ville, à bord d’un «véhicule transportant des explosifs qui devaient être détruits», continuent à faire l’objet d’une enquête, a précisé l’agence. Selon un précédent bilan, l’explosion – qui a également détruit une vingtaine d’autres véhicules – avait fait 60 morts et 309 blessés. Chine nouvelle n’a fourni aucune indication sur les raisons de la révision à la baisse du nombre des blessés, se contentant de souligner que...