La mondialisation et ses conséquences, notamment pour les petits pays et les pays en développement, a dominé les travaux de la première table ronde de cinquante dirigeants participant au sommet du millénaire à l’Onu. Le président de séance, M. Goh Chok Tong, le Premier ministre de Singapour, a souligné que le sujet est revenu «constamment» dans cette discussion informelle de trois heures à huis clos des chefs d’État et de gouvernement de cinquante pays. Cette formule nouvelle pour l’Onu vise à faciliter le dialogue et l’expression des divers participants. La première des quatre tables rondes programmées pour ces trois jours de sommet devait examiner «la mondialisation et le rôle des Nations unies, ainsi que les questions de maintien de la paix et les moyens d’améliorer les opérations de maintien de la paix de l’Onu». Mais, selon M. Goh, le second sujet a été peu abordé et «la discussion est revenue sans cesse sur la mondialisation». Refusant de citer nommément les participants, il a indiqué que plusieurs avaient souligné que «des grandes sociétés deviennent plus grosses que certaines petites économies» et exprimé «leurs inqiuétudes quant au respect de leur souveraineté mis en cause par les institutions mondiales (comme le FMI)». Des participants ont demandé la préparation d’un «plan d’action par les Nations unies» qui permettrait non pas d’empêcher la mondialisation, un phénomène que chacun constate, mais d’en limiter les effets négatifs. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait lancé mercredi à la tribune du sommet ce qu’il a appelé un «cri d’alarme» sur les dangers de la mondialisation pour les pays en développement menacés de plus en plus par la marginalisation. «C’est un cri d’alarme que nous sommes venus pousser ici pour mettre en garde contre le prix qu’il y aurait à payer si la plus grande partie de l’humanité se trouvait marginalisée dans une société internationale fondée sur la notion exclusive de profit matériel», a déclaré M. Bouteflika. Il a souligné combien les pays sous-developpés se demandent quelle place ils occuperont «dans un monde fondé sur la loi inexorable de la puissance et régi par les règles inflexibles du marché». M. Goh a fait remarquer que c’est la première fois que des discussions aussi libres au niveau d’un nombre aussi important de chefs d’État et de gouvernement ont lieu sur la mondialisation. La question des moyens de rénover les institutions internationales comme le FMI a été soulevée, et il a été aussi envisagé de confier à l’Onu, institution globale par excellence, un rôle de «coordination des institutions mondiales».
La mondialisation et ses conséquences, notamment pour les petits pays et les pays en développement, a dominé les travaux de la première table ronde de cinquante dirigeants participant au sommet du millénaire à l’Onu. Le président de séance, M. Goh Chok Tong, le Premier ministre de Singapour, a souligné que le sujet est revenu «constamment» dans cette discussion informelle de trois heures à huis clos des chefs d’État et de gouvernement de cinquante pays. Cette formule nouvelle pour l’Onu vise à faciliter le dialogue et l’expression des divers participants. La première des quatre tables rondes programmées pour ces trois jours de sommet devait examiner «la mondialisation et le rôle des Nations unies, ainsi que les questions de maintien de la paix et les moyens d’améliorer les opérations de maintien de la paix...
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