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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : contraction de l'activité

L’activité s’est nettement contractée hier sur le marché des changes de Beyrouth, en l’absence d’intitiatives à l’offre et à la demande du dollar en dehors des besoins courants des opérateurs en cette monnaie. Dans ce contexte, le billet vert a continué d’osciller très étroitement dans les échanges interbancaires au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), mais en dehors d’elle grâce à la présence d’une certaine contrepartie valable à la vente à ce niveau. C’est ainsi qu’avec le maintien de cette fourchette en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, pendant que les établissements de crédit le négociaient entre 1 513,25 et 1 514,25 LL durant toute la journée. Pourtant, ce mouvement s’est produit dans des volumes d’affaires très minces, ne dépassant pas au total quelque cinq millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place dans un marché équilibré de lui-même. Nouvel accès de faiblesse de l’euro À l’étranger, l’euro a enregistré un nouvel accès de faiblesse hier, sur les marchés des changes internationaux, frôlant le seuil de 0,90 dollar pour la première fois depuis le mois de mai. Ce mouvement est intervenu après que la Banque centrale européenne (BCE) eut maintenu son principal taux d’intérêt directeur à 4,25 % à l’issue de la réunion hier de son conseil de gouverneurs. À cet égard, des analystes londoniens se sont inquiétés dans des déclarations éparses des mauvaises performances de l’euro qui pourrait selon eux prochainement retomber à ses plus bas niveaux historiques face au dollar. Et d’ajouter que l’euro était déjà très affaibli la veille et que cette tendance s’est aggravée hier, observant que les volumes d’échanges sur le marché étaient assez élevés, ce qui est un mauvais signe pour cette monnaie. Dans ces conditions, nombre de gérants de fonds craignent d’ores et déjà que l’euro ne repasse sous le seuil de 0,88 dollar et qu’il se retrouve ainsi la tête sous l’eau. De plus, l’euro souffrait depuis le début de la semaine des anticipations de hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, ce qui rendrait les placements en dollar encore plus attractifs qu’ils ne le sont aujourd’hui. Cette perspective a été renforcée hier, par l’annonce du département américain du Commerce que les commandes à l’industrie auraient augmenté de 5,5 % en juin après 4,7 % en mai, révélant des signes irréfutables de surchauffe économique. Cela étant, la décision de la BCE de laisser inchangé son principal taux directeur n’a fait qu’amplifier le mouvement de chute de l’euro. Par ailleurs, la livre sterling est restée vulnérabilsée par la décision de la Banque d’Angleterre de maintenir aussi son principal taux directeur hier à 6 % pour le sixième mois consécutif à l’issue de la réunion mensuelle de son comité de politique monétaire. À cet égard, les analystes financiers ont estimé hier qu’en l’absence de communiqué justifiant cette décision, le marché regardera de près le prochain rapport mensuel sur l’inflation britannique publié par la Banque d’Angleterre mercredi prochain qui permettra d’avoir plus de détails sur ses positions concernant les conditions monétaires au Royaume-Uni. Compte tenu de toutes ces considérations et dans l’attente de la publication aujourd’hui du rapport sur l’emploi et les salaires aux États-Unis en juillet pour conforter ou non les spéculations du marché sur une hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 22 août prochain, le dollar s’est négocié sur un ton soutenu à New York, comme suit : – 0,9070 pour un euro contre 0,9135, la veille – 1,4950 pour un sterling contre 1,4955 – 2,1565 DM contre 2,1410 – 7,2325 FF contre 7,1810 – 1,7050 FS contre 1,6875 – 2 134,85 lires contre 2 119,65 – 108,35 yens contre 108,95. Bourse de Beyrouth : marché calme et faible À la Bourse de Beyrouth, et pour la quatrième séance consécutive, le marché n’a pas bougé hier avec le maintien en l’état des quelque trois valeurs qui ont fait l’objet de transactions très minces. En effet, l’indice général Lispi de l’ensemble de la cote libanaise s’est maintenu à 63,55 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 139,49 points. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans un marché dépourvu d’animation avec 4 162 actions négociées seulement d’une valeur globale de 35 906 dollars. Mollesse des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont été généralement mous hier après l’annonce d’une forte hausse de 5,5 % des commandes indsutrielles en juillet laissant craindre une surchauffe économique. Ce phénomène a rendu les opérateurs boursiers indifférents de l’augmentation des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 2 000 à 276 000 au cours de la semaine close le 29 juillet. À cet égard, les investisseurs attendent avant tout aujourd’hui les chiffres sur l’emploi et les salaires en juillet pour apprécier l’ampleur du ralentissement de la croissance évoqué récemment par le président de la Fed, Alan Greenspan. Dans cette attente, les opérateurs semblaient peu enclins à prendre des risques malgré que nombre d’entre eux infligeaient une punition à la Bourse électronique Nasdaq qui a filé dans le rouge avec la déprime persistante des valeurs de télécommunications et de la haute technologie. Cette déprime a coûté aussi des points à Wall Street avec le recul de deux des 30 vedettes de son principal indice, le Dow Jones des industrielles (le DJIA), à savoir IBM et Hewlett-Packard. Pourtant ces deux indicateurs sont parvenus ensuite à se rattraper sur des rachats de découverts et des chasses aux bonnes affaires, sans que cela constitue un changement de tendance. En effet, l’indice Nasdaq devait présenter des signes de résistance aux alentours des 3 650 points, pendant que le DJIA oscillait entre un plus bas à 10 623,44 points et un plus haut à 10 715,88 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure locale, 10 693,88 points en légère hausse de 6,35 points sur la veille. Coup de froid sur les Bourses européennes L’incertitude sur les taux d’intérêt américains et l’inquiétude sur la croissance des bénéfices des sociétés de la nouvelle économie ont une nouvelle fois eu raison des marchés boursiers européens jeudi. La Bourse de Paris a fini en recul de 2,68 %, et celle de Londres, en repli de 1,16 %, a terminé à un plus bas de cinq semaines. Amsterdam a perdu 1,36 %, Milan 1,61 %, Madrid 1,8 %. Zurich a limité les dégâts avec un tassement de 0,17 %, de même que Bruxelles qui a cédé 0,28 %. En fin d’après-midi, la Bourse de Francfort perdait 1,05 %, l’Eurotop 300 1,18 % et l’Euro Stoxx 50 cédait 1,96 %. Le statu quo décidé par la Banque centrale européenne (BCE) et par la Banque d’Angleterre sur leurs taux directeurs a laissé les marchés indifférents. En Europe, le trio technologie-médias-télécoms a subi le gros des pertes, les investisseurs préférant attendre ou placer leurs fonds dans des compartiments défensifs comme l’énergie ou l’alimentation. Les valeurs des équipementiers téléphoniques ont été parmi les plus touchées. Le français Alcatel a perdu 6,58 % à 71 euros, le finlandais Nokia 6,55 % à 42,80 euros et le suédois Ericsson 6,64 % à 161,50 couronnes. Philips a dégringolé de 7,41 % à 45,09 euros et l’éditeur de progiciels Sage 7,42 % à 492,50 pence. Le fabricant de microprocesseurs RISC ARM Holdings a dévissé de 12,12 % à 631 pence et le fabricant d’équipements pour microprocesseurs ASM Lithography 10,69 % à 36,75 euros. L’indice sectoriel DJ Stoxx des technologiques abandonnait 5,66 % à 921,48 points en fin d’après-midi, en rebond après être tombé à un plus bas de 910,99. Le compartiment a perdu environ 20 % depuis le 17 juillet. Tokyo : revirement à la baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 2,4 % jeudi, les baisses des valeurs technologiques américaines ayant entraîné des ventes chez leurs homologues japonaises, selon les courtiers. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a perdu 391,75 points pour finir la séance à 15 814,44 points. L’indice élargi Topix a accusé de son côté une baisse de 22,13 points à 1 460,47 points, dans un volume d’échange estimé à 517 millions d’actions contre 526,7 millions mercredi. Les investisseurs se sont défaits de leurs valeurs technologiques et électroniques après que le Nasdaq, indice américain des valeurs technologiques, eut perdu 27,06 points, soit 0,7 %, à 3 658,46 mercredi, lors de sa deuxième séance baissière consécutive. «La baisse continue du Nasdaq crée des doutes quant aux perspectives de performance de l’indice de haute technologie américain à court, mais aussi à moyen et long termes», a expliqué le stratégiste de Partners Asset Management, Takashi Miyazaki. Le mouvement de vente s’est accéléré dans l’après-midi, après que Sony Corp est passé temporairement sous la barre psychologique des 10 000 yens, entraînant des ventes massives chez d’autres valeurs-clés du secteur, ont estimé les analystes. Sony a perdu 390 yens, soit 3,8 %, à 10 010 yens. Après la baisse de jeudi, le Nikkei 225 s’est encore rapproché de son plus bas enregistré lundi à 15 727,49 points. «Le marché doit maintenant se sortir de cette tendance à la baisse», a ajouté M. Miyazaki. Certaines valeurs liées aux technologies de l’information et à l’électronique ont été massivement vendues dès les premiers échanges de jeudi, ont indiqué les courtiers.
L’activité s’est nettement contractée hier sur le marché des changes de Beyrouth, en l’absence d’intitiatives à l’offre et à la demande du dollar en dehors des besoins courants des opérateurs en cette monnaie. Dans ce contexte, le billet vert a continué d’osciller très étroitement dans les échanges interbancaires au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL), mais en dehors d’elle grâce à la présence d’une certaine contrepartie valable à la vente à ce niveau. C’est ainsi qu’avec le maintien de cette fourchette en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, pendant que les établissements de crédit le négociaient entre...