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Actualités - Reportages

Beiteddine Divine Feyrouz(photo)

Pas la moindre petite place vide pour les deux soirées «Feyrouz» du Festival Beiteddine, le week-end dernier. Un public compact, de tous les âges, était venu applaudir la diva des divas qui a chanté – mais oui ! – en direct. Feyrouz, on le sait, est un symbole et l’auditoire était conquis d’avance, à en croire les manifestations d’enthousiasme qui fusaient de toute part, avant même le début du concert, commencé d’ailleurs avec une heure d’avance : «Je reviens demain», «Je l’adore», «Elle est géniale», «Bien sûr que je suis là. Moi rater Feyrouz ?»… Il y avait également là de nombreux fans de Ziad Rahbani – comme si un Rahbani ne suffisait pas –, présent sur scène, qui a «orchestré» le concert et signé 20 textes des 29 inscrits au répertoire de la soirée. Après une introduction musicale, interprétée par un bel orchestre dirigé par la baguette très énergique de Karen Durgayan, «standing ovation» pour la première apparition de Feyrouz, en robe rouge. Elle chante, puis disparaît, mais pour mieux réapparaître, dans une robe noire pailletée, puis dans une troisième, blanche. Dans un premier temps, le public est trop calme, comme intimidé, ou alors ému, recueilli. Puis peu à peu, au fil des titres (surtout des anciens), il s’enflamme. Mais il faudra attendre la deuxième partie de la soirée pour qu’il laisse vraiment éclater son enthousiasme. Feyrouz elle-même semble plus chaleureuse. Elle salue le public, s’assied sur scène, sourit, ouvre les bras. Dans son micro, fidèle à lui-même, Ziad Rahbani (au piano) ponctue le concert de commentaires provocateurs et de «grognements» qui amusent l’auditoire. Feyrouz revient, dans une robe blanche cette fois, et enchaîne plusieurs de ses «grands classiques». Aux premières notes de chaque chanson, le public témoigne sa joie par des applaudissements et des sifflements. Quelques occupants des places arrièrent se retrouvent aux premières rangées, des briquets s’allument, des bras se balancent, des voix se joignent à celles des choristes. L’émotion monte, elle est palpable. Mais la soirée s’achève, trop vite. Bruyamment bissée, Feyrouz ne se fait pas trop prier pour revenir. Et d’interpréter deux chansons de plus, et pas des moindres : Nehna wel amar jiran et Oudak rannan, toutes deux non prévues au programme. Puis de s’en aller, définitivement, sous une pluie de fleurs. La grande Feyrouz n’a pas déçu son public. De la voix, elle en a encore pas mal et qui continue de faire le même effet, qui remonte si loin en nous, nous remue de l’intérieur et nous donne la chair de poule. Si certains ont trouvé l’éclairage mauvais, ou l’orchestre trop bruyant, la soirée n’en a pas moins été réussie, superbe, inoubliable. * Un troisième concert de Feyrouz est prévu au programme du Festival de Beiteddine 2000, demain mardi 8 août.
Pas la moindre petite place vide pour les deux soirées «Feyrouz» du Festival Beiteddine, le week-end dernier. Un public compact, de tous les âges, était venu applaudir la diva des divas qui a chanté – mais oui ! – en direct. Feyrouz, on le sait, est un symbole et l’auditoire était conquis d’avance, à en croire les manifestations d’enthousiasme qui fusaient de toute part, avant même le début du concert, commencé d’ailleurs avec une heure d’avance : «Je reviens demain», «Je l’adore», «Elle est géniale», «Bien sûr que je suis là. Moi rater Feyrouz ?»… Il y avait également là de nombreux fans de Ziad Rahbani – comme si un Rahbani ne suffisait pas –, présent sur scène, qui a «orchestré» le concert et signé 20 textes des 29 inscrits au répertoire de la soirée. Après une introduction...