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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché calme et stationnaire

Le dollar a entamé la semaine à Beyrouth dans un marché très calme et stationnaire en l’absence d’intérêts à l’offre et à la demande en dehors des besoins quotidiens courants en cette monnaie de certains opérateurs. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu sa fourchette d’intervention élargie en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert, est venue le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, en raison de la réticence de l’offre, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier effectivement au-dessus de ce niveau et tout près du haut de cette fourchette d’intervention de la BDL entre 1 513,75 et 1 514,25 LL durant toute la journée. Pourtant, l’activité du marché est restée très mince, ne dépassant pas, selon les cambistes, quelque six millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente sans aucune intervention de la BDL. Vulnérabilité du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar s’est encore ressenti en ce début de semaine de la publication de nouvelles indications sur l’atterrissage en douceur de l’économie américaine, excluant tout prochain relèvement des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed) lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 22 août courant. À cet égard, les opérateurs ont été plus ou moins influencés hier par l’annonce du cabinet d’analyses économiques Challenger, Gray and Christmas que les suppressions d’emplois déclarées par les entreprises aux États-Unis ont bondi de 270 % en juillet par rapport à juin à un total de 63 967 contre 17 241 en juin, soit le chiffre le plus élevé depuis mars 1999, dans la mesure où ce développement constitue un signe tangible que l’économie américaine revient sur terre. Cela d’autant qu’à la veille du week-end le département américain du Travail faisait savoir que les suppressions d’emplois non agricoles auraient touché le mois dernier quelque 108 000 personnes malgré le maintien du taux de chômage à 4 % de la population active. Nombre d’analystes financiers ont estimé hier, après la publication de ces nouvelles données, que la Fed pourrait s’appuyer sur ce rapport pour prolonger la pause observée depuis plus de deux mois dans le cycle de resserrement monétaire. Fin juin, elle avait déjà opté pour un statu quo, après avoir relevé d’un demi-point en pourcentage son principal taux directeur le 16 mai dernier. De plus, certains d’entre eux n’hésitaient pas à prédire que la Fed ne devrait pas relever ses taux avant les élections présidentielles américaines en novembre. Quoi qu’il en soit, le marché attendait la publication des chiffres sur la productivité américaine aujourd’hui et ceux sur les prix à la production et des ventes de détail, vendredi, pour compléter son analyse de la situation économique aux États-Unis. Pourtant, l’euro ne devait pas profiter pour autant des perspectives de statu quo monétaire américain, surtout après l’annonce hier par le ministère allemand des Finances que la production industrielle en Allemagne a reculé de 3,5 % en juin comparé au mois précédent, excluant tout prochain resserrement de la politique monétaire européenne. De son côté, le yen n’a pas montré de réaction aux commentaires du gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, sur la nécessité d’abandonner la politique de taux d’intérêt zéro le plus tôt possible, estimant que les conditions étaient aujourd’hui réunies après que le marché eut digéré la faillite de la chaîne de grands magasins «Sogo». Pour ce qui est de la livre sterling, elle est parvenue à gagner un peu de terrain face au billet vert, soutenue par l’annonce d’une hausse de 0,2 % de la production industrielle britannique en juin d’un côté, et des rumeurs d’un rachat du deuxième câblo-opérateur britannique Telewest, ce qui augmenterait la demande de livres sterling d’un autre côté. C’est dans ce contexte que le dollar s’est négocié en ce début de semaine, à New York, sur un ton faible face aux européennes, comme suit : – 0,9095 pour un euro contre 0,9080, vendredi dernier – 1,5110 pour un sterling contre 1,5070 – 2,1505 DM contre 2,1540 – 7,2125 FF contre 7,2240 – 1,7015 FS contre 1,7050 – 2 128,95 lires contre 2 132,45 – 109,10 yens contre 108,65. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée en ce début de semaine entre la baisse des actions A de Solidere et la hausse des actions C de la Banque européenne pour le Moyen-Orient (BEMO), dans un marché déserté sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 63,44 points, comme vendredi dernier, alors que l’indice partie LIBX des valeurs bancaires a gagné 0,29 % à 139,49 points. Tout cela s’est produit dans un volume d’affaires excessivement faible avec au total 10 000 actions négociées d’une valeur globale de 64 625 dollars. Wall Street : poursuite de la hausse Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont été dominés encore une fois par les perspectives de statu quo monétaire aux États-Unis, après l’annonce vendredi dernier de chiffres de l’emploi américains inférieurs aux prévisions. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre hier que les suppressions d’emplois par les entreprises américaines auraient bondi de 270 % en juillet par rapport à juin. Cela étant, et dans l’attente dès aujourd’hui d’autres indicateurs sur l’état de l’économie américaine, on a relevé un certain regain d’intérêt pour les placements aux États-Unis. Parmi les valeurs les plus recherchées hier, on a relevé celles des télécommunications, de la haute technologie, des fabricants de logiciels, surtout Microsoft qui a annoncé un programme de rachat de ses propres actions afin de répondre aux demandes d’employés exerçant des stocks-options. En effet, l’indice de la Bourse électronique Nasdaq est remonté jusqu’à 3 875 points pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait à la hausse entre un plus bas à 10 736,98 points et un plus haut à 10 878,00 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h, heure locale de Beyrouth, 10 858,40 points, en hausse de 90,65 points sur vendredi dernier. Bonne orientation des Bourses européennes Les Bourses européennes ont fini en hausse lundi, dans des affaires toutefois lentes, profitant de la conviction croissante que le cycle de hausse des taux approche de sa fin aux États-Unis. Toutefois le net recul de Nokia, malmené depuis la semaine dernière après une révision à la baisse de ses prochains résultats, a pesé sur les autres technologiques. L’indice Eurotop-300 a progressé de 0,8 % et l’Eurostoxx-50 de 0,75 %. Londres a fini en hausse de 0,38 %, Paris de 0,89 %, Zurich de 1,62 %, Amsterdam de 1,06 %, Madrid de 1,17 % et Bruxelles de 0,84 %. En fin journée, Francfort s’est s’octroyé 1,38 % et Milan 2,19 %. L’hypothèse que les taux américains ne remonteront pas lors de la prochaine réunion de la Fed le 22 août a favorisé les financières. Royal Bank of Scotland a progressé de 5,19 %, le Crédit Suisse de 4,66 %, Barclays Bank de 3,09 %, l’UBS de 3,3 % et Deutsche Bank de 3,2 %. Les pétrolières ont continué à profiter de la hausse du cours du brut. Shell a avancé de 0,91 %, BP Amoco de 1,87 % et Total de 1,41 %. Aux télécoms, Nokia a perdu 2,70 euros à 42,50. Le titre a abandonné 25 % depuis sa mise en garde du 27 juillet. Son concurrent Ericsson s’est s’octroyé 4,01 %. À l’Internet, le néerlandais World Online, qui selon des informations non confirmées serait sur le point de se rapprocher de l’italien ISP Tiscali, a gagné 10,9 %. Tiscali a grignoté 0,1 %. Aux biotechnologies, Nicomed Amersham a trébuché de 7,45 % après l’annonce de son intention d’introduire sur le Nasdaq vers la fin de l’année environ 10 % de sa coentreprise dans les sciences de la vie. Les résultats trimestriels de Cisco Systems, de Dell Computer et d’Applied Materials donneront le ton au compartiment de l’informatique cette semaine. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 2,1 % lundi, les investisseurs s’intéressant à nouveau aux valeurs technologiques, dans le sillage des gains enregistrés sur le Nasdaq vendredi, ont indiqué les opérateurs. L’indice Nikkei-225 des principales valeurs a gagné 335,35 points, à 16 002,71 pts, tandis que l’indice élargi Topix avançait de 25,98 points, à 1 476,86 pts. «La fermeté du Nasdaq a dopé le sentiment à l’achat», a estimé Tsuyoshi Segawa, opérateur chez Sakura Securities. Les courtiers ont également observé un certain ralentissement des ventes des fonds d’investissement. «Cela a permis d’apaiser les inquiétudes concernant la situation de l’offre et de la demande», a indiqué M. Segawa. Les échanges ont été peu étoffés, passant sous les 500 millions de titres pour la première fois en six semaines. Le volume des transactions a été estimé à 442 millions de titres, contre 603,2 millions vendredi. «Le volume est resté faible en raison des vacances d’été», a expliqué Makoto Tokuhara, chez Daiwa Securities. «Le marché a été essentiellement tiré par des rachats sur les valeurs chères de la haute technologie et de l’information, dans le sillage de la reprise de Softbank», a-t-il dit. Softbank, un des investisseurs majeurs dans l’Internet, a bondi de 1 000 yens (+12,8 %) à 8 820 yens, les investisseurs considérant que le titre était tombé trop bas depuis la fin juillet, selon des sources du marché. Les investisseurs institutionnels et les particuliers ont racheté des valeurs technologiques et des télécoms, influencés par les gains du Nasdaq vendredi, selon Hiroichi Nishi, analyste chez Nikko Securities.
Le dollar a entamé la semaine à Beyrouth dans un marché très calme et stationnaire en l’absence d’intérêts à l’offre et à la demande en dehors des besoins quotidiens courants en cette monnaie de certains opérateurs. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu sa fourchette d’intervention élargie en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert, est venue le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, en raison de la réticence de l’offre, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier effectivement au-dessus de ce niveau et tout près du haut de cette fourchette d’intervention de la BDL entre 1 513,75 et 1 514,25 LL durant toute la journée. Pourtant, l’activité du marché est...