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Actualités - Reportages

Artisanat Réouverture en force de "La Maison de l'artisan"(photos)

Après 25 années de fermeture, La Maison de l’artisan rouvre ses portes, au même emplacement qu’hier, à Minet el-Hosn (Aïn Mreyssé). Fondée en 1962 pour aider les artisans du Liban à vendre leurs articles sans avoir à quitter leurs lieux de travail – souvent situés en montagne –, cette boutique avait démarré en 1968. Mais quelques années plus tard, la guerre éclate et, en 1976, la maison baisse définitivement son rideau. Seule sa boutique à l’Aéroport international de Beyrouth, en zone franche, continuera de fonctionner. Il y a un mois et demi, le ministre Michel Moussa et la directrice générale du ministère des Affaires sociales, Mme Neemat Kanaan, demandent à La Maison de l’artisan de réoccuper ses anciens locaux et d’activer les travaux pour que la boutique réouvre ses portes au mois d’août. «Tout a donc été fait en un temps record», indique May Azar Jurr, directrice de la maison. Aujourd’hui, La Maison de l’artisan s’est donc réinstallée «chez elle», à Aïn Mreyssé. Inaugurée hier par Mme Andrée Lahoud, la «nouvelle» maison n’attend plus que les visiteurs. Lumineux, tout en arcades, avec vue splendide sur la mer, le local est vaste, aéré, agréable. Poterie, argenterie, coutellerie, nappes, abayas et autres bibelots sont joliment disposés dans différents coins. On trouve là un échantillon de toutes les formes d’artisanat libanais. Le patrimoine est conservé, mais dans un nouveau style, adapté aux besoins, à la mode et au marketing d’aujourd’hui. Conformément à son objectif initial, La Maison de l’artisan continuera d’aider les artisans à écouler leur production. «Notre but n’est pas lucratif. Nous sommes subventionnés par l’État, mais à part cette tutelle, la maison fonctionne comme une boutique normale», précise Mme Jurr. «L’artisan – obligatoirement libanais – frappe à notre porte et nous présente son travail. Nous nous rendons ensuite dans son atelier, pour le voir à l’œuvre. Si nous jugeons son travail valable (du point de vue de la qualité, de la finesse, du finissage…), nous nous mettons alors d’accord sur les conditions de collaboration». Il arrive aussi qu’un travail soit bon sur le plan de la qualité, mais qu’il manque de goût, ou de «design». «Pour cela, nous projetons d’ouvrir, dans une prochaine étape, un centre de design pour aider ces artisans», ajoute la directrice. Dans sa tâche, Mme Jurr est secondée par une conseillère technique, Mme Andrée Salhab ; une attachée de presse, Mme Dania Barakat, ainsi que par des d’hôtesses et par un service comptabilité. Hier, c’est dans une atmosphère décontractée que La Maison de l’artisan a fêté sa réouverture, par un cocktail original, sur le thème des «Mille et une nuits», qui s’est tenu devant l’entrée de la boutique (la route avait été fermée à la circulation pour l’occasion). Tout en dégustant des mets entièrement libanais, les invités ont pu déambuler entre une poignée d’artisans à l’œuvre : souffleurs, tisserands, potiers, tapeurs de cuivre, faïence… Dans un avenir pas trop lointain, La Maison de l’artisan espère faire des petits à Tripoli, à Saïda et à Zahlé. Un retour en force du passé, sur la scène d’aujourd’hui.
Après 25 années de fermeture, La Maison de l’artisan rouvre ses portes, au même emplacement qu’hier, à Minet el-Hosn (Aïn Mreyssé). Fondée en 1962 pour aider les artisans du Liban à vendre leurs articles sans avoir à quitter leurs lieux de travail – souvent situés en montagne –, cette boutique avait démarré en 1968. Mais quelques années plus tard, la guerre éclate et, en 1976, la maison baisse définitivement son rideau. Seule sa boutique à l’Aéroport international de Beyrouth, en zone franche, continuera de fonctionner. Il y a un mois et demi, le ministre Michel Moussa et la directrice générale du ministère des Affaires sociales, Mme Neemat Kanaan, demandent à La Maison de l’artisan de réoccuper ses anciens locaux et d’activer les travaux pour que la boutique réouvre ses portes au mois d’août....