De plus en plus de gens s’adressent aujourd’hui aux plasticiens et aux spécialistes de l’esthétique. La compétitivité professionnelle aidant, femmes ou hommes, jeunes ou moins jeunes, riches ou moins riches, sont tous attirés par la perspective de paraître plus jeunes, plus beaux, plus minces, plus sexy... Dans l’esthétique, chacun tend à améliorer l’image qu’il a de son propre corps, et à assouvir son désir d’autosatisfaction. Mais il est important de ne pas se lancer à l’aveuglette dans une telle aventure et de s’informer avant de confier son corps à la chirurgie plastique. Le Dr Tarek Husami, membre de la «société libanaise de chirurgie plastique et reconstructrice», insiste sur la nécessité primordiale pour le patient de bien choisir son médecin. «La réputation et le bouche-à-oreille sont des moyens efficaces au Liban, mais il est plus prudent de contacter la “société libanaise de chirurgie plastique et reconstructrice”, pour s’assurer que l’on a réellement affaire à un plasticien», explique-t-il. Quant à la consultation, elle est, à son avis, bien plus importante que l’intervention. En effet, le chirurgien se doit d’instruire le patient du procédé opératoire, des souffrances occasionnées par l’intervention et de ses conséquences possibles, comme la mauvaise cicatrisation qui est imprévisible et qui se traduit notamment par la formation de chéloïdes. «Malheureusement, le patient ne retient que 25 à 30 % des informations données par le médecin», déplore le Dr Husami. Différentes méthodes sont aujourd’hui utilisées pour chaque chirurgie. Ainsi, à titre d’exemple, il existe trois techniques d’incision pour la chirurgie de réduction ou d’augmentation du volume des seins, l’incision axillaire (sous les aisselles), aréolaire (autour du mamelon) et celle sous le sein. Si l’incision sous le sein a tendance à être abandonnée à cause de l’importante cicatrice qu’elle entraîne, l’incision sous les aisselles est une nouvelle technique qui a fait ses preuves, explique le Dr Husami. Quant à la prothèse, elle peut être faite de sérum physiologique, de silicone ou d’hydrogel, et si l’idéal, selon le plasticien, est de la poser sous le muscle, elle peut aussi être placée au-dessus de celui-ci. Mais, prévient-il, «il est absolument défendu d’injecter de la graisse dans la poitrine, au risque de dérégler la glande mammaire, de même qu’il est interdit d’injecter de la silicone dans le visage, car c’est un produit qui migre et risque de causer des allergies». En effet, «trop de catastrophes ont eu lieu, jusqu’à présent», déplore le chirurgien. Et ces catastrophes sont dues, selon lui, au fait que des charlatans opèrent impunément sur le marché, usurpant le titre de plasticiens, alléchés par la perspective de soutirer de l’argent à des patients souvent trop crédules. «Alors qu’un plasticien doit savoir refuser de faire une intervention, insiste le chirurgien, s’il estime qu’elle est inutile ou qu’elle représente un risque pour le patient», car il est indispensable que le patient soit en parfaite santé pour subir une chirurgie plastique, et qu’il ait une raison valable de se faire opérer.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats De plus en plus de gens s’adressent aujourd’hui aux plasticiens et aux spécialistes de l’esthétique. La compétitivité professionnelle aidant, femmes ou hommes, jeunes ou moins jeunes, riches ou moins riches, sont tous attirés par la perspective de paraître plus jeunes, plus beaux, plus minces, plus sexy... Dans l’esthétique, chacun tend à améliorer l’image qu’il a de son propre corps, et à assouvir son désir d’autosatisfaction. Mais il est important de ne pas se lancer à l’aveuglette dans une telle aventure et de s’informer avant de confier son corps à la chirurgie plastique. Le Dr Tarek Husami, membre de la «société libanaise de chirurgie plastique et reconstructrice», insiste sur la nécessité primordiale pour le patient de bien choisir son médecin. «La réputation et le bouche-à-oreille sont des...