Huit candidats se disputeront en Italie l’attribution des 5 licences UMTS de téléphonie mobile de 3e génération dont les enchères débuteront début octobre pour se terminer avant la fin de l’année. Les dossiers d’intention, déposés hier avant l’heure limite de 10h00 GMT au ministère italien des Télécommunications, émanent d’Omnitel Pronto Italia SpA, de Telecom Italia Mobile SpA, de Blu SpA, de Wind Telecomunicazioni SpA, des consortiums Andala, IPSE 2000 et TU TLC Utilities, créés spécialement pour ce concours. Une société coopérative Anthill s’est invitée à la dernière minute, et on ignore pour le moment le nom de ses propriétaires. Le seul grand absent de la compétition qui commence semble être l’allemand Deutsch Telekom. Les autorités italiennes doivent maintenant examiner les dossiers et devraient annoncer le 2 septembre la liste des admissibles aux enchères qui auront jusqu’au 11 septembre 10h00 GMT pour présenter leur plan industriel. Ceux-ci seront à leur tour soumis à examen par le ministère. Omnitel (Vodaphone, ex-Mannesmann) et Telecom Italia sont les deux principaux opérateurs en Italie. Blu (British Telecom, Autostrada, BNL, Mediaset et Edizione Holding) et Wind (Enel, France Télécom) sont également déjà présents sur le marché italien de la téléphonie. Le consortium Andala est détenu majoritairement (51 %) par le groupe de Hong-Kong Hutchison Whampoa et comprend également l’italien Tiscali (25,5 %) et CIR (15 %). IPSE 2000 est dirigé par le géant espagnol des télécommunications Telefonica qui en détient 30 %. La composition définitive de l’actionnariat de ce consortium, auquel participent notamment l’opérateur finlandais Sonera, l’hispano-italien Atlanet (Telefonica, Fiat, Ifil et Acea) et la Banca di Roma avec 19 % du capital chacun, ne sera connue que le 11 septembre. Telefonica et Sonera ont déjà obtenu des licences UMTS en Espagne et en Allemagne. La société finlandaise a également des licences en Finlande, Norvège et Suisse. La composition de l’actionnariat du consortium TU TLC Utilities sera quant à elle révélée le 7 septembre et Atitalia Spa devrait en faire partie. Le prix de départ minimum de chacune des cinq licences mises aux enchères sera de 4 000 milliards de lires (environ 2 milliards d’euros). Les participants aux enchères devront en outre déposer une caution de 5 milliards de lires (environ 2,5 millions d’euros) pour pouvoir se présenter au concours. Le taux minimum de surenchère sera de 5 % pour les dix premiers tours, puis sera ramené à 2 %. La durée des licences est de 15 ans à partir du 1er janvier 2002. Le gouvernement italien, qui prévoyait jeudi d’attribuer les licences dans les premiers jours de décembre, s’attend à encaisser «moins que l’Allemagne», où les enchères pour les six licences UMTS avaient atteint une somme record de 50,5 milliards d’euros, a récemment indiqué le secrétaire d’État italien aux Communications, Michele Lauria. Plusieurs estimations d’experts donnent un prix de licence UMTS en Italie, situé dans une fourchette comprise entre 3 et 4 milliards de dollars, ce qui permettrait à l’État d’encaisser entre 15 et 20 milliards de dollars pour les cinq licences.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Huit candidats se disputeront en Italie l’attribution des 5 licences UMTS de téléphonie mobile de 3e génération dont les enchères débuteront début octobre pour se terminer avant la fin de l’année. Les dossiers d’intention, déposés hier avant l’heure limite de 10h00 GMT au ministère italien des Télécommunications, émanent d’Omnitel Pronto Italia SpA, de Telecom Italia Mobile SpA, de Blu SpA, de Wind Telecomunicazioni SpA, des consortiums Andala, IPSE 2000 et TU TLC Utilities, créés spécialement pour ce concours. Une société coopérative Anthill s’est invitée à la dernière minute, et on ignore pour le moment le nom de ses propriétaires. Le seul grand absent de la compétition qui commence semble être l’allemand Deutsch Telekom. Les autorités italiennes doivent maintenant examiner les dossiers et...