En glanant sa dixième victoire en quatorze déplacements européens (1-2 face à l’Inter Bratislava), Lyon entrouvre la porte de la Ligue des champions et possède désormais tous les atouts pour remplir son contrat (accéder aux matches de poule) le 23 août à domicile, lors du match retour. Au match aller de ce troisième tour préliminaire, l’Olympique lyonnais a pris une option pour la qualification. L’OL s’est imposé sans convaincre, mais en se montrant efficace et appliqué, grâce à deux buts signés Sonny Anderson (50e) et Christophe Delmotte (90e), contre un de Nemeth (75e). «Une bonne opération en prévision du match retour», commente sobrement Jacques Santini l’entraîneur, dont l’équipe a semblé, par intermittence, toujours habitée par le (mauvais) souvenir de l’élimination l’an dernier contre les Slovènes de Maribor, au même stade de la compétition. Les Lyonnais ont en effet alterné passages sereins et lucides – en effectuant un pressing haut, privant les Slovaques de ballons – et périodes de doutes, en se montrant statiques en défense sur les actions initiées par Nemeth. Dans ces conditions, Jean-Michel Aulas, le président, ne fait pas la fine bouche : «Compte tenu de ce qui s’est passé en 99, je dis que seul le résultat compte! Nous sommes soulagés. Et même si c’est laborieux, je retiens la victoire à l’extérieur qui perpétue à ce sujet notre tradition». Patrick Müller, le jeune défenseur international suisse, et Philippe Violeau, le milieu de terrain, sont à l’unisson : «Nous avons bien réagi après l’égalisation slovaque; nous étions venus ici pour faire un résultat et le contrat est honoré». Pour débuter le match et peut-être pour mieux exorciser l’épisode slovène, l’équipe avait décidé de jouer la carte de la prudence. Jouer le contre au retour «Nous ne voulions pas nous jeter dans la bataille car nous savions que Bratislava avait des atouts à faire valoir en contre», explique Santini. Mais l’OL version été 2000 possède une force mentale bien supérieure à celle de sa devancière, qui essuya devant Maribor l’un des plus retentissants échecs de sa progression actuelle (double défaite 0-1 et 2-0). «À la mi-temps, j’ai insisté sur le fait qu’il fallait jouer à fond chaque action offensive», indique Santini. L’entraîneur rhodanien a été entendu, d’abord par Anderson (50e), puis par Delmotte dans les arrêts de jeu. «Malgré l’égalisation et malgré des difficultés athlétiques évidentes les joueurs ont encore voulu aller de l’avant et ils ont décroché une belle récompense par ce but de Christophe Delmotte», constate encore Santini. Désormais il faut falloir gérer, prévient Müller, en songeant aux deux rencontres de championnat qui précéderont le match retour. Un match que Pierre Laigle aborde prudemment, mais en rêvant (déjà) un peu : «Tout n’a pas été parfait mais maintenant, au retour, ce sera à eux de prendre les risques, de construire. À nous de les contrer dans ce scénario». «J’espère de tout cœur être en Ligue des champions en septembre (...). C’est un sacré bonus pour le club mais aussi au plan individuel pour les joueurs qui ont l’occasion de se faire «voir» au plan international», poursuit-il.
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