La mode des «Power Beads» (lire Grains de la puissance) nous vient des États-Unis où elle fait fureur. Il s’agit de petits bracelets de perles créés, à l’origine, par Stella Pade. Ils ont été inspirés par les chapelets en bois des moines du Tibet qui comptent à l’origine 108 grains, nombre sacré dans certaines régions de l’Extrême-Orient. En Occident, le nombre des perles est réduit à 20, mais ils sont désignés quand même «grains de puissance», sans trop s’attarder sur les détails. Il a suffi que Richard Gere les porte à son poignet, puis Madonna au sien, pour que leur vogue s’étende sur continents et mers, sous prétexte qu’il s’agit de vecteurs d’énergie bienfaitrice, différente selon la pierre choisie... Le Liban n’a pas été exclu de l’engouement puisqu’on en trouve de porteuses de perles «énergétiques» dans toutes les générations, sans enregistrer pour l’instant de grands miracles dans notre triste réalité... Le Tibet serait-il trop loin, ou les perles trop fausses ? Il faut préciser que dans la religion tibétaine elles sont en bois de santal pour le commun des mortels et en pierre jaune pour les dieux. Stella Pade a triché en substituant d’autres perles plus «glamour» à celles des moines. Elle a même pousser le sacrilège jusqu’à établir une liste de spécialités bénéfiques pour chaque couleur. Ainsi, la turquoise garantit une bonne santé, le quartz favorise l’amour, la nacre stimule les rentrées d’argent et l’amethyste exalte l’intellect. En portant plusieurs couleurs à la fois ou en optant pour des colliers (plus onéreux, donc plus puissants), on se garantit une existence comblée. À savoir, le bracelet de l’an 2000, en quartz blanc (prix établi 100 dollars), a donné envie, compte tenu de son succès, à d’autres créateurs aussi d’enfiler des grains de puissance. En jouant sur les pouvoirs des gemmes, incontrôlables par les simples mortels, ils revendent de la poudre de perlimpinpin en remplissant leur cassette. Il ne reste plus qu’à indiquer laquelle de ces pierres miraculeuses ils portent à leur poignet pour qu’on s’en procure avant qu’elles ne s’épuisent. Car, paraît-il, l’engouement pour ces gri-gris avance en véritable raz-de-marée...
La mode des «Power Beads» (lire Grains de la puissance) nous vient des États-Unis où elle fait fureur. Il s’agit de petits bracelets de perles créés, à l’origine, par Stella Pade. Ils ont été inspirés par les chapelets en bois des moines du Tibet qui comptent à l’origine 108 grains, nombre sacré dans certaines régions de l’Extrême-Orient. En Occident, le nombre des perles est réduit à 20, mais ils sont désignés quand même «grains de puissance», sans trop s’attarder sur les détails. Il a suffi que Richard Gere les porte à son poignet, puis Madonna au sien, pour que leur vogue s’étende sur continents et mers, sous prétexte qu’il s’agit de vecteurs d’énergie bienfaitrice, différente selon la pierre choisie... Le Liban n’a pas été exclu de l’engouement puisqu’on en trouve de porteuses de...
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