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Actualités - Chronologie

Kosovo La participation sera minimale aux élections yougoslaves

La participation des Serbes du Kosovo aux élections yougoslaves en septembre devrait être faible, leurs leaders n’appelant pas à voter et Belgrade ne prévoyant pas d’installer des bureaux de vote dans cette province yougoslave placée sous tutelle de l’Onu. Le président yougoslave Slobodan Milosevic a convoqué des élections législatives et présidentielle pour le 24 septembre. Conformément à la résolution 1 244 de l’Onu du 10 juin 1999, qui accorde une «autonomie substantielle» au Kosovo au sein de la République fédérale de Yougoslavie (RFY), les habitants du Kosovo ont le droit de participer à ces scrutins. Cependant, «le gouvernement yougoslave a indiqué qu’il n’envisageait pas de tenir des élections au Kosovo parce que c’est, selon lui, un État occupé», affirme une porte-parole de l’Onu au Kosovo, Susan Manuel. «Ce n’est pas de notre responsabilité d’organiser les élections de Belgrade», ajoute une autre porte-parole de l’Onu, Claire Trevena. Pour glisser leurs bulletins dans l’urne, les Serbes du Kosovo devront donc aller en Serbie, l’une des composantes de la RFY (avec le Monténégro). Mais pour la première fois depuis plusieurs mois, les deux principaux leaders et rivaux serbes du Kosovo tiennent le même discours : pas d’élections tant que les Serbes, minoritaires au Kosovo, sont menacés. «Nous n’empêcherons personne de voter mais nous n’appellerons pas non plus les gens à se rendre aux urnes», affirme le père Sava Janjic, le porte-parole du président du Conseil national serbe (SNV), représentant la communauté serbe au Kosovo, Mgr Artemije Radosavljevic. «Les conditions ne sont pas requises parce que nous manquons de liberté», explique cet adversaire de Milosevic. Cette ligne est aussi défendue par le leader des Serbes du nord du Kosovo, Oliver Ivanovic, pourtant opposé à la tendance modérée représentée par Mgr Artemije. «Je ne pense pas qu’il puisse y avoir d’élections tant que le retour des Serbes n’a pas commencé et tant que la sécurité pour les Serbes ne s’est pas améliorée», affirme M. Ivanovic. Depuis la fin de la guerre en juin 1999, les deux tiers des Serbes ont quitté le Kosovo et ceux qui sont restés, environ 100 000 souvent cantonnés dans des enclaves, sont régulièrement victimes d’attaques malgré la présence massive de la communauté internationale. Si les Serbes du Kosovo suivent leurs leaders et si les Albanais, majoritaires au Kosovo, boycottent ces élections, comme ils l’ont toujours fait depuis la suppression de l’autonomie du Kosovo par Belgrade en 1989, la participation électorale devrait être minimale. «On peut cependant s’attendre à ce que des gens veuillent prouver leur appartenance à la Yougoslavie en participant aux élections», estime le père Sava. «Certains Serbes sont sous pression parce qu’ils touchent leur salaire ou leur retraite de Belgrade. Milosevic va sûrement encore utiliser cette mine d’or», explique-t-il. Des bureaux de vote seront ouverts dans le sud de la Serbie pour les habitants du Kosovo. Trois circonscriptions du Kosovo ont ainsi été transférées en Serbie dans les villes de Vranje et Prokuplje, contrôlées par le Parti socialiste (SPS) de M. Milosevic. Les habitants du Kosovo seront de leur côté appelés aux urnes en octobre pour des élections municipales organisées par l’Onu. Mais là aussi, les Serbes devraient être peu nombreux à participer puisqu’ils ont massivement boycotté en juillet le recensement de la population, indispensable pour pouvoir voter.
La participation des Serbes du Kosovo aux élections yougoslaves en septembre devrait être faible, leurs leaders n’appelant pas à voter et Belgrade ne prévoyant pas d’installer des bureaux de vote dans cette province yougoslave placée sous tutelle de l’Onu. Le président yougoslave Slobodan Milosevic a convoqué des élections législatives et présidentielle pour le 24 septembre. Conformément à la résolution 1 244 de l’Onu du 10 juin 1999, qui accorde une «autonomie substantielle» au Kosovo au sein de la République fédérale de Yougoslavie (RFY), les habitants du Kosovo ont le droit de participer à ces scrutins. Cependant, «le gouvernement yougoslave a indiqué qu’il n’envisageait pas de tenir des élections au Kosovo parce que c’est, selon lui, un État occupé», affirme une porte-parole de l’Onu au...