Sur leur parcours triomphal, d’Athènes en 1896 à Sydney en 2000, les Jeux olympiques ont parfois rencontré des prétendants à la concurrence, faux Jeux, contre-Jeux ou simili-Jeux. À l’origine, la Grèce souhaitait que les Jeux rénovés fussent organisés en permanence chez elle. Le baron français Pierre de Coubertin, qui avait arraché l’organisation de ceux de 1900 à Paris, finit par faire prévaloir sa conception d’une organisation itinérante. Mais il dut concéder, dans l’intervalle des Jeux officiels, l’organisation de Jeux officieux, encore appelés Jeux athéniens, dont les premiers eurent lieu en 1906 selon un programme réduit. Ce furent aussi les derniers. Mécontente de la place réduite accordée aux femmes, la Française Alice Milliat fut à l’origine de la création en 1921 de la Fédération sportive féminine internationale (FSFI) qui organisa des Jeux mondiaux à Paris en 1922, à Goeteborg (Suède) en 1926 et à Prague en 1930. Devant cette concurrence, les Jeux olympiques firent, contre la volonté de Coubertin, une plus grande place aux épreuves féminines et les Jeux mondiaux féminins disparurent. Sous l’impulsion du président indonésien Sukarno, chantre de la lutte contre l’impérialisme et le colonialisme, furent organisés en 1963 les Jeux des forces montantes (GANEFO, Games of the New Emerging Forces). Bien qu’ayant reçu l’appui de la Chine, ces Jeux politiques, qui réunirent à Jakarta officiellement 2803 athlètes de 51 pays, dont l’Urss, furent sans lendemain. Laissés-pour-compte C’est sur une base purement sportive que furent organisés à partir de 1981, à l’initiative de douze fédérations internationales de sports ne faisant pas encore partie du programme des Jeux olympiques (badminton, base-ball, softball et taekwondo, notamment), des Jeux mondiaux à Santa Clara (Californie). Les sixièmes Jeux quadriennaux de ces laissés-pour-compte de l’olympisme sont prévus en 2001 à Akita (Japon) avec 30 sports au programme, dont la boule lyonnaise, la danse sportive, le karaté, le parachutisme et le snooker (billard). Les Goodwill Games (Jeux de la bonne volonté), impulsés par le magnat américain des médias Ted Turner, naquirent en 1986 dans le contexte de la guerre froide après le double boycottage des Jeux de Moscou (1980) par les Américains et de ceux de Los Angeles (1984) par les Soviétiques. Leur objectif proclamé était de rapprocher les deux superpuissances. Organisés depuis 1986 sur un rythme quadriennal, les prochains Goodwill Games d’été sont prévus à Brisbane (Australie) en 2001, soit trois ans seulement après ceux de 1998 à New York, cela afin, désormais, de ne plus être en concurrence avec les Jeux olympiques ni la Coupe du monde de football. Ses organisateurs déclarent vouloir en faire désormais une manifestation en faveur de l’enfance défavorisée dans le monde. Aux Goodwill Games d’été se sont ajoutés depuis cette année des Goodwill Games d’hiver.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Sur leur parcours triomphal, d’Athènes en 1896 à Sydney en 2000, les Jeux olympiques ont parfois rencontré des prétendants à la concurrence, faux Jeux, contre-Jeux ou simili-Jeux. À l’origine, la Grèce souhaitait que les Jeux rénovés fussent organisés en permanence chez elle. Le baron français Pierre de Coubertin, qui avait arraché l’organisation de ceux de 1900 à Paris, finit par faire prévaloir sa conception d’une organisation itinérante. Mais il dut concéder, dans l’intervalle des Jeux officiels, l’organisation de Jeux officieux, encore appelés Jeux athéniens, dont les premiers eurent lieu en 1906 selon un programme réduit. Ce furent aussi les derniers. Mécontente de la place réduite accordée aux femmes, la Française Alice Milliat fut à l’origine de la création en 1921 de la Fédération sportive...